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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 18:15

XI

En ce soir de novembre le jardin m’est étrange

Un champignon bizarre en des fleurs se déguise

La glycine est pleurante avec des larmes grises

Un tronc tend ses moignons souvenir de ses branches

Lundi 09 novembre 2020,

dans le jardin, en fin d’après-midi

 

 

Photo ex-libris.over-blog.com

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 16:21

X

Auprès du dolmen gris où volent des hérons

Ses pierres effondrées comme nos illusions

Un vieux sachet tout blanc sur la branche d’un chêne

Telle une offrande aux morts gisant dessous le cairn

Dimanche 08 novembre 2020,

lors de notre balade dominicale

Photo ex-libris.over-blog.com le 08 novembre 2020

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 17:55

 

IX

 

Dans l’air atone et doux sur les sentiers déserts

Visages caressés par les fils de la Vierge

Par les champs labourés qui font des vagues noires

On marche lentement vers les calmes lavoirs

 

Samedi 07 novembre 2020,

lors de ma balade quotidienne

 

Photo ex-libris.over-blog.com le 07/11/2020

 

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 20:26

VIII

Dans les rues du village aux odeurs de fumée

Les volets des maisons ont les yeux refermés

Le bois est engrangé pour combattre l’hiver

Et la vigne jaunie pleure ses raisins verts

 

Vendredi 06 novembre 2020,

lors de ma promenade d’un kilomètre

 

Photo ex-libris.over-blog.com le 06 novembre 2020

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 20:45

VII

Dans les rues du village où le rouge émerveille

La girouette danse au vent frais et blessant

Sphynx très indifférents à l’ombre du passant

Les chats sur les chemins rêvassent au soleil

 

Jeudi 05 novembre 2020,

lors de ma balade d’un kilomètre

 

Photo ex-libris.over-blog.com, le 05/11/2020

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 21:37

 

V

Dans la Ville impériale où bat le cœur de Vienne

Tout près de l’opéra tragique désespoir

A soudain résonné la musique barbare

Faisant de cette nuit un triste requiem

 

Mardi 03 novembre 2020,

au lendemain de l’attentat de Vienne

 

 

VI

Soleil froid de novembre dans un éther bleu dur

Les hortensias fanés pleurent de dénuement

Les lauriers étêtés sanglotent leur blessure

Le jardin se prépare à son confinement

 

Mercredi 04 novembre 2020,

en regardant le jardin

 

 

 

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 11:01

 

IV

 

Lundi de novembre quand souffle l’autan

S'émeuvent en moi ceux que j’ai aimés

Non plus sous la terre ou le marbre blanc

Mais dans l’indicible aux bords du Secret

 

Lundi 02 novembre 2020, jour des Défunts

 

Photo ex-libris.over-blog.com, 11-2017

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 16:31

Nuit de vendredi

Pleine lune blême

Dans la basilique

Un pavement rouge

Vendredi 30 octobre 2020,

au lendemain de l'attentat à Notre-Dame de l'Assomption

 

Jardin déserté

Où le vent se lève

La rose esseulée

A courbé la tête

Samedi 31 octobre 2020

 

Cortège des saints

Anges chérubins

Vibrant de lumière

Un visage aimé

Dimanche 1er novembre 2020,

jour de la Tousaint

 

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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 17:43

Mère de douleur, Picasso, 1959

Cet après-midi, relisant le recueil de quatrains, Enfin le royaume (2018), de François Cheng, je suis de nouveau impressionnée par son immense compassion pour l’Autre. En cette époque de violence extrême, je reproduis ici plusieurs de ses quatrains inspirés.

 

Page 86, ce quatrain me fait penser à Victorine Dartois et aux victimes des récents attentats islamistes :

Violettes violées,

Rouge-gorge égorgé,

Nuit serait partage,

Si cauchemar n’est.

 

Page 95, c’est un quatrain dédié à une écrivaine et sinologue française qui s’est suicidée en 2007, à l’âge de 36 ans :

A Lisa Bresner

La terrible vie terrestre n’est point pour toi.

Ton amour trop vaste pour qu’on pût t’aimer ;

Ton rêve trop haut pour qu’on te suivît. Par la fenêtre,

En un seul cri, tu rejoignis l’ange, ton propre être.

 

Page 98, le quatrain est écrit à la mémoire d’Estelle Mouzin :

A Estelle que nous n’oublions pas

et à toutes les autres

Le gouffre où la bête a broyé ton innocence,

Il est en nous. Jusqu’au bout nous te chercherons.

Pour toi, nous gardons ce qui nous reste de tendresse,

Et nous veillons à ce que rien ne nous apaise.

 

Page 127, le poète nous exhorte à  faire face :

Tenir bon. Jusqu’à l’écœurement,

Jusqu’au retournement, chair broyée,

Os rompus, chute dans le Rien, seul à même

De réinventer le Tout. Tenir bon.

 

Et page 148, une forme d’espoir, en dépit de tout :

Tu te souviens des noms ; tu entends

Le tien. Quelqu’un doit se souvenir

De tout. D’outre-ciel une voix pérenne

Tisse la toile à n’en plus finir.

 

 

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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 10:34

Lors de mes balades, j'aime aller me promener près de deux petits étangs, proches de la maison. Plusieurs photos ont suscité des commentaires, rapprochant mes clichés de certaines toiles de Monet. J'aime cette comparaison avec ce peintre fasciné par la météo et la lumière, qui écrivait : "Ce que je ferai, ce sera l'impression de ce que j'aurai ressenti."

Les peupliers (1891)

Saules au bord de l'Yerres (1876)

Etang à Montgeron (1876)

 

 

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  • : Un blog pour lire, pour écrire, pour découvrir et s'étonner. "La Vie a plus de talent que nous" disait Nabokov.
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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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