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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:09

Moonlight-Cinema.JPG

L'écran du Moonlight Cinema au Centennial Park de Sydney

(Photo ex-libris.over-blog.com, décembre 2012)

 

 

Mercredi soir d'été

Lendemain de Noël

Au Centennial Park

Sages sur les pelouses

Deux mille spectateurs

Sous le grand écran blanc

Du Moonlight Cinema

Attendent Daniel Craig

Et son dur regard bleu

En mangeant des hot-dogs

Au loin Sydney scintille

Et les feux des avions

Qui passent et qui repassent

Dans le ciel doux gris-mauve

Au vent frais qui se lève

Valsent les chauves-souris


Vendredi 26 décembre 2012, vers 20h 30,

au Centennial Park, en attendant Skyfall de Sam Mendes,

 

Moonlight-Cinema-2.JPG

      Le public du Moonlight Cinema au Centennial Park

(Photo ex-libris.over-blog.com)

 

 


 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:06

A Balmoral 3

L'observatoire, dans la baie de Balmoral

(Photo ex-libris.over-blog.com, décembre 2012)

 

 

Dans la baie de Balmoral

Le rond or d'un parachute

Sous la pointe blanche de l'Observatoire

Le beige et le vert des ferries affairés

Le rouge effilé d'un kayak

Les flèches aiguisées de deux voiliers volants

Et deux planches à voile

Qui voguent de conserve

Au-dessus de North Head en gardien de la baie

Un avion qui s'en va

Entre le bleu vibrant du ciel

Et celui de la mer

C'est un ballet naval

On est à Balmoral

La plage aimée des peintres

Mais bien loin de la Reine

Dans la très chaude haleine

D'un dimanche estival

Dans la baie de Sydney

 

Dimanche 30 décembre 2012,

sur la plage de Balmoral, vers 15h 30

 

A Balmoral 2

 Planches à voile dans la baie de Balmoral

(Photo ex-libris.over-blog.com, décembre 2012)

 

 

 


 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:02

c-etait-une-baie.JPG

North Head et South Head, les deux falaises de l'entrée de la baie de Sydney

vues du ferry pour Manly

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

 

C'était une baie

Sauvage et secrète

Entre deux falaises

Minéral étau

Un peuple y vivait

Au milieu des arbres

Paisible et placide

Ravi et rêveur

Il ne savait pas

La venue des Blancs

Qui lui prendraient tout

Ses oiseaux ses arbres

Son vent et sa terre

Les Aborigènes

On ne les voit pas

Ou sont-ils allés ?

 

 

Le 02 janvier 2013, en pensant aux Aborigènes

 

 

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 05:56

surfeurs.JPGSurfeurs à Bondi Beach

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 

A Bondi Beach

On voit la vie en sport

Des filles blondes

Sveltes et légères

Dont la queue de cheval

Sautille au rythme de leurs pas

Sans désemparer courent

Dans leurs baskets flashy

Des garçons tatoués

Aux muscles bien sculptés

Luisent sous leur I-pod

Des skaters véloces

Font des loops et des bonds

Sous les tags colorés

D'autres sont en yogi

Sur les pelouses vertes

Près des mouettes grises

Au curieux bec rouge

Et sur les déferlantes

Les surfeurs instables

Glissent avant de tomber

Sous les yeux étonnés

Des Chinoises qui crient

Quand la mer vient lécher

D'une caresse hardie

Leur tee-shirt en dentelle


Lundi 24 décembre 2012, Bondi Beach

 

yogi.JPG

                                                                 En yogi, sur les rochers de North Bondi

                                                              (Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 

 


 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 05:53

QWERTY.jpg

 

Un ami de passage, informaticien et compatissant, ayant ameliore avec maestria la vitesse du petit ordinateur dont je dispose, je puis de nouveau publier des textes. Ils sont cependant rediges avec le clavier australien (QWERTY) et les accents en seront absents. Cela me chagrine un peu mais, lors de mon retour, j'effectuerai les corrections qui s'imposent. Quant aux photos qui accompagnent les textes, je les ajouterai aussi plus tard. J'espere que mes lecteurs ne m'en voudront point de ces desagrements et seront indulgents.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 01:15

bb.JPG 

Gabrielle (Effet postérisation et coloration,)

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013


 

 

 

Petite fille des antipodes

Née un jour de janvier

A l'acmé de l'été

Dans les frangipaniers

Et les bougainvillées

Petite fille au fin visage

Et dont les yeux déjà

Regardent ses parents

Dont les petites mains

S'agrippent à leurs doigts

Reconnaissant le monde

Celui où elle vivra

En exil toujours

Du temps où elle était

Dans les eaux maternelles

 

Pour la naissance de Gabrielle,

le 03 janvier 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 23:37

Drapeau-australien-2.JPG

Le drapeau australien au sommet du Harbour Bridge

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 

De mon clavier des antipodes, celui qui meconnaît les accents, de mon anglais hesitant, je souhaite a tous ceux qui suivent avec constance et indulgence les errances (errements?) de ma plume une Happy new year, aux couleurs du drapeau australien.


Je pense particulierement a :


Mon cher et tendre que je reveille la nuit quand j'ecris,


Mes deux fils qui m'envoient de petits messages codes,


Ma fille qui sourit parfois de ce que j'ecris,


Mon frere aîne dans sa vallee alsacienne,


Mon frere puîne sur son I-pad,


Ma petite soeur dans les brumes du Nord,


Ma tante du bord de la mer,


Ma cousine basque et photographe,


Mon cousin anglais, feru de Dylan Thomas,


Ma niece japonaise,


Mes amies fideles :


Marie-France, toujours indulgente,


Dominique, toujours perspicace,


Alice, ma compagne de plume et mon mentor sur le Web,


Mes deux Bernadette,


Catherine parmi les vignes,


Alain, le musicien-chanteur,


Mes amies de la Toile :


Suzâme, porteuse de poesie,


Noune, la jardiniere philosophe,


Carole, le pieton de Nantes,


Mansfield, la pharmacienne d'humour,


Martine, le peintre du soleil,


Dan, le marcheur des greves,


Valdy ou la beaute extrême-orientale,


Pascal le journaliste,


Marc, l'ecrivain angevin,


Flipperine au grand coeur,


Anna la tourmentee,


Hauteclaire, le pelerin de Paris,


Les grandes lectrices devant l'Eternel, Quichôttine, Dominique,


Juliette et celles de Papier Libre,


Tricôtine et tous les Croqueurs de Mots...


Me pardonneront tous ceux que j'oublie, que je ne connais pas, que je ne connaîtrai jamais, et qui ont feuillete
mes pages, qui y ont laisse un petit mot, toujours amical, dont je les remercie.


A tous, je souhaite une belle annee d'ecriture et de lecture.


 


 


 


 


 


 


 


 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 22:48

hk-Eric-thienot.jpgHong- Kong la nuit

(Photo Eric Thiénot, www.madame-oreille.com)

 

Sous le bel oiseau blanc
Hong-Kong sous mes yeux
Perle de l'Orient
Brille dans la nuit noire
Dans les plis des collines
Les méandres de mer
Et les chapelets d'îles
Rubis de mille feux
Diamants en rivières
Bracelets de lumières
Parures d'étincelles
Bijoux sur la soie sombre
Et
Suspendu dans le noir
Un fin croissant de lune
En fermoir de la nuit

Samedi 16 décembre 2012,
Décollage de l'aéroport de Hong-Kong,
Entre 19h 30 et 19h 40

 


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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 13:25

 

002.JPG

Photo ex-libris.over-blog.com, 2011

 

 

 

Là-bas

Où volent les galas

Dorment les koalas

Crient les coockaburras

Là-bas

Au temps du rêve

 

 

 

 

 

 

Blog en sommeil

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 23:15

 Chagall-1.JPG

 

Avec l’exposition Chagall, L’Epaisseur des rêves, c’est tout un siècle de création artistique à travers une vie de peintre que nous propose le musée de La Piscine à Roubaix. Cette merveilleuse déambulation à travers la diversité et la richesse des œuvres de l’artiste russe nous donne à découvrir sa curiosité pour les genres et les techniques les plus variés. Plus de deux cents œuvres, créées entre 1907 et 1980, ont été collationnées, qui révèlent le préoccupation de la forme chez un artiste protéiforme.

Cédric Guertus, le scénographe de l’exposition, s’est attaché à mettre en relief un cheminement qui prend sa source dans la ville natale de Vitebsk, se prolonge dans l’exil en France, aux Etats-Unis et en Provence, sans toutefois négliger les tragédies du siècle et les drames intimes de l’artiste. Dans son autobiographie, Chagall écrit : « L’essentiel, c’est l’art, la peinture, une peinture différente de celle que tout le monde fait. Mais laquelle ? Dieu, ou je ne sais plus qui, me donnera-t-il la force de pouvoir souffler dans mes toiles mon soupir, soupir de prière et de tristesse, la prière du salut, de la renaissance ? »


Chagall

Double portrait au verre de vin

(Photo ex-libris.over-blog.com)


La salle 1, Construire avec la couleur, est dominée par l’impressionnant Double portrait au verre de vin (1917-1918), colonne colorée d’un trio familial, l’ange au sommet du tableau représentant sans doute Ida, la fille de Marc Chagall et de Bella, née en 1916. J’en aimé le mauve qui reprend la teinte de la jambe, sous la robe blanche du personnage féminin. Dans cette salle, on admire aussi les différents traitement du thème de La chute de l’ange, en noir et en couleurs.


Chagall-esquisse-pour-la-chute-de-l-ange.JPG

Esquisse pour La Chute de l'ange

(Photo ex-libris.over-blog.com)


La salle 2 est dévolue au Théâtre d’art juif. Le chef de troupe Alexeï Granovski avait confié à l’artiste le décor du Théâtre de chambre national juif, travail dont rendent compte de nombreuses études. A cette occasion, Chagall a permis un renouveau des arts de la scène en intégrant dans les motifs et les accessoires des costumes certaines figures de la société juive. Plus tard, réfugié à New-York, il se verra confier le décor et les costumes du ballet Aleko, auquel est dédiée la salle 3. Il s’agit d’une chorégraphie en quatre tableaux, inspirée par Les Tziganes de Pouchkine, sur un Trio en la mineur de Tchaïkovski, orchestré par Erno Rapee. Dans la lignée des Ballets russes, Aleko ressuscite la Russie de Chagall, installé à Mexico avec sa femme Bella à l’été 1942. Confiés pour la réalisation à des artistes mexicains, ces costumes associent des motifs préhispaniques et des personnages fabuleux aux couleurs ensoleillées du Mexique. Habillant des mannequins, disposés en arc de cercle sur des gradins blancs, ils offrent l’image immobile de ce qui dut être un spectacle merveilleux, dont un film d’époque vient raviver le souvenir.


Chagall-costumes-Aleko.JPGCostumes pour le ballet Aleko

 (Photo ex-libris.over-blog.com)


Dans la salle 4, on voit comment, avec le décor et les costumes de la nouvelle production de L’Oiseau de Feu de Stravinski (pour le Ballet Theâtre de New-York), Chagall poursuit sa contribution aux arts de la scène. Le 24 octobre 1945, au Metropolitan Opera House, sa réalisation connaît un succès tel qu’il sera associé à la chorégraphie de Balanchine en 1949 et en 1970. Pour ce ballet, l’artiste composa trois décors, un rideau de scène et plus de quatre-vingts costumes, en collaboration avec sa fille Ida. Si la Russie est au cœur de cette œuvre si typiquement russe, les origines amérindiennes du Mexique ne laissent pas de transparaître, notamment dans le costume du Monstre vert à rayures noires ou encore dans celui de la Femme monstre. J’ai aussi particulièrement aimé les pastels réalisés pour la Princesse verte et la Princesse rouge aux couleurs éclatantes.


chagall-costume-pour-la-princessse-rouge.JPG

Costume pour la Princesse rouge de L'Oiseau de feu

(Photo ex-libris.over-blog.com)


La salle 5, intitulée L’épaisseur des rêves, présente la production céramique de Chagall, qui découvre Vence en 1950 avec Virginia Mc Neil. Associant des motifs divers, il y crée des récipients surprenants, superbement émaillés, décorés d’oxyde, gravés au couteau. Des visages féminins y voisinent avec des animaux, des couples s’y enlacent, le Christ y apparaît crucifié. Le passage incessant d’une technique à l’autre se révèle à travers la récurrence des motifs semblables. Le douloureux Christ ceint du taleb est présent dans l’Autoportrait à la pendule comme il l’est sur le grand vase brun intitulé Crucifixion. Les amoureux célestes sont visibles dans Le Nuage nu ou sur le Vase à la main ou encore le Vase sculpté. Signes révélateurs d’un artiste en proie à ses obsessions : l’amour, la mort, la ressemblance entre monde humain et monde animal.


Chaglla-ceramiques.JPGEn haut à gauche, Crucifixion

(Photo ex-libris.over-blog.com)


De la céramique au modelage, il n’y a qu’un pas qui permet à Chagall de « donner forme à la merveille ». Ce que nous donne à admirer la salle 6 qui présente les sculptures de l’artiste. Pour Chagall, issu du peuple russe, la référence obligée est celle de la stèle tombale, telle qu’il la représente dans la toile dénommée Le Cimetière (1917). Nombre de ces œuvres, nées dans le marbre ou la pierre de Bornes, sont des illustrations de l’Ancien et du Nouveau testament ; elles m’ont fait penser à certains chapiteaux romans. On y retrouve aussi tout le bestiaire cher à l’artiste, les amoureux, autant de thèmes que Chagall ne cessera d’explorer, « de la toile au bas-relief, du papier à la ronde bosse ».


Chagall-sculptures.JPGDeux bas-reliefs

(Photo ex-libris.over-blog.com)


La salle 7 célèbre La couleur monumentale et notamment le plafond de l’opéra Garnier, dont elle expose de très nombreuses études.  On sait que, en 1963, Malraux commanda à Chagall cette composition destinée à recouvrir le plafond circulaire de Jules Eugène Lepneuveu. Avec ses lieux parisiens emblématiques, ses motifs renvoyant au monde du spectacle, ses clochers russes, ses coqs, ses musiciens, ce plafond extraordinaire offre la ronde d’un syncrétisme artistique unique. Le peintre n'écrivait-il pas : "Mon art [...] est peut-être un art insensé, un mercure flamboyant, une âme bleue jaillissant sur mes toiles."


chagall-opera.JPGEtude pour le plafond de l'opéra Garnier

(Photo ex-libris.over-blog.com)


En parallèle, Chagall aura aussi travaillé le noir et le blanc, ce que nous montre la salle 8, Au-delà de la couleur. Dès les années 1920, c’est à la plume et à l’encre noire qu’il illustre son autobiographie, Ma Vie. Plus tard, après la guerre de 1940, il réalisera de gigantesques dessins en noir et blanc, sur des papiers précieux ; toutes les tonalités du noir y seront explorées.

L’exposition s’achève avec la salle 9, Forme et couleur. On y découvre un Chagall passionné par les collages, utilisés aussi bien dans ses esquisses que dans ses études. Hérités du cubisme et du surréalisme, ils rappellent encore les bois gravés populaires russes, les louboki. Réalisées alors qu’il est déjà très âgé, ces œuvres témoignent de l’inlassable inventivité de l’artiste.

Au terme de cette exposition, on ne peut qu’admirer encore et toujours la capacité incessamment renouvelée d’un artiste qui chercha toute sa vie à « donner forme à la merveille ».

 chagall-couple-jaune.JPG

(Photo ex-libris.over-blog.com)

 

 

 

 

Sources :

Roubaix, Musée d'art et d'industrie André Diligent, La Piscine, Petit Guide des expositions du 13 octobre 2012 au 13 janvier 2013

Marc Chagall, Le peintre-poète, Ingo F. Walther/ Rainer Metzger, Taschen

 

 


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