Un blog pour lire, pour écrire, pour découvrir et s'étonner. "La Vie a plus de talent que nous" disait Nabokov.
Par Catheau
Jeudi 22 octobre 2009, à La grande Librairie, François Busnel recevait l’académicien Michel Déon pour son Journal (1947-1983), ses Lettres de château, et la publication du Cahier de l’Herne qui lui est consacré. Il était entouré de Patrick Besson pour Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Catherine Mavrikakis, écrivain américain d’origine française et grecque, pour Le ciel de Bay City et Antonio Caballero, auteur colombien, pour Un mal sans remède.
On y a beaucoup parlé du roman, des personnages et du style. Voici quelques phrases glanées au cours de la conversation et qui font mouche.
Stendhal.
La politique venant couper un récit […] peut faire l’effet d’un coup de pistolet au milieu d’un concert.
ll faudrait pouvoir changer ce mot ridicule, « coup de foudre », et pourtant cela existe!
Michel Déon.
Quand on m’a dit : « Tu es un styliste, j’ai senti le danger. » Selon moi, le roman doit être simple; trop de raffinement constitue un obstacle.
Flaubert, c’est le style, Stendhal, c’est l’idée.
Balzac est un désordre magnifique.
On écrit certaines histoires pour soi-même et d’autres contre soi-même.
ll me faut parfois des personnages avec qui je peux me battre.
Les romans n’imitent pas la vie mais ils la condensent.


Catherine Mavrikakis.

Antonio Caballero.
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