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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 17:13

 

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Une des plus belles fontaines du monde est, selon moi, l’Archibald Fountain à Sydney, que nous avons découverte un beau matin de novembre 2008. Située devant la St Mary's Cathedral, et à l’est de Hyde Park, elle est le point de départ  d’une merveilleuse balade dans ce parc conçu selon le modèle traditionnel des parcs anglais. On s’y promène sous d’immenses figuiers qui forment une voûte et l’on y rêve, assis sur les bancs.

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Cette fontaine monumentale, dont le nom véritable est J. F Archibald Memorial Fountain, (Fontaine à la mémoire de J. F Archibald), doit ainsi son nom à J. F Archibald (1856-1919), un journaliste, propriétaire et rédacteur en chef du magazine The Bulletin, qui laissa en legs les fonds nécessaires à son édification. Il est aussi l’instigateur du Prix Archibald pour le portrait, qui est désormais la plus prestigieuse récompense artistique d'Australie.

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Si la fontaine est originale, celui qui en est à l’origine, ne l’était pas moins. John Feltham Archibald était en effet fasciné par tout ce qui était français, allant jusqu’à changer ses prénoms de John en Jules et de Feltham en François ! Celui qui n’avait de cesse de tout considérer à l’aune de la France n’alla-t-il pas jusqu’à porter une petite barbe à la française, affichant dans son physique même sa francophilie ?

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C’est ainsi que, dans ses dernières volontés, en 1919, ce généreux mécène avait souhaité que la fontaine fût réalisée par un artiste français. Par amour pour notre culture, il désirait aussi que sa structure ornementale rivalisât avec les monuments de Paris, la ville de ses rêves. Elle devait en outre être érigée pour commémorer l’alliance de l’Australie avec la France pendant la Première Guerre Mondiale.

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L’artiste qui fut choisi est François-Léon Sicard (1862-1934), qui travailla notamment pour le Jardin des Tuileries (Le bon Samaritain), le Jardin du Luxembourg (George Sand) ou encore le Panthéon ou le Sacré-Cœur de Montmartre (L’archange saint Michel terrassant le dragon). Son fils, Pierre Sicard, qui visita Sydney en 1936, déclara que l’œuvre de son père était « l’un des plus beaux groupes de la sculpture moderne ».

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Inaugurée le 14 mars 1932 par le maire de Sydney, Samuel Walder, cette fontaine, d’inspiration Art Déco s’organise autour de l'imposante figure en bronze du dieu Apollon, entouré d’autres personnages mythologiques. Dauphins et tortues y nagent au milieu de jets d’eau bavards et exubérants. Le dieu des Arts et du Soleil, protecteur des Muses, tend un bras protecteur vers Hyde Park et la City. On reconnaît une élégante Diane chasseresse agenouillée, brandissant son arc et la main posée sur l'encolure d'un cerf, un musculeux Thésée domptant un Minotaure monstrueux, et sans doute un Hercule entouré de la biche aux pieds d'airain et du sanglier d'Erymanthe.

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L’ensemble impressionne par sa composition équilibrée, son ampleur et sa puissance. C’est un des endroits les plus prisés des Sydneysiders qui aiment à s’y retrouver. L’Archibald Fountain est aussi source d’inspiration infinie pour les photographes amateurs de jeux d’eau.

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Quant à moi, je trouve émouvant qu’un lointain Australien ait souhaité ainsi rendre hommage dans la pierre à l’amitié franco-australienne, et qu’un sculpteur français ait réalisé avec autant d’harmonie ce souhait ultime.

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L'Archibald Fountain au moment de son inauguration, en 1932

(Photo Tom Lennon)

 

 

Photos ex-libris.over-blog.com, Sydney, novembre 2008 et Sydney, décembre 2012    

 

Pour la Communauté Entre Ombre et Lumière,

Thème : fontaines

link vers une vidéo de l'Archibald Fountain

 


 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 00:00

 

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      Minuscule tag au bas d'un mur de North Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)


Depuis quelque temps, l’artiste urbain Bansky joue au chat et à la souris avec le maire de New-york, Michael Bloomberg. Ce dernier n’approuve guère les tags de ce street artist, qu’il considère comme « signe [s] de décadence et de perte de contrôle ».

Cela m'a fait penser aux grands tags colorés (mais pas du tout interdits), au trait un peu grossier, peints sur la promenade de Bondi Beach en Australie. Celui qui célèbre le surf, sport national australien :

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Sur le mur de la promenade de Bondi Beach

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

Un autre, plus nationaliste, qui rappelle la mémoire de l'ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps) et de ses soldats qui s'illustrèrent pendant la Première Guerre Mondiale.

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Tag en mémoire de l'ANZAC, sur le mur de la promenade de Bondi Beach

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

Ou bien encore celui-ci, très émouvant, et qui commémore les noms des jeunes Australiens morts dans l'attentat de Bali.

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Tag en mémoire de l'attentat de Bali, sur le mur de la promenade de Bondi Beach

(Photo ex-lbris.over-blog.com, janvier 2013)

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Petit tag sur un mur de North Bondi

(Photo ex-libris.over-blog;com, anvier 2013)

Pourtant, les tags que j’ai préférés, ce sont de petits tags noirs très discrets, disséminés sur les murs blancs des maisons de North Bondi. J’ai aimé les découvrir au détour d’une rue, tout petits certes, mais tellement évocateurs : les skate-boarders, l’ange, l'homme aux bras levés… Je ne saurai jamais ce qui a présidé à leur présence, quel signe de reconnaissance ils signifient. Pour autant, ces minuscules éclats noirs sont les petits cailloux blancs sur le chemin australien de ma mémoire.

 

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Minuscule tag représentant un ange au bas d'un mur à North Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

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Tag d'un homme aux bras levés au bas d'un mur de North Bodi

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 

 

 


 

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 18:40

 

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Vers la fin de notre séjour en Australie, à Bondi, je me suis rendue au Bondi Pavillon pour y  voir une petite exposition de peinture, intitulée A lo Cubano. Du  05 au 17 février 2013 y étaient exposées des toiles d’artistes cubains et particulièrement de Reinaldo Valera. Déjà venu à Bondi, Sydney et Melbourne, Valera est un peintre cubain qui expose pour la cinquième fois en Australie.  Ses toiles proposent un aperçu  vivant et coloré de la vie à Cuba à travers des portraits d’hommes et de femmes, des scènes d’intérieur, que sa fantaisie et son style puissant s’amusent à détourner. L'emblématique cigare cubain y est en bonne place ! Derrière ces toiles souvent proches de la caricature, point cependant une certaine tristesse et un regard qui dit la lassitude d’un quotidien pas toujours facile. On peut y découvrir aussi de nombreux croquis qui sont le point de départ de son inspiration picturale.

Cubaust cuisiniére

En parlant avec le gardien des lieux, j’ai appris de quelle manière cet artiste cubain a traversé les mers pour aborder au continent austral. Stephen Burns, un Australien, m’a expliqué que c’est lui qui promeut les œuvres de Valera et qui s’attache à développer les liens entre La Grande Ile et Cuba. Il m’a conté son parcours, assez original ma foi, qui lui donne l’occasion désormais de pratiquer une activité qui lui plaît et lui permet de nombreuses rencontres.

Cubaust valera bon

Il a d’abord été importateur de vêtements à Vaucluse dans la banlieue chic de Sydney. Parlant espagnol, curieux de sport et de politique cubaine, il se lie d’amitié avec des joueurs de base-ball cubains rencontrés lors d’un tournoi pré-olympique. Invité à Cuba par ses nouveaux amis en février 2000, il tombe amoureux de La Havane où il fait par la suite de nombreux voyages. Il y rencontre sa femme Norma qui lui donne un fils, Alejandro. Apprenant que les immigrés jamaïcains jouaient au cricket à Cuba il y a cinquante ans, il entreprend de faire revivre ce sport en l’enseignant et en formant des équipes. Tâche ardue dans un pays où l’on joue surtout au base-ball ! Parallèlement, il fonde son entreprise culturelle, Cubaust (Cuba/Australie), laquelle entreprend de faire la promotion croisée des cultures australienne et cubaine.

Cubaust casserole

En dépit de mon anglais médiocre, j’ai apprécié cette rencontre avec un Australien dont l’ouverture d’esprit m’a beaucoup plu. Amoureux de Cuba, il m’en a vanté les beautés. Je reconnais cependant qu’il a gommé  tous les aspects fâcheux de la vie dans un des derniers pays communistes du monde.

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Toile d'un autre artiste cubain (dont j'ignore le nom)

 

Après avoir écrit ce billet, j'ai pensé au poème de la cubaine Nancy Morejon, qui pourrait exprimer l'amour que l'Australien Stephen Burns porte à Cuba. Il s'intitule "Divertimento (Bouteille à la mer, 1997)", Comme les aime Rafael Alberti (pour guitare) :

Entre l'épée et l'oeillet,

j'aime les utopies.

J'aime les arcs-en-ciel  et le cerf-volant

et j'aime le chant du pèlerin.

J'aime la chanson d'amour

entre l'ours et l'iguane.

J'aime les passeports : quand

cesseront d'exister les passeports ?

J'aime les labeurs du jour

et les tavernes

et la guitare à la nuit tombante.

J'aime une île plantée au beau milieu

de la gorge de Goliath

tel un palmier royal 

au centre du Golfe.

J'aime David.

J'aime cette liberté que j'appelle

immortelle.

 

Amo la libertad que es una

siempreviva.

 

Cubaust valera guitariste

 

 

Crédit photos : photographies des toiles prises par Stephen Burns

Sources : www.cubaust.com   

 

 

 

 


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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 14:45

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      Vagues sur les rochers de North Bondi, Australie

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Sur la côte australienne

 

La vague est charmeuse


vague bondi australien

Un bel Australien sur les rochers de Coogee, Australie

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013


La vague est joueuse


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Enfants dans les vagues à South Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

Toujours très surfeuse

 

Vagues bondi surfeurs

Surfeurs à Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Et puis coléreuse

 

vagues tempête

La mer en tempête à Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

Et parfois pluvieuse

 

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Tempête vers Tamarama

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

Calme et sommeilleuse

 

vague bondi mouettes

Mouettes sur les rochers de North Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Follement nageuse

 

vague nageur

Un nageur dans les vagues vers le soir à Bondi 

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

Un brin facétieuse


vague Bondi Noël

Un professeur de surf avec le bonnet du père Noël

(Photo ex-libris.over-blog.com, Noël 2012)

 

Jamais oublieuse

 

vague cimetière

Vague écumante au-dessous du cimetière de Vaverley

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

 

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Entre Ombre et Lumière,

Thème : la vague

 

 


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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 17:39

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 Sans titre ou Vieille femme au lit, Ron Mueck (2000), Art Gallery, Sydney

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013


Jusqu’au 29 septembre 2013, la Fondation Cartier pour l’art contemporain, boulevard Raspail, expose une dizaine d’œuvres du plasticien australien, Ron Mueck, né en 1958. Cet artiste est connu pour ses créations hyper-réalistes, réalisées en caoutchouc de silicone, résine de polyester, mousse de polyuréthane et polyester. Il paraît que déjà on fait la queue pour voir (admirer ?) ses répliques d’êtres humains.

Ron Mueck, originaire de Melbourne, travaille d’abord dans la publicité, la télévision et le cinéma, puis il devient concepteur de maquettes pour les Muppets et Jim Henson. En 1990, il fonde une entreprise de production de mannequins pour des publicités. Il envisage alors de créer des sculptures les plus réalistes possible, quelle que soit la position du spectateur. L’attention du public se porte sur lui lorsqu’il expose à Londres, à la Royal Academy of Arts, pour l’exposition Sensation, une œuvre intitulée Dead Dad (1996-1997). Le corps nu d’un homme, plus vrai que nature, est posé sur le sol, couché sur le dos. L’ensemble étonne par sa précision extrême et par sa taille, un mètre de long. Mais Ron Mueck crée aussi des sculptures surdimensionnées ou minuscules, telles que l’on peut en voir actuellement à Paris (Couple sous un parasol, 300 x 400 x 350 cm).

Pour ma part, c’est à l’Art Gallery de Sydney, en février 2013, que j’ai rencontré pour la première fois ses réalisations. Ainsi, dans une grande salle blanche, une vieille femme allongée sous des draps voisine avec un vieillard nu et malingre, assis dans un transat. J’avais ainsi été particulièrement impressionnée par cette Vieille femme au lit (2000). Elle est couchée sur le côté, le corps replié en position fœtale, caché sous le drap et la couverture de piqué blanc. Sur l'oreiller, ses cheveux gris sont en désordre, elle a la bouche ouverte et les yeux mi-clos. Un visage de vieille dormeuse au petit matin blême quand on s'accroche aux draps. Elle représente une femme vivante mais son corps est réduit à la taille de celui d’un enfant.

Moment difficile que celui où on la découvre, tant l’impression de vie qui en émane est forte, tant sa vieillesse exprimée avec réalisme vous agresse. Vous êtes dans un musée et pourtant, avec cette vieille femme qui vous regarde, il vous semble être dans une maison de retraite ! On supporte avec peine de regarder ainsi cette étape de la vie à laquelle chacun est destiné. Une question se pose quant aux petites dimensions choisies par l’artiste pour sa sculpture. Est-ce à dire que la vieillesse vous réduit à n’être plus qu’un petit enfant ? La taille symbolise-t-elle la vulnérabilité de l’être humain ? Quand on sait que Ron Mueck fut retenu pour l’exposition Melancolia au Grand Palais en 2003, on peut se demander si ces sculptures ne renouvellent pas à leur manière les vanités du XVIIe siècle.

Avec ces œuvres dérangeantes, Ron Mueck, s’il nous livre une trouble fascination pour la décrépitude et la mort, nous invite sans doute aussi à réfléchir sur ce but ultime que nos sociétés modernes n’ont de cesse d’occulter. N’était-ce pas ce que faisait Donatello quand il sculptait sa Magdalena, Rodin quand il présentait La Vieille ou Vanitas en 1890, ou Camille Claudel Clotho, en 1893 ?

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Marie-Madeleine, Donatello

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      La belle Heaulmière ou La Vieille, Rodin

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Clotho, Camille Claudel

 


 A lire en complément : link

 


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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:13

 

 Franipanier fleurs

Fleurs de frangipanier sur les rochers de North Bondi, NSW

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Dans ma mémoire ensoleillée

Embaumeront frangipaniers

Aux fleurs en grappe arbres sacrés

Ceux qu’adora Charles Plumier

 

Dans mes souvenirs en allés

Ils offriront le vert foncé

De leur feuillage vernissé

Noueux et nains frangipaniers

 

Parfum profond et mordoré

Couleurs douces déployées

Près des palmiers des bananiers

Au plein été extasiée


      Frangipanier banane

Frangipanier sur un mur blanc de North Bondi, NSW 

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Non non jamais je n’oublierai

Leurs cinq pétales étoilés

Leur senteur si vanillée

Leurs fragrances amandées

 

Fantômes blancs de mes années

Oui sans fin je respirerai

La note de cœur distillée

Des suaves frangipaniers

 

En souvenir des frangipaniers d’Australie,

mardi 12 mars 2013


Frangipanier 7

      Frangipanier blanc à Sydney

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 


 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 16:27

 

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Dans le parc en janvier

Le temps est vert jardin

eden parc fleurs

Dessous les acacias

Et les eucalyptus

Eden parc nénuphars

Dans les caoutchoutiers

Les perroquets blancs

Sans fin y jacassent

eden parc perroquest 3

Et s’y dissimulent

Perruches en couleurs

Perruche à l'envers

Et un cormoran

Eden parc avec oiseau

Cannas et zinnias

Mauves agapanthes

Eden parc agapanthes

Bambous et ficus

 Font des taches claires

Eden parc plamier

Une fille blonde

Nourrit les canards

Eden parc fille

Les très blancs ibis

Au long bec noir 

Et les cygnes sombres

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Deux trois poules bleues

Près des nénuphars

Glissent indifférentes

Eden parc poules

Au bord de l’étang

Près d’un pélican

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Des amants s’embrassent

Pour l’éternité

Eden parc amoureux

Deux autres somnolent

Un livre à la main

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Dickens barbu

Rêve en marbre blanc

Eden parc dickens

Je lis l’inscription

Sur le Pavillon

Eden parc mammon

Mammon or

Millenian Eden

Je choisis l’Eden

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Au Centennial Park, Sydney,

le 03 janvier 2013, vers 15h 50

 

 

 

Crédit photos : ex-libris.over-blog.com, 03 janvier 2013

 

 

 

 

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 14:14

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Surfeur au bout de sa course, Bondi Beach, NSW

(Photo ex-libris.over-blog.com, décembre 2012, Effet Orton)

 

Sur sa planche de vent

Oublieux de son corps

Défiant la pesanteur

Il a glissé sur l’eau

Poisson-volant qui danse

Entre vagues et cieux

Aux abords du rivage

Il se fige un instant

Fragile équilibriste

Comme en lévitation

Jésus marcheur des eaux

Que la mer submerge

 

A Bondi Beach, décembre 2012

 

 

 

 


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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:56

 

 

 dorothea-par-may-moore-1927.jpg

Dorothea Mackellar, par May Moore, 1927

 

En cette Journée de la Femme, alors que l’Australie est encore présente au quotidien dans ma mémoire, je voudrais évoquer Isobel Marion Dorothea Mackellar, une de ses grandes poétesses. Tous les petits Australiens ont appris par cœur son célèbre poème, « My Country » et, chaque année, plus de 10 000 élèves participent au Concours de Poésie, créé en 1984, qui porte son nom.

Dorothea-MK-famille.jpgLa famille Mackellar

Dorothea Mackellar est éminemment représentative de la jeune intellectuelle australienne, de la troisième génération, issue d’un milieu aisé. Fille de Sir Charles Kinnaird Mackellar, médecin et parlementaire de renom, et de son épouse Marion Buckland, d’origine écossaise (ses grands-parents arrivent en Australie en mai 1839), elle naît à Point Piper à Sydney, le 1er juillet 1885. Elle est la seule fille au milieu de trois frères, Keith, Eric et Malcolm. Petite fille, elle passe beaucoup de temps à Torryburn, une des propriétés de son père dans la Hunter Valley. Pratiquant la peinture, l’escrime, l’équitation, la natation, comme nombre de jeunes filles de la bourgeoisie, elle sera éduquée chez elle avec des cours particuliers avant d’aller à l’université de Sydney, comme auditeur libre.

Dorothea-Kurumbede-1917.jpgA Kurrumbede (Gunnedah) en 1917

Puis ce sont les voyages en famille à travers l’Europe, l’Amérique, l’Orient, qui contribuent à parfaire son éducation. Polyglotte (elle parle l’anglais, le français, l’espagnol, l’allemand, l’italien), elle se fait aisément l’interprète de la famille, tout en visitant galeries, musées et en allant au théâtre. C’est au cours d’un séjour en Angleterre, où la famille attend le retour de son frère Keith, engagé dans la Guerre des Boers, qu’ils apprennent sa mort en Afrique du Sud. C’est alors l’épreuve de la souffrance pour cette jeune fille à la vie si favorisée. Elle n’écrira plus guère après cette épreuve.

Très jeune, Dorothea Mackellar s’était adonnée à l’écriture. Très vite, même, elle se voit rémunérée pour ses textes en vers et en prose, ce qui suscite l’étonnement et l’admiration de ses parents. Ainsi « An Old Song » est publié par le magazine américain Harper’s tandis que, le 05 septembre 1908, le London Spectator et le Sydney Bulletin publient « My Country ». Elle n’a que 23 ans.

dorothea_mackellar_plaque.jpgLa plaque en l'honneur de Dorothy Mackellar, Writers Walk, Circular Quay 

C’est au cours d’un séjour à Kurrumbede, une des propriétés rurales de sa famille, qu’elle compose « Aube », qui sera l’ébauche de ce célèbre poème, souvent réécrit, qui exprime pour beaucoup la « quintessence de la poésie du bush ». L’inspiration lui en serait venue alors qu’elle dansait pieds nus sous la pluie et que l’herbe reverdissait après une période prolongée de sécheresse. Le poème « My Country », d’abord intitulé « Core of my heart », était d’ailleurs à l’origine une lettre à ses cousins anglais, expression de sa nostalgie de la terre brune de son pays natal. C’est dans ce poème qu’on trouve cette « beauté » et cette « terreur », suscitées par les grands espaces australiens. Tous les Aussies connaissent les premier vers de la deuxième strophe de ce qui est devenu quasiment un poème nationaliste :

 

I love a sunburnt country,

A land of sweeping plains,

Of ragged mountain ranges,

Of droughts and flooding rains…

 

J’aime un pays brûlé de soleil,

Une terre de vastes plaines,

De chaînes de montagnes irrégulières,

De sécheresses et de pluies torrentielles…

jm-artleadnarrow-Dorothea-texte-bien-NSW-Biblioth.jpg 

Manuscrit de "My Country" (State Library of New South Wales)

Dorothea Mackellar se fiancera deux fois, en 1911 et en 1914. Par deux fois, ses fiançailles seront rompues mais jamais elle ne s’épanchera sur les raisons de ces échecs amoureux. Quatre volumes de poèmes sont publiés entre 1911 et 1926 : The Closed Door (1911), The Witchmaid (1914), The Dreamharbour (1923), Fancy Dress (1926). Elle écrit deux recueils avec son amie Ruth Bedford, Little Blue Deuil (1912), et Two’s Company (1914). (Une compilation de ses œuvres, A Poet’s Journey, est parue il y a quelques années).

Par la suite, ses centres d’intérêt se porteront vers la politique (En NSW, les femmes acquièrent le droit de vote en 1902). Son journal témoigne notamment de la nécessité de la conscription avant la Première Guerre Mondiale. Elle travaillera aussi dans l’édition, en 1931. De santé fragile, elle partagera par ailleurs son temps entre voyages à l’étranger, séjours à Gunnedah, au nord-ouest de la NSW sur les terres de ses frères où elle se montre une cavalière émérite, et vie à Tarrangaua. Dans cette demeure, construite par ses soins en 1926, elle séjourne avec son amie d’enfance, Ruth Bedford, tout en s’adonnant à la lecture, la natation, la pêche et la marche. Elle y savoure la tranquille beauté de Lovett Bay. Cette maison sera vendue en 1953 et Dorothea Mackellar reviendra habiter dans la banlieue est de Sydney, non loin de l’endroit où elle est née.

Sa préoccupation majeure ayant toujours été sa famille, elle s’occupe de ses parents vieillissants. Après dix ans passés dans une maison de retraite à Randwick, seule survivante de sa fratrie, elle meurt dans son sommeil au Saint Helene Hospital de Paddington, le 14 janvier 1968. A ses funérailles, on lira un de ses poèmes préférés, selon les dires de sa nurse, Adrienne Howley, intitulé « Couleur ».

The lovely things that I have watched unthinking,
Unknowing, day by day,
That their soft dyes have steeped my soul in colour
That will not pass away...

 

Ses cendres reposent dans la tombe familiale au cimetière de Waverley, ce cimetière tout en sérénité qui descend vers la mer, où nous nous sommes promenés avec bonheur au mois de janvier 2013 (lire mon poème sur ce cimetière : link).

Je me suis interrogée sur la vie de cette poétesse dont l’inspiration semble s’être tarie après la mort de son jeune frère. Peut-être que celle qui fut le chantre de ce pays au cœur d’opale, préféra désormais garder en elle, comme derrière une porte fermée (titre d’une de ses œuvres), la couleur et la lumière de sa terre natale, qu’elle avait si magistralement et si parfaitement exprimées à l’aube de sa vie.

 

 

 

Sources :

www.lepetitjournal.com/sydney/

www.pittwateronlinenews.com/dorothea-mackellar

dorothea.com.au officialwebsite

 

 

 


 

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 09:36

pavlova

 Le Pavlova de Vanessa

(Photo ex-libris.over-blog.com, 25 décembre 2012)

 

 

Qui inventa le Pavlova

Pour la danseuse la diva

New-Zeland ou Australia

On ne sait pas on ne sait pas

 

Fraises kiwis maracudjas

Un délice pour l'estomac

Aussi léger qu’un entrechat

Si savoureux si délicat

A la blancheur de seringa

De sa meringue on est baba

Et sa crème nous rend gaga

 

Mais le meilleur on le croira

Mais le meilleur c’est oui-da

Celui qui mène au Nirvana

Le Pavlova de Vanessa

 

                            Le 08 mars 2013

 

pavlova 2

 Le Pavlova de Vanessa

(Photo ex-libris.over-blog.com, 15 janvier 2013)

 

 


Pour connaître l'origine du Pavlova, link

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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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