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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 16:54
Le héron près de l'étang de mes voisins (Photo ex-libris.over-blog.com, vendredi 28 avril 2016)

Le héron près de l'étang de mes voisins (Photo ex-libris.over-blog.com, vendredi 28 avril 2016)

 

 

Campé sur ses deux pattes, le bec telle une lame,

Orgueilleux, élégant, fier comme Artaban,

Sa huppe vive et noire flottant comme une flamme,

Un Héron dominait le peuple de l’étang.

 

Paresseux, nonchalant, il en était le maître,

Ses repas, chaque jour, étaient chez Lucullus ;

Poissons et batraciens à dextre et à senestre,

Oiseaux et musaraignes et couleuvres en plus.

 

Il fit tant et si bien qu’il décima la mare,

Gourmet de campagnols, insectes et mulots.

Quand il s’en avisa il était bien trop tard :

Le marais était vide, affamé son jabot.

 

Moralité

 

Souvent, celui qui vit en luxe et abondance,

Et s’étourdit des biens qu’il possède à foison,

Serait bien avisé d’agir en prévoyance,

Voir plus loin que son bec pour n'être point héron.

 

Fable librement inspirée par la présence d’un héron, familier de l’étang de mes voisins.

 

 

Le Héron imprévoyant.
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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 15:44
Deux ramiers dans l'arbre devant ma fenêtre (Photo ex-libris.over-blog.com, mardi 26 avril 2016)

Deux ramiers dans l'arbre devant ma fenêtre (Photo ex-libris.over-blog.com, mardi 26 avril 2016)

 

 

Deux Ramiers de l’année frissonnaient au matin,

Attendant le printemps, blottis sur une branche.

Le plus jeune, impatient, décida tout soudain

De s’envoler bien loin au soleil de la Manche.

Son frère, raisonnable, patient et grand lecteur,

Avait lu les fables d’un certain La Fontaine.

Fort de l’enseignement, il freina son ardeur

En lui déconseillant la Transpyrénéenne.

Vous ignorez, mon frère, d’un voyage charmant

Menaces et dangers et tromperies du ciel.

Songez donc aux orages, aux lacs et aux enfants

Qui auront bientôt fait de vous briser les ailes !

Je ne vous parle point des chasseurs, des vautours,

Du blé empoisonné et des chats chattemitte…

Demeurez près de moi d’un fraternel amour,

Renoncez au voyage et demeurez au gîte.

 

Et vous, gentil lecteur, vous reconnaissez-vous ?

Etes-vous dévoré par l’appel du voyage

Ou bien préférez-vous le calme d’un chez-vous ?

Moi, je ne sais des deux lequel est le plus sage.

 

 

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 15:57
 Les reliefs du repas de la mante (Photo ex-libris.over-blog.com, le 19 octobre 2015)

Les reliefs du repas de la mante (Photo ex-libris.over-blog.com, le 19 octobre 2015)

 

 

Le 14 octobre, j’avais écrit un petit poème sur une mante religieuse venue chercher la chaleur de la maison sur le seuil de la porte de ma cuisine. J’y évoquais les mœurs cannibales de la dame verte. Je n’avais nullement songé que ce bref poème pût être prémonitoire.

Et voilà que lundi 19, mon petit-fils découvre une autre de ses congénères à l’orée de la porte du salon. Nous nous sommes donc amusés à la placer dans le vase où se trouvait la première afin qu’elle lui tienne compagnie. Certes, tout au fin fond de mon esprit, une petite voix m’avait alertée mais je ne l’avais pas écoutée.

Puis, insoucieux du danger, nous sommes partis faire une balade par les sentiers d’automne. En revenant, quelle n’a pas été notre stupéfaction horrifiée de voir que la première mante avait dévoré la moitié du corps de la visiteuse, n’en laissant sur la feuille de salade que les ailes et l’arrière-train !

Nous n’avions pas identifié précisément les protagonistes de cette tuerie mais, au vu de leur taille, il nous a semblé qu’il s’agissait plutôt de deux femelles que d’une femelle et d’un mâle. Ainsi, il est vraisemblable que l’une, affamée, n’ait point accepté la présence intempestive de l’autre.

Une cruelle leçon de choses pour mes petits-enfants mais qui m’a inspiré cette petite fable !

 

La Dame et les deux Mantes

 

Quand octobre survient

Avecque ses matins humides et brumeux,

Ses soleils capricieux et ses ors somptueux,

Les Mantes frissonnantes recherchent la tiédeur

Des maisons où crépite un foyer plein d’ardeur.

Et c’est ce qu’il advint

A la Mante pesante aux trois centaines d’œufs,

Promesse d’héritiers et de printemps heureux.

Elle trouva accueil en une maison forte

Au seuil d’une cuisine et la Maîtresse accorte

Lui offrit un doux havre en un pot de cristal,

Orienté aux rayons d’un soleil automnal.

La Mante jubilait

D’avoir été élue, d’être ainsi admirée

Pour ses grands yeux ardents, ses pattes acérées.

Or il ne dure point

Le temps des préférés et l’Hôte, en bonne mère,

Donna bientôt asile à une congénère.

La première attitrée fut en proie à l’envie,

Sa nouvelle compagne devint son ennemie.

« Que faites-vous ici - dit-elle à l’importune -

C’est moi que Madame aime, je suis la seule et l’une ! »

Dressant ses mandibules, ses vibrantes sensilles,

Ses pattes antérieures effilées en faucille,

Dans le champ clos du lieu, la femelle jalouse

Se jette sur l’intruse : voilà qu’elles en décousent !

Acharnée à tuer, elle coupe, elle hache, cisaille et décapite

Celle qui aspirait à être favorite.

La tête a disparu qui plaisait à l’Hôtesse,

Dévorée toute crue par la verte tigresse :

De la belle n’est plus qu’un tronc mort mutilé,

Pattes déchiquetées et ailes arrachées.

Sans scrupules ni honte et sans remords aucun,

La Mante victorieuse rit à son suzerain.

 

Moralité

 

La faveur d’un monarque est toujours exclusive ;

Elle ne tolérera ni ami ni rival.

Quand on veut la garder, foin de bel idéal !

La lutte est sans merci, il faut que mort s’ensuive.

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 23:08

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On connaît le proverbe – un tantinet méchant – qui dit : « Dieu nous garde d’un et cetera et de notaire et d’un quiproquo d’apothicaire. »  A l'occasion d'un mariage familial, celui d'un notaire et d'une pharmacienne, je me suis amusée à corriger ce jugement avec cette petite fable de ma composition. Elle s’intitule :


Le Notaire et la belle Apothicaire


Un digne Tabellion toussait dans une étude,

Remplie de paperasse et d’actes écornés ;

Le vent froid du Grand Nord, dessous ces latitudes,

Le rendait cacochyme avec la goutte au nez.

Il mit sa houppelande et son calot de laine,

Prit sa plume et sa canne, ses lunettes chaussa,

Et s’en fut derechef, pestant et hors d’haleine,

Dans une pharmacie soigner son coryza.

Derrière le comptoir et sous les porcelaines,

Décomptant ses pastilles et rangeant ses flacons,

Bien loin des prescriptions rêvait la Pharmacienne,

Les yeux dans le Grand Bleu, songeant aux cigalons.

Je ne sais comme fit mon grimaud de Notaire,

Il y a bien des tours dessous les ronds-de-cuir :

« Je vous emmènerai tout autour de la terre,

Vous soignerez mes maux, je vous ferai sourire ! »

La belle lui donna gouttes et arnica

Qui guérirent in petto son patient de Notaire.

Il déclara sa flamme en moult et cetera

Et ainsi captiva la brune Apothicaire.

 

Moralité

 

Il était dans le vrai l’ermite de Croisset,

Qui inventa Emma et puis Monsieur Homais,

Sous la montre à gousset et le gilet du Maître,

Bat, vif et éloquent, un doux cœur de Poète.

 

 


 

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:18

 The-graham-children.jpg

      The Graham Children, William Hoggarth

 

 

 

On était au printemps, période enchanteresse,

Deux mandarins couvaient dans leur cage dorée.

Une chatte survient, gourmande et chasseresse,

Jalouse des amours des oiseaux désirés.

Sa patte de velours rapide et assassine

Renverse en un clin d’œil l’abri des amoureux

Qui s’envolent éperdus loin de la gent féline.

La maîtresse des lieux, ignorante du jeu,

Interdite, découvre les restes du saccage,

Le sable éparpillé et les œufs fracassés,

La graine aux quatre vents dans un vrai marécage,

Et l’os blanc de la seiche en deux parties brisé.

Nostalgique du chant de ses deux compagnons,

Elle s’apprête  à châtier la chatte meurtrière,

Elle pleure et récrimine, gémit et se morfond,

Quand soudain elle entend une chanson légère.

Derrière le maroquin et le vélin des livres,

Ses mandarins sont là, cachés dans l’ombre fraîche,

Attendant qu’une  main vienne et les en délivre.

Armée de l’épuisette d’un amateur de pêche, 

La dame les capture précautionneusement,

Et, leur lissant la plume d’une tendre caresse,

Remet  le doux duo dans sa cage céans,

Vilipendant la chatte et ses noires prouesses.


Craignant à juste titre de sa foudre connaître

Les cris, les jérémiades et les coups de bâton,

La chatte s’en vint vite entre les bras du maître,

Et échappa ainsi à l’abomination.

 

Moralité

 

Lorsque l’on est coupable d’un délit domestique,

Un protecteur puissant vaut toutes les tactiques.

 

Fable librement inspirée par la mésaventure survenue aux deux mandarins de mon amie Bénédicte

 

 

 

 


 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 12:26

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Cadavres de la tourterelle et du  faucon hobereau découverts dans notre cheminée

(Photo ex-libris.over-blog.com, mardi 16 octobre 2012)

 

Une tourterelle dénommée de Turquie,

Solitaire, rêvait sur une cheminée.

Un faucon hobereau dans le ciel haut la vit :

Il la trouve à son goût et belle à se damner.

Comme les fiers Romains fondant sur les Sabines,

Il s’apprête à ravir la douce damoiselle

Pour l’emporter bien loin au-dessus des ravines,

En son aire asservir la ravissante oiselle.

Le rapace est fougueux, impatient, brutal,

Il s’abat sur sa proie dans un ouragan d’ailes.

La victime surprise veut échapper au mâle,

S’agite et se débat et glisse malgré elle

Dans le corridor noir tout tapissé de suie.

Elle entraîne avec elle l’agresseur amoureux,

Ils tombent tous les deux dans une étreinte hardie

Au fin fond du foyer, orgasme ténébreux.

 

Morale

 

Bien souvent qui aspire au septième ciel,

Découvre que l’amour est un instinct mortel.

 

 

Fable librement inspirée par la découverte de deux cadavres d’oiseaux dans le corps de notre cheminée, celui d’une tourterelle et d’un faucon hobereau, le dimanche 14 octobre 2012.

 

 


 

 


 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:43

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 Un phasme sur la table du jardin

(Photo ex-libris.over-blog.com, samedi 25 août 2012)

 

 

Un phasme dit gaulois rêvait dans un jardin,

Gracile et nonchalant.

Il voit venir à lui, parmi l'herbe et le thym,

Le maître de céans.

Le quidam ignorant veut briser la brindille

Agitée par le vent.

Et voilà que, soudain, l'insecte lui chouchille *

Ce discours éloquent :

« Ne vous fiez pas, messire, à ce que vos yeux voient,

Tout n'est que faux-semblant ;

L'univers est mystère aux millions d'aléas,

Multiple et surprenant.

Si Dieu m'a créé phasme et vous, modelé homme,

Nous sommes cependant

De la même famille, quoi qu'il vous en étonne,

Enigmatiquement.

Vous m'avez cru de bois, je vous pensais Hercule,

Maître du firmament.

Nous sommes tous les deux d'infimes particules,

Qui se dispersent au vent,

Des êtres très bornés dévolus à la Mort

Qui, las, vient sûrement,

Nous mener en un lieu que tout mortel ignore.

Ne hâtons point ce temps

Qui viendra à son heure et respectons la Vie

Dans son foisonnement. »

 

Moralité

 

Comme il est beau ce monde qu'un phasme filiforme

Enseigne avec sapience à un béotien d'homme !

 

 

Pour Dominique qui fit en ma compagnie la rencontre d'un phasme

 

 

* chouchille : chuchote (régional)

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 06:46

Criquet.JPG

Le criquet sur la table du jardin

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 05 août 2012)

 

 

Haussé sur une table, un criquet fier et gris

Se croyait roi du monde :

Avec son essaim, il avait dévasté provinces et pays,

L’antenne vagabonde.

Altier, il regardait le lézard des murailles,

La fourmi laborieuse ;

Il n’avait que mépris pour la vile piétaille

Et la gent besogneuse.

Il toisait, souverain, le petit peuple apode

Comme autant de sujets.

« Vous serez, disait-il, condamnés à l’exode

Car tel est mon souhait ! »

Un enfant turbulent fortuitement survient :

Le lézard file au trou,

La fourmi se faufile pour rejoindre les siens,

Lui, bondit tout d’un coup ;

Le soulier du garçon l’écrase sans vergogne.

L’insecte ainsi déchut :

Celui qui se croyait le duc de Bourgogne

Brise tel un fétu !

 

Moralité

 

Quand on est tout-puissant, il faut craindre la chute :

Plus haute est l’ascension, plus dure est la culbute.

 

A Kergavat, Dimanche 05 août 2012 


Fable librement inspirée de la présence d’un criquet sur la table du jardin et malencontreusement tué.

 

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:25

  Mante et mouche

  Mouche et mante religieuse sur la table du jardin,

Jeudi 22 septembre 2011 (Photo ex-libris.over-blog.com)

 

   

Une mante éloquente rencontra une mouche,

Qui lui sembla très sotte et pas du tout farouche.

La demoiselle verte était en appétit 

Et elle aurait bien vite assouvi son envie.

« Approchez », lui dit-elle avec aménité,

« Je ne vous vois pas bien et voudrais admirer

Vos ailes diaphanes et vos yeux de velours.

Ce n’est pas si courant que je tombe en amour. »

Or l’on n’ignore pas que les mouches sont fines :

Elle vit en  la mante une autre Messaline

Et se dit in petto qu’elle n’était pas si bête,

Qu’on ne prend pas les mouches avec des chansonnettes.

« Que me chantez-vous là ? Je sais parfaitement

Vos mœurs assassines : vous tuez vos amants

Et vous les dévorez. Il ne me convient pas

D’être votre maîtresse et votre gras repas. »

La mante allait ravir la mouche téméraire

Mais celle-ci, évitant  les pattes sanguinaires,

S’envola prestement loin de la religieuse,

Qui resta sur le tas, affamée et boudeuse.

 

Moralité

 

Ne croyez pas les gens qui font de beaux discours,

Il est toujours à craindre de succomber d’amour.

 

  Mante verte

Mante religieuse sur la table du jardin,

Jeudi 22 septembre 2011 (Photo ex-libris.over-blog.com) 

 

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 07:23

 

le-cerf-et-la-vigne JJ granville

  Le cerf et la vigne, Jean-Ignace-Isidore Grandville (1803-1847)

 

On était en avril et, par un frais matin,

Un chevreuil intrépide s’en vint dans un jardin.

Oublieux des conseils prodigués par sa mère

Et portant haut ses bois, il n’était pas peu fier

De vivre sans licol : « Foin de ces fariboles ! »

  Il muse, il se hasarde, il va, il batifole ;

Arrachant les écorces, mâchant les jeunes tiges,

Et broutant la bourdaine, il est pris de vertige.

 

Il aperçoit la femme du maître de céans,

Qui lui paraît, ma foi, une assez belle enfant.

« Voilà donc, rêve-t-il, l’épouse qu’il me faut,

Les biches à côté d’elle n’ont rien que des défauts. »

Tout imbu de son charme, il flatte, il apprivoise,

La dame lui sourit, le don juan pavoise.

 

En s’approchant du gîte, quelle n’est pas sa surprise,

Au-delà des croisées, de voir la table mise !

« Que j’aimerais- dit-il- être convive ici ! »

Il l'ignorait encore, on l’y voyait aussi :

Non pas sur une chaise mais au fond de l’assiette,

En cuissot de chevreuil, sur un lit de sarriette.

 

On l’avait chapitré, c’est un bien grand malheur

De convoiter la femme dont l’époux est chasseur.

 

Fable librement inspirée par la venue insolite d’un chevreuil dans le jardin d’Alice (revesetecrituresdalice.over-blog.com)

 

Mardi 18 mai 2010

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Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

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La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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