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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 17:37

La Lassitude de l'infini, Giorgio de Chirico

La fenêtre est ouverte à la journée qui vient

Et les cris des enfants qui partent pour l’école

Montent dans le matin

 

La vie est devant eux

Immense et incommensurable

Avec son manteau de mystère

Son inconnu aventureux

Ses rêves en folie

L’air frais à pleins poumons

Les gestes déliés

Le sang clair triomphant

Qui fait rouges les joues

Tout est à respirer à aspirer à vivre

Dans ce panorama qu’il leur faut dessiner

 

Et moi mes doigts sont gourds

Le crayon glisse de mes mains

Mon esquisse a pris forme

En souvenirs enfouis et en actes manqués

Et tout ce qu’on voulait

Et que l’on n’a pas fait

Comme une lourde traîne

Sur mon dos lassitude

 

Et je n’entends soudain plus

Qu’un mince filet de voix

Les enfants sont partis

Mon dessin est fini

 

Lundi 16 septembre 2019 au matin

 

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commentaires

N
Magnifique poème au début ouvert et léger, puis vient la lassitude, qui fait baisser les yeux comme sur l'ombre au premier plan de la toile. Que veut nous dire le peintre, dans son tableau: sans horizon, pas d'avenir?
Le tableau, le dessin sont finis. Restent la plume et le papier vierge.
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C
Noune, j'aime beaucoup la fin de votre commentaire. Merci.
E
douce mélancolie...
Répondre
C
Oui, Emma, il est des matins où le coeur est gris.

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Des blancs ruisseaux de Chanaan

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Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

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