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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 09:56

  fillette à l'oiseau mort

Fillette à l'oiseau mort, Anonyme, début XVI°siècle,

Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles

 

L’autre jour sous mon porche

Un tout petit oiseau

Sautillait tristement

Dessus le fin gravier

Son paletot tout jaune

Souillé détricoté

Sa frêle aile brisée

Il n’avait où aller

Oisillon hors du nid

Froid et paralysie

 

Et j’ai eu sous mes yeux

Les arcades des ponts

Le creux des escaliers

Les recoins de fortune

Les abris des parkings

Les bouches de métro

Les tunnels en travaux

Tous ces endroits de pierre

D’acier et de béton

Où l’humanité pleure

Un monde sans chaleur

 

Mercredi 08 décembre 2010

 

 

 

 

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commentaires

N

Un beau poème. On voudrait parfois pouvoir aussi prendre dans ses mains un de ces moineaux humains. Hélas, on ne sait que faire.


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C

Merci, Jeanne, de votre commentaire. L'hiver est si dur pour les hommes et les oiseaux.


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J

je reviens sur ce blog à l'accroche du titre et après le triste spectacle du jardin il y a une demi-heure. L'oiseau que j'ai vu n'a pas eu de sursis et je sais bien que c'est dans la nature mais
c'est triste.
Cet oiseau t'a inspiré ce poème délicat et j'aime beaucoup la peinture que tu as choisi pour l'illustrer.


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C

Poéme un peu triste et beau , merçi Cathy , bonne semaine ...


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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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