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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 07:00

 

   EDOUAR~1

  Jeune femme cousant à la fenêtre, Edouard Vuillard 

 

Ô  Vous les délaissée, Ô Vous les dédaignées

Celles qu’au grand jamais on n’aura regardées

Silencieuses et douces à la nuque penchée

Qu’aucune main virile n’aura su caresser

 

Qui n’auront pas connu le frisson amoureux

Ni les ardents émois des serments des aveux

Ni l’incendie du cœur quand le corps est en feu

Et que l’on est au bord d’un monde prodigieux

 

Oh Vous à la fenêtre tout au long de vos jours

Dans votre robe grise et vos tristes atours

Piquant et repiquant  un ouvrage au tambour

Attendant sans espoir l’amant le troubadour

 

J’ai souhaité qu’un soir dans le soleil couchant

Quand tout sera fini qu’il ne sera plus temps

Un rayon lumineux illumine un instant

Le dé d’or à vos doigts mélancoliquement

 

 

Pour Les Croqueurs de Mots,

Défi n°53 : les dés sont jetés,

Thème proposé par M’annette

 

 

 

 

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commentaires

M
<br /> Poème très touchant, vraiment...<br /> Merci d'être passée sur notre page. Belle journée!<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci de l'avoir lu. A bientôt.<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> Somptueuse étoffe cousue d'or Catheau ! ces mots là me font mourir de plaisir, pourtant il n'est de bonne couturière sans dé, je ne m'y résous pas :0) Merci pour ta jolie manière d'aborder le défi<br /> côté petites mains !!<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci, Tricôtine, de ce commentaire très bellement imagé. Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> l'image est belle, tes mots aussi... merci<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci, Gridelle, de votre venue ici. Amitiés.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> magnifique...<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci, Askélia, de ce compliment. Amicalement.<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> Amour attendu, désiré, rai de lumiére sur un doigt d'or d'une flamme jamais allumée. Délicieux dé à coudre la poésie. merci<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci, Brunô, pour ce délicat commentaire. Amicalement.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Très beau poème Catheau, plein de nostalgie et d'attente !!<br /> Bonne soirée<br /> Monelle<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci, Monelle, d'y avoir été sensible.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Or et mélancolie, tristement se marient,<br /> les doigts de fée ne suffisent pas pour trouver un mari !<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Il n'existe point de baguette magique pour se faire aimer. Amicalement.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Poème d'une grande mélancolie, célébrant ces vies tenant tout entière dans un dés à coudre. Catherinettes assises à la fenêtre diffusant la lumière des rêves inassouvis.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Merci pour cette jolie formule d'une vie "tenant tout entière dans un dé à coudre". Amicalement.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> c'est un très joli poème à la gloire des couseuses!<br /> merci pour cette participation charmante!<br /> bonne soirée<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> A la gloire des couseuses... et des femmes qui ne sont pas aimées. Amicalement, M'annette, et merci pour ce thème.<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> Et pourtant, le modèle en est l'attente inconcevable de Pénélope défaisant la nuit ce qu'elle avait oeuvré le jour...Dans l'attente fidèle d'un homme qui s'en était allé...Non, ce ne peut-être le<br /> modèle...Trop de prétendants...! Mais comment imaginer qu'il existe sur terre une femme qu'aucun homme a jamais regardé, à moins qu'elle vive en recluse ou prisonnière...<br /> C'est le privilège du poète de pouvoir l'exprimer et laisser découvrir la détresse et l'improbable mais néanmoins certaine solitude de l'être...<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Elles existent, ces vestales ignorées, qu'on appelait vieilles filles autrefois. Merci, Gabian, de votre long commentaire.<br /> <br /> <br /> <br />

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