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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 22:20

nature morte avec poire et insectes Nature morte avec poire et insectes,

Justus Juncker, Francfort Statel Museum

 

Sous les quatre poiriers

Les poires sont tombées

Dans l’herbe dense et drue

Les fruits ont disparu

 

Sous les quatre poiriers

Je les ai ramassées

Elles avaient mûri

Elles avaient pourri

 

Sous les quatre poiriers

Je les ai rassemblées

Chair odoriférante

Exaltées par l’attente

 

Sous les quatre poiriers

Soudain j’ai suffoqué

Ivresse de la tonne

Aux senteurs de l’automne

 

Dans le jardin,

mercredi 15 septembre 2010

 

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 17:43

le porche

Nids d'hirondelles sous le porche

   

Dans l’air bleu de septembre

S’égaillent en folle ronde

Les cris des martinets

 

Indolemment ronronne

Un moteur d’avion

 

Un dytique a ridé

L'eau verte du bassin

 

Et voilà que se pose

Un pigeon gris et rose

Lourd mais aérien

Sur les losanges bleus

 

Un chat blanc a glissé

Le long des fins cyprès

 

J’entends crier mes pas

Dessus le fin gravier

 

Un pavot violet

Crève le potager

Alourdi sous les courges

 

  Le monde est à sa place

 

En rentrant sous le porche,

Un matin de septembre

 

 

sous le porche 2

Rosier rouge devant l'arrondi du porche

 

 

 

 

 

Mardi 21 septembre 2010

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 22:04

 

Myriam Nion 2

 

 

 

Dans le cadre d’Une Semaine enchantée, douze peintres, illustrateurs, sculpteurs, plasticiens ou photographes, résidant en Saumurois, exposent du 11 au 19 septembre 2010. Ils ont choisi les lieux où ils présentent leurs œuvres, inspirées par le thème « Tout et son contraire ». C’est l’occasion de retrouver Myriam Nion qui présente son Bric à Brac à la salle de la Sénatorerie, à Saint-Hilaire-Saint-Florent, en compagnie de Sophie Puls et de Max Le Baleur, l'une illustrant dans de petites boîtes les mots rares du dictionnaire, l'autre décliant en panneaux de couleur un abécédaire ludique.

Myriam Nion présente une série de vingt-quatre dessins au crayon, directement venus de son univers familier : ses chaussures, les broderies d’une taie d’oreiller, un bocal de conserve, un bougeoir, des bols à déjeuner, des livres de sa bibliothèque... Un inventaire à la Prévert qui donne à voir les objets de son quotidien et auxquels la main de la dessinatrice confère une vie et une noblesse nouvelles. Ils nous donnent ainsi l'occasion d'entrer par effraction dans son intimité et de découvrir ses goûts : la musique avec une partie d'accordéon, l'écriture avec une petite bouteille d'encre et un porte-plume, les voyages avec trois valises, la cuisine avec une vieille balance, la photographie avec le viseur d'un vieux Kodak et bien sûr les livres (Han d'Islande de Victor Hugo voisine avec  Alpes et Pyrénées). C'est aussi le temps de la vie que mesurent les choses avec le dessin d'une vieille montre de 1870, à l'usage de l'artiste.

Myriam Nion a travaillé à cette exposition depuis le 12 juillet, allant jusqu’à consacrer douze heures par jour à chaque dessin. Elle, qui avait laissé place à l’imaginaire fantastique en illustrant Kafka ou Lovecraft, revient ici à sa formation première, à savoir le dessin sur le motif.

On ne peut qu’admirer la technique à l’œuvre dans chaque dessin, réalisé à l’aide de deux crayons d’une extrême finesse. La gageure pour elle a consisté à rendre la transparence d’un verre à pied, le cuir d’une valise, la corde d’une bobine, le métal d’une paire de ciseaux, le bourrelet d’une broderie, le reflet du cuivre d’un bougeoir, le duveteux d’une peluche, le grain d’un papier, en utilisant uniquement ces deux instruments. Et il faut reconnaître que l’effet est saisissant, quasi-photographique. Il l’est d’autant plus que les dessins, présentés dans un cadre carré noir, sont surmontés des objets qui ont servi de modèles.

 

Semaine enchantée 2

 

Cette exposition nous dit combien l’appellation de nature morte, qui est la représentation d’objets usuels, de denrées alimentaires, d’animaux ou de fleurs, paraît inappropriée. En effet, ces objets ne contribuent-ils pas à la densité, à l’animation et au plaisir de la vie ? Les peintres hollandais étaient davantage dans le vrai quand ils parlaient de still-leben (nature immobile ou encore nature posant comme un modèle) et même les Français qui utilisèrent l’expression vie silencieuse au XVII° siècle : de même pour les Anglais qui préfèrent dire still-life (vie silencieuse ou vie immobile), pour définir ce genre pictural. Myriam Nion elle-même ne souligne-t-elle pas le plaisir qu’elle a eu à dessiner ces objets quotidiens, compagnons muets de sa vie, et la tristesse qu’elle éprouve à se séparer désormais de ses oeuvres ?  Elles accompagneront le visiteur grâce à un joli cartonnage carré marron, fermé par un petit bouton, dans lequel sont renfermées les reproductions des dessins.

Dans le cadre serein de la salle de la Sénatorerie, la nature morte, telle qu’elle apparaît grâce au crayon de la dessinatrice, semble le mieux à même pour interroger les formes et le rendu des matières de tous ces humbles objets, qui n’attendent que notre regard pour ressusciter d’une vie silencieuse.

 

  semaine enchantée 3

 

Dimanche 12 septembre 2010

 

 

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 10:48

 

 

 

 

Septembre

 

Portée électrique

Hirondelles sur le fil

Notes envolées

 

 

Samedi 11 septembre 2010 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 16:50

  bon-papa écrivant

Mon grand-père au front, écrivant (Collection personnelle)

 

C’est le triste sort des amantes, des épouses et des mères, depuis tout temps, d’attendre l’homme parti guerroyer et de vivre « l’amour de loin », tel que le chanta l’époque courtoise. Ma grand-mère ne fit point exception à la règle, puisque mon grand-père participa à la Grande guerre.

Dans son Carnet de Poésie, j’ai retrouvé sur un feuillet libre un texte, intitulé Prière de Mercier (si je déchiffre bien), évocatrice d’un éloignement douloureux qui dura quatre longues années. Je la restitue avec la ponctuation d’origine.

Cette préoccupation tendre de la femme aimée qu’éprouve le soldat au front m’émeut. Alors que la peur sans doute tenaillait sans relâche mon grand-père, il souhaitait que son épouse soit épargnée par l’inquiétude et les « effrois obscurs ». Très classique dans sa forme, cette prière de demande, dans sa simplicité, est ainsi le témoignage de l’amour qui liait mes grands-parents.

 

 

Seigneur mon Dieu veillez sur l’absente qui m’aime

De tout le grand amour dont je l’aime moi-même

 

Donnez à ses matins un rayon de clarté

Pour que son pauvre cœur en soit réconforté

 

Qu’elle ne sente pas dans la douteuse aurore

Que la maison est vide, hélas, et trop sonore

 

Qu’en se mettant à table elle ne pleure point

En songeant qu’elle est seule et que je suis bien loin

 

Par ces après-midi où l’hiver est si triste

Qu’un rayon de soleil de temps en temps l’assiste

 

Mais surtout, ô mon Dieu, que les soirs, les longs soirs

Ne l’environnent pas de pressentiments noirs

 

Au retour de la nuit, gardez sa solitude

Des souffles de la peur et de l’inquiétude

 

Que le grand vent plein d’ombre et dont tremblent les murs

Ne la pénètre pas de ses effrois obscurs

 

Que celle dont elle a le charme, que la lampe

D’une lueur de paix illumine sa tempe

 

Donnez-lui de dormir d’un sommeil calme et doux

Qu’un songe la visite et qu’il vienne de vous

 

Seigneur mon Dieu veillez sur l’absente qui m’aime

De tout le grand amour dont je l’aime moi-même

 

Prière de Mercier ( ?)

 

  P1000381

 

 

 

Samedi 11 septembre 2010

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 13:50

  hecate

 

J’ai entendu des aboiements

C’était Hécate et ses grands chiens

Qui s’en venaient sur le chemin

 

J’ai attendu au carrefour

Il faisait froid de désespoir

Son flambeau tremblait dans le noir

 

J’ai  aperçu son blanc visage

Et ses mains comme des serpents

La tiare en forme de croissant

 

J’ai hurlé un cri inaudible

Elle ne m’a pas regardée

Sauvagement elle est passée

 

J’ai appelé dans la nuit sombre

Elle avait rejoint Séléné

Loin dans le creux des peupliers

 

J’ai rêvé la nuit des sorcières

Porte béante des Enfers

La lune ne s’est pas levée

 

  hecate-William blake

Hécate, William Blake, vers 1795

 

 

 

Jeudi 09 septembre 2010

 

 

 

 

Pour papierlibre.over-blog.net

Thème : C’était par une nuit où la lune ne s’est pas levée

 

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 18:42

 

  crime-d'amour

 

Avec son dernier film, Crime d’amour, sorti récemment, Alain Corneau, qui vient de disparaître, surprend en mettant en scène deux femmes dans le milieu de l’entreprise.  On se souvient en effet de ses grands « films d’hommes » avec Yves Montand (Police Python 357) ou Patrick Dewaere et Blier (Série noire). Il s’agit ici d’une histoire de pouvoir, de jalousie et de vengeance, dont le cadre est une multinationale. Entre le PDG de la société, Christine, (Christine Scott-Thomas), manipulatrice et tyrannique, et la directrice-adjointe, Isabelle Guérin (Ludivine Sagnier), en quête d’identité, se tissent des liens ambigus et pervers qui conduiront au drame.

Avec ce thriller psychologique, Alain Corneau, admirateur de Plein soleil, a voulu revenir à une mécanique « fritzlanguienne », selon ses propres termes. S’il a eu très vite en tête l’idée de la seconde partie, à savoir le crime parfait, ce n’est qu’en travaillant avec Natalie Carter (dont il avait admiré le travail dans Un secret) que le décor de l’entreprise lui a fourni le mobile, celui du harcèlement et de l’humiliation. Il a souhaité par ailleurs réaliser un film qui surprenne le spectateur et qui soit en même temps bien construit sur des indices mécaniques, « sans gun ni poursuites de voitures », avec des gens normaux, pris dans des situations extraordinaires et qui se révèlent extraordinaires, avec une perfection diabolique qui l’intéressait. Ne qualifie-t-il pas la vengeance double d’Isabelle de « coup de billard à deux bandes » ? Et si le spectateur n’a pas de doute sur l’identité du meurtrier, il ne cesse cependant de s’interroger sur ses réels mobiles, se demandant comment il va pouvoir s’en sortir : une opacité de gestes et de sentiments qui est réellement au service du suspense.

Pour le réalisateur, il s’agit en quelque sorte d’un retour aux sources. Dans Police Python 357, le personnage faisait une enquête sur lui-même et contre lui-même ; et La Menace mettait en scène quelqu’un qui semait des indices accablants afin de simuler la culpabilité et qui en mourait. Et c’est bien cette schizophrénie qui est de nouveau à l’œuvre ici.

Pour montrer le jeu de ces prédateurs en col blanc, Corneau a souhaité une caméra qui demeure fixe sans s’interdire quelques mouvements glissés de temps en temps. C’est sans doute ce qui confère au film une grande austérité, non dénuée d’élégance. Assisté d’Yves Angelo comme chef opérateur, il a désaturé les couleurs, créant ainsi un univers froid et aseptisé, qui n’est pas le noir et le blanc, mais qui n'en est pas loin. Quelques taches de couleur éclairent parfois l’image : le rouge fuschia d’un dahlia dans l’appartement de Christine, le rouge vif de la robe d’Isabelle lors de la scène de l’humiliation publique ou encore le rouge des tuiles faîtières des murs de la prison où elle est incarcérée.

 

Crime-d-amour-2

 

Alain Corneau a fait le choix d'utiliser la musique avec justesse et parcimonie. Il a jeté son dévolu sur un vieil enregistrement des années 80 du saxophoniste Pharoah Sanders, Kazuko. L’introduction est jouée ponctuellement pour faire sourdre l’inquiétude et le morceau éclate pour accompagner remarquablement le crime. Le metteur en scène a par ailleurs fait écouter le passage à Ludivine Sagnier afin qu’elle s’en imprègne avant le tournage.

 

crime d'amour 4

 

Le casting est au service de ce film noir et le choix de l’affrontement professionnel et amoureux entre deux femmes lui donne un côté plus spectaculaire, voulu par Corneau. Christine Scott-Thomas est parfaite dans le rôle d’une Mme de Merteuil, calculatrice et vénéneuse, qui sait pourtant, par un battement de cils ou une crispation du visage, laisser affleurer la faille en elle. Quant à Ludivine Sagnier, son regard dur et volontaire, dément son attitude parfois enfantine. Elle reconnaît elle-même qu’elle peut laisser poindre la folie en elle, tout comme elle le faisait dans Un secret. Les deux comédiens masculins tirent leur épingle du jeu, Patrick Mille étant lâche et veule à souhait tandis que Guillaume Marquet, à la silhouette de bon jeune homme, distille avec art la menace finale.

Si la seconde partie du fil a un côté démonstratif un peu trop appuyé, notamment avec les flash-back en noir et blanc explicatifs, on reconnaîtra que cette nouvelle version féminine des Liaisons dangereuses dans l’entreprise recèle bien des atouts. Et l’on songe à la phrase du vicomte de Valmont à la marquise de Merteuil dans le roman de Laclos : « Ce n’est pas que je doute de votre adresse : mais ce sont les bons nageurs qui se noient. »

  crime d'amour 5

 

Sources :

Autour du film, Crime d’amour, Entretien avec Alain Corneau.

Interview d’Alain Corneau, Ludivine Sagnier, Christine Scott-Thomas, UGC Distribution.

 

Mardi 07 septembre 2010

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 16:38

  Lucifer foudroyé gustave doré

  Lucifer foudroyé, Gustave Doré

 

Dans le Carnet de Poésie de ma grand-mère, se trouve cette pensée, rédigée par une main dont je ne parviens pas à déchiffrer la signature ; elle stigmatise le péché capital, l'orgueil, celui qui résume en lui tous les autres.

 

Beaucoup de nos hommes politiques si sérieux ou de nos pseudo-penseurs feraient bien de la méditer !

 

Il y a de l’orgueil à n’être pas du tout futile ; et l’orgueil m’a toujours semblé, de la part d’un mortel, une erreur la plus cocasse.

 

16 novembre 1924

 

Merci à ma grand-mère, par-delà les années, de nous rappeler la relativité de toute chose  !

 

  P1000365

 

 

Lundi 06 septembre 2010

 

 

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 09:39

Maïs 

Maïs, chemin des Marais, Septembre 2010

 

Sur les blés moissonnés

Au teint lépré de terre

Sur les maïs secs

Aux épis frissonnants

Aux feuilles craquelantes

Sur les carrés de vigne

Aux grappes alourdies

De raisin suffoquant

Le vent souffle son chaud

 

Entre les jambes grêles

Des hauts hangars béants

La paille s’amoncelle

En montagnes roulées

Les insectes d’acier

Ont replié leurs pattes

Les cloches à salade

Pointent orgueilleusement

Leurs mamelons tout blancs

 

Dans son repli secret

En nuances de vert

L’étang s’est assoupi

Et sur les nénuphars

En chapelet luisant

Chassent les libellules

Au frou-frou des canards

Cajolement des geais

Fusée des hirondelles

 

Au creux des potagers

Les tomates rosissent

Dans une tiède odeur

Au cœur des ronciers

Mûres matelassées

Pointant leurs têtes noires

Sous le mirabellier

Les fruits sont écrasées

Confiture dorée

Sur le mur de tuffeau

Griffe la bignonia

Aux doigts rouges et sorciers

Des signes japonais  

 

C’était par un dimanche

Un début de septembre

Comme un monde aérien

Dans cet été indien

 

Bignonia 

Bignonia, place de l'Eglise, Septembre 2010

 

Dimanche 05 septembre 2010

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 13:39

  Elie Wiesel

 

Jeudi 02 septembre2010, c’était la rentrée de La Grande Librairie. François Busnel y recevait Olivier Adam pour Le Cœur régulier, Claudie Gallay pour L’amour est une île, Jim Harrison pour Les jeux de la nuit et Elie Wiesel pour Otage.

Evoquant ce dernier ouvrage, le prix Nobel de la Paix (1986) a expliqué comment il a le sentiment de n’avoir pas su trouver les mots pour dire l’indicible. Rappelant son livre La Nuit (1958), témoignage de son expérience dans les camps nazis et récit fondateur de son oeuvre, il a précisé qu’il avait mis dix ans à l’écrire et qu’il avait commencé par 864 pages en yiddish avant d’en donner la version définitive. Il a cité le très beau proverbe yiddish : « Si tu veux trouver l’étincelle, il faut fouiller la cendre. »

Et à propos de sa dernière publication, Elie Wiesel a souligné comment, au sein de l’univers concentrationnaire, s’était constituée une micro-société avec ses rois, ses mendiants, ses penseurs, ses écrivains. Or, ce qui l’a beaucoup frappé, c’est le grand nombre de ces auteurs qui se sont suicidés après la guerre (Paul Celan, Tadeusz Borowski, …). C’est pour cela qu’il affirme avec force : « J’écris contre le suicide. » Car, au coeur de son œuvre réside un dilemme fondamental, selon l’historienne Annette Wieviorka, qu’elle formule ainsi : « On ne peut pas tout dire, on ne peut pas se taire. »

Encore une fois, avec Otage, c’est cette entreprise qu’il poursuit inlassablement.

 

 

Dimanche 05 septembre 2010

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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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