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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 15:26

 

 

 Feuille morte

Pierre tombale cassée devant l'église de Marson (Samedi 09 octobre 2010)

 

 

 

La souche est coupée

La feuille est séchée

La pierre est cassée

 

Un champignon gris 

Sur l’herbe verdie

La vie comme un cri

 

Samedi 09 octobre 2010,

devant l'église de Marson

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 16:22

cygnes 2 

Nichée de cygnes sur l'étang de Marson (Samedi 09 octobre 2010) 

 

 

Au milieu de l’étang

Sauvage isolement

Cygnes et leurs petits

D'un blanc d'Agnus Dei

 

Samedi 09 octobre 2010

 

 

 

 

cygnes 4 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 08:17

  puits de lumière

  Dans la cave, sous le jardin, Inspiration (Vendredi 08 octobre 2010)

 

 

 

 

Bouffée de lumière

Dans la cave obscure et nue

Gaïa qui respire

 

Sous le puits de lumière de la cave, 15 h,

Vendredi 08 octobre 2010

 

 

Puits de lumière 2 

Dans la cave sous le jardin, Expiration (Vendredi 08 octobre 2010)

 

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 17:17

Escargot

Un escargot, Pointe aux Piments, Ile Maurice (mars 2010)

 

L’escargot se déplace

dans une continue

création de son corps

s’invente et se rejoint.

 

Il glisse avec aisance

dans le tunnel sans fin

de son identité.

On le dit peu rapide,

 

sans voir que le précède

son image future

et qu’il avait en lui

la route qu’il emprunte

 

Loin de l'étang, 1971, 

in Le Livre d’or des poètes, Georges Jean, Seghers, Tome 2

 

 

J’aime ce poème d’Alexandre Toursky qui décèle la beauté secrète de l’escargot, faite de lenteur et d’invention perpétuelle.

Alexandre Toursky (1917-1970), dit aussi Axel, est ce poète français qu’admirait Joë Bousquet, qui disait en parlant de lui : « De tous les poètes, vous êtes celui dont je voudrais avoir tout l’œuvre dans le cœur. » Une invitation à le découvrir !

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 16:44

 

  Châtaignes

Les bogues sur le chemin,

Jeudi 07 Octobre 2010 

 

Le soleil dans les arbres

 Et le vent dans les branches

Le bruit mat des bogues

Tombant  comme des gouttes

Sur nous dans la forêt

   

Promenade à Verrie,

Jeudi 07 Octobre 2010

 

 

Châtaignes 2

  Les bois de Verrie,

Jeudi 07 octobre 2010

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 13:22

  rue lecourbe

  Paris, La rue Lecourbe et le métro aérien, ND, Photo

 

 

Dans l’air étincelant

D’un clair matin d’automne

Que la nuit a lavé

 

Sur les trottoirs miroirs

Et dans les flaques d’eau

Giclées d’adolescents

Aux visages embrumés

 Aux gestes embarrassés

Pères préoccupés

Tenant bon la menotte

Du petit qui trottine

D’un pas accéléré

Poussettes et cartables

Cheveux en débandade

Echarpes dénouées

Silhouettes maussades

Portes entrebâillées

Eclat des carrosseries

Coupant comme du verre

Tohu-bohu de cris

De moteurs de klaxons

Toute la rue bourdonne

 

Et dans le grondement

Mugissement lointain

Du métro aérien

La fulgurance ocrée

Façade ornementée

Douces rotondités

D’un fier immeuble d’angle

Signé Alfred Agache

Chauffant son ventre rond

Au soleil tôt levé

 

Rue Lecourbe, 8h du matin,

Mardi 21 septembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

Pour le Jeudi en Poésie des Croqueurs de Mots 

Thème libre proposé par Olivier de Vaux

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 13:26

  odeur-de-la-papaye-verte-

 

 

Lundi 04 octobre 2010, France O diffusait le film du cinéaste Tran Anh Hung, L’odeur de la papaye verte, Caméra d’or à Cannes (1993), César de la Meilleure œuvre (1993) et nomination à l’Oscar du Film étranger à Hollywood. Une reconnaissance méritée pour un premier long-métrage qui conjugue une grande émotion et une maîtrise technique remarquable.

Ce jeune réalisateur, issu de l’Ecole Louis Lumière, a quitté le Viêt-nam à l’âge de douze ans. Il avoue la nécessité psychologique qui présida à sa volonté de faire ce film : « J’avais besoin de regarder derrière moi, besoin d’un passé cinématographique national que je n’avais pas. » Il parvient cependant à restituer avec fidélité l’atmosphère d’une famille vietnamienne de commerçants en tissus, à travers le regard serein et émerveillé d’une petite domestique de dix ans, prénommée Mùi (Lu Man San). Nous sommes dans le Viêt-Nam des années 1950, quand la sirène du couvre-feu dit la menace de la guerre. Le spectateur découvre cette maison typiquement vietnamienne, organisée autour de sa cour à la végétation luxuriante, où les grillons voisinent avec les grenouilles, où les chants des oiseaux font écho aux notes d’un instrument de musique traditionnelle. « Je voulais que cette histoire se passe dans un petit quartier calme, typiquement vietnamien », explique le metteur en scène.

A travers cette petite domestique et les autres personnages féminins, c’est la condition de la femme qui est un des enjeux du film. Le cinéaste le dit lui-même : « Je voulais parler du problème de la servitude, qui est au cœur de la condition de la femme vietnamienne. Cette servitude étant très liée à la tradition et à l’éducation, elle se perpétue par un recommencement continuel. » La mère (Truong Thi Loc) subit passivement les frasques de son mari (Tran Ngoc Trung), qui disparaît régulièrement et dilapide la fortune familiale. La belle-mère (Vo Thi Hai), qui vit dans le souvenir de son époux mort, reproche à sa belle-fille de n’avoir pas su rendre son fils heureux. Les deux domestiques, la jeune et la vieille Ti (Nguyen Anh Hoa), accomplissent les gestes du quotidien sans jamais se plaindre. Tran Anh Hung reconnaît par ailleurs que son oeuvre est « le souvenir d’enfance des gestes maternels ».

C’est ainsi que la multiplication des gros plans, parfaitement maîtrisés, nous donne à voir au plus près la réalité vietnamienne. Les vint-cinq kilos de riz qui glissent dans une jarre vernissée, les petites assiettes et les bols des repas disposés avec minutie, l’épluchage au plus près de la papaye, légume quand elle est verte, fruit lorsqu’elle est mûre. La papaye, dont les grains, semblables à de petites perles, sont caressés par le regard émerveillé de Mùi.

 

odeur-de-la-papaye-verte-02-

 

La fascination du film tient sans doute à la qualité du regard de cette fillette vietnamienne que rien n’étonne, qui porte attention à la moindre chose, au plus petit être vivant. C’est un gecko qui se glisse dans les feuilles du philodendron, ce sont les grenouilles et leur chant omniprésent, c’est le grillon porte-bonheur que Mùi emportera dans la maison du pianiste alors qu’elle a vingt ans. Impassibilité sereine, qui est celle du cinéaste filmant le doigt de Tin (Neth Gérard) écrasant une fourmi, aussi bien que les éclats d’une potiche de porcelaine cassée. Si la violence et la douleur affleurent, elle sont toujours contenues et suggérées : plan superbe de la mère et du fils Lam (Do Nhat), assis dans la même attitude et unis dans la souffrance après l’humiliation de la mère ; gros plan sur les humbles sandales de Mùi, symbole de sa servitude, regard de Tin, le petit maître, toisant sa domestique, photo de la petite sœur disparue sur l’autel des ancêtres.

Si la douleur est sous-jacente, la douceur est aussi présente. On retiendra la scène émouvante où la maîtresse offre à sa petite domestique, un ao-daï et des bijoux en or, ceux qu’elle réservait à sa fille morte : « Tu m’as tellement aidée, lui dit-elle, pendant ces dix ans. » C’est encore le sourire mystérieux avec lequel Mùi, servant à table, découvre Khuyên (Vuong Hoa Hai), le musicien au service duquel elle entrera dix ans plus tard. C’est enfin la merveilleuse scène de cache-cache, toute en fluidité, où Mùi retarde son abandon à l’amour du jeune pianiste, qui lui apprendra à lire

Dans ce film, transparaît une philosophie de l’existence dont le chef décorateur Alain Nègre et  le chef opérateur Benoît Delhomme se sont fait admirablement les porte-paroles. Il faut en effet savoir que cette maison vietnamienne a été complètement reconstituée à Bry-sur-Marne dans les studios de la SFP. N’ayant pu tourner sur place à cause de la hausse des coûte et de la saison des pluies, Tran Anh Hung, pourtant très attaché à la dimension asiatique de son projet, et C. Rossignon, le producteur, se sont résolus à tourner en France.

Le décorateur a donc accordé une attention toute particulière à l’atmosphère typiquement vietnamienne, qu’il a rendue notamment avec la présence des claustras ouvragés, permettant une grande profondeur de champ et de longs travellings. Il a souhaité aussi faire apparaître le contraste entre l’espace privé et public : « Une fenêtre doit donner l’impression de vie derrière », dit-il. Il a fait venir du Viêt-Nam quelques containers d’objets, dont les volets qui entourent la maison ou les nattes qui habillent les murs. Pour la cour végétale, lieu emblématique, Benoît Delhomme, le chef opérateur, a choisi une lumière « zénithale » qui contraste avec celle des intérieurs, moins focalisée et plus tamisée, comme celle qui se glisse à travers les moustiquaires de la chambre des servantes ; plus dorée aussi, telle celle qui auréole la séance d'acupuncture, destinée à soigner le père prodigue. Selon le producteur, Benoît Delhomme a véritablement « sculpté » la lumière. C’est donc un véritable tour de force d’avoir su transposer un petit Viêt-Nam à Bry-sur-Marne, d’en avoir donné « l’illusion tangible », uniquement à partir d’une maison de bois et de verdure.

Ainsi, dans ce long métrage quasi-muet, dans lequel les comédiens sont tous des amateurs (sauf Mùi à vingt ans, jouée par Tran Nu Yên Kê), où résonnent les notes d’un instrument traditionnel et celles des Préludes de Chopin, les êtres vivants et les choses exhalent leur beauté cachée, le quotidien est marqué par un rituel immuable, la retenue et la pudeur sont de mise et tout y « bouge harmonieusement », ainsi que le dit Mùi à la fin du film. Et l’on ne peut que remercier ce jeune cinéaste vietnamien de nous apprendre à contempler le monde à travers le regard d’une petite fille, qui est peut-être le regard du Bouddha.

 

  Tran%20Anh%20Hung

 

Tran Anh Hung et Tran Nu Yên Kê

 

 

 

 

Sources :

Arte, L’odeur de la papaye verte :

Note du réalisateur,

Le film vu par Alain Nègre,

Le regard de Christophe Rossignon.

 

 

Mercredi 07 octobre 2010

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:09

P1000319

 

 

Dans Le Carnet de Poésie de ma Grand-mère, on trouve ce dessin coloré à la plume, qui fait un peu songer aux dessins anglais de chasse à courre. La date et la signature sont illisibles. Au vu de sa place dans le livret, on peut le  situer entre 1906 et 1910.

Il m'a inspiré ces quatre tercets :

 

 

Au bois une amazone

Conductrice des chiens

A la chasse s'adonne

 

Dans les prés les vallées

Elle mène les siens

Bruyante et entêtée

 

Actéon l’avait vue

Défi prométhéen

Quand elle se baignait nue

 

Ô Diane vengeresse

Un cerf  il devient

Et brame sa détresse

 

 

   

Lundi 04 octobre 2010

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 09:45

  Bâillement

  Poisson rouge sous la pluie, Samedi 02 octobre 2010

 

L’après-midi est moite comme des draps mouillés

Le soleil est voilé tel une chambre noire

La pluie bave des bulles sur le bassin herbé

Et un gros poisson rouge bâille son nonchaloir

 

Samedi 02 octobre 2010,

au milieu de l'après-midi

 

 

Bâillment 2 

La fin des nénuphars, Samedi 02 octobre 2010

 

 

 

 

Lundi 04 octobre 2010

 

 

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 17:21

  raymond-radiguet

Raymond Radiguet par Pablo Picasso, 17 décembre 1920 

 

 

 

Ciel ! les colonies.

 

Dénicheur de nids.

Un oiseau sans ailes.

Que fait Paul sans elle ?

Où est Virginie ?

 

Elle rajeunit.

 

Ciel des colonies,

Paul et Virginie :

Pour lui et pour elle

C’était une ombrelle.

 

Raymond Radiguet, Les Joues en Feu (1920)

 

Les Joues en Feu de Raymond Radiguet (1903-1923) est le recueil de poèmes de ce jeune homme de dix-sept ans, que ses amis appelaient Monsieur Bébé, et qui mourut à vingt ans de la fièvre typhoïde.

Celui qui créa, avec son mentor Jean Cocteau et avec Erik Satie, un opéra-comique intitulé Paul et Virginie a écrit aussi ce court poème au titre semblable. En dix pentamètres d’une brièveté fulgurante, il a l’art d’exprimer ce que fut l’amour fou de deux enfants sous le ciel de l’île Maurice, alors Ile de France. « Tu me demandes pourquoi tu m’aimes ; mais tout ce qui a été élevé ensemble s’aime. Vois nos oiseaux ; élevés dans les mêmes nids, ils s’aiment comme nous : ils sont toujours ensemble comme nous… » (Paul et Virginie, Bernardin de Saint-Pierre, Collection GF, Flammarion, p. 113).

 

Dimanche 03 octobre 2010

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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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