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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 10:22

    fresque étel

 

                   Fresque de l'église d'Etel, par Xavier de Langlais

 

 

 

L'église des marins a sombré dans le noir

Et les voix des chanteurs s'élèvent dans le soir

Sur la fresque en couleurs où la Vierge au jusant

Au peuple de la mer présente son enfant

 

Leur voix mâle et profonde envahit tout l'espace

Elle chante le vent la vague au blanc fugace

Les vaillants capitaines et leurs amies au port

L'audace des départs les algues de la mort

 

Elle suit la marche lente des vieux goémoniers

Moissonneurs de la mer aux chevaux fatigués

Et rêve d'une terre de ciel et d'océan

Où un phare clignotant guidera les errants

 

Elle crie la prière de l'homme au ciré jaune

Frissonnant sur le pont dans la pluie des cyclones

Et rêvant à la fille de Valparaiso

A ses cheveux si noirs à ses bras blancs si chauds

 

Pareilles à la marée les voix roulent puissantes

L'accordéon sanglote d'une âme gémissante

Les Gabiers d'artimon matelots en bordée

Nous emmènent au plus loin sur leurs mers inventées

 

 Vendredi 22 juillet 2011, église d'Etel,

 Concert des Gabiers d'artimon (Lorient)  

 

 

 

    gabiers d'artimon

                 Les Gabiers d'artimon (Photo bretondetheix)

 

 

 

 

 


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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 08:18

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                 Collégiennes écoutant leur professeur

          lors d'une exhibition à Tamarama beach, Australie

                                  (Novembre 2008)

 

 

Quand elles seront bien vieilles

Les jeunes collégiennes

En uniforme gris

Groupées à la douzaine

Autour du sablier

Elles se rappelleront

Ce matin de novembre

Quand elles avaient quinze ans

Un coeur et corps ardents

Des rires triomphants

Mais le sable a coulé

Les années ont passé

Vide est le sablier

 

Novembre 2008, Tamarama beach, Australie

 

 

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Entre ombre et lumière,

Thème proposé par Murielle :

Quelque chose de petit reproduit en grand

 


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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 13:23

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Pleine lune sur Carantec (Mercredi 13 juillet 2011)

 

 

En ce soir de juillet

La lune en sa pâleur

Baignait de sa lueur

Les toits bleu ardoisé

 

La nuit ne venait pas

L’air était transparent

Le vent était absent

La mer comme un drap

 

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  Le ciel rosit sur les rochers de Rhu-Land (Mercredi 13 juillet 2011)

 

 

On venait des rochers

Qui sombraient dans le noir

Les barques en reposoir

Sur les eaux oubliées

 

Je me suis retournée

Le soleil au fer blanc

S’enfonçait dans le sang

D’un ciel supplicié

 

Mercredi 13 juillet 2011,

Carantec, vers 10h du soir

 

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  Coucher de soleil devant le port de Carantec (Mercredi 13 juillet 2011)

 

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 09:37

  Calot 3 clochers

Saint-Pol de Léon, vue de l'île Callot   à Carantec

(Phot ex-libris.over-blog.com, jeudi 14 juillet 2011)

 

 

 

On va à l’île Callot

Par la Passe aux Moutons

Il flotte dans les flaques

Où se tordent les algues

Des araignées de mer

De fins poissons d’argent

Des mouvements de mouettes

 

Dans l’odeur des fenouils

Filiformes et fragiles

Une barque bleutée

Attend son goémon

Le château du Taureau

Dresse sa  masse grise

 

On voit les hampes grêles

Des jardins de la mer

Le trio des clochers de Saint-Pol de Léon

Tremblotant dans la brume

Et le cube tout blanc

D’un haut ferry au port

 

callot

Vers l'ïle Callot

(Photo ex-libris.over-blog.com, jeudi 14 juillet 2011)

 

L’école où l’on allait

A fermé ses volets

Un tracteur haut perché

Dort près des rochers ronds

Des vivaces ajoncs

Et des champs de légumes

 

Par le chemin qui monte

Parmi les hortensias

On devine ar-Galloud

Flanquée de ses trois cloches

Qui chantent fa-la-do

A l’heure de midi

 

Et dans le sanctuaire

Salué des corsaires

Quand ils prenaient le large

Derrière le jubé

Sous les barques votives

Sous les yeux de saint Yves

Dans sa robe écarlate

Marie Toute-Puissante

Brandira doucement

Son long sceptre fleuri

 

Jeudi 14 juillet 2011

  callot MarieNotre-Dame de Toute- Puissance, dans la chapelle de l'île Callot

 (Photo ex-libris.over-blog.com, jeudi 14 juillet 2011)

 

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 09:00

Femme à la fenêtre Caspar David Friedrich 1822 Nationalga

            Femme à la fenêtre (1822), Carl Caspar Friedrich,

                               Nationalgalerie, Berlin

 

 

 

La fenêtre est ouverte et le jardin s'endort,

Longuement, avec des bruits d'eau et des murmures

D'invisibles oiseaux blottis dans les ramures

Que le soir a tiédies de sa caresse d'or.

 

La fenêtre est ouverte. Et monte le silence

Du coeur des fleurs, du coeur de l'ombre jusqu'à nous

Qui, pensifs, l'écoutons venir à pas très doux

Du fond de notre obscure et grave conscience.

La fenêtre est ouverte... et le jardin n'est plus

Qu'une chose confuse et doucement lointaine

Où l'on entend parfois, aux rumeurs des fontaines,

Bouger les ailes des oiseaux qui se sont tus.

 

Premiers vers in La Bohème et mon coeur, 1939, Francis Carco

 

 

 

 

Blog entre parenthèses

 

 

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 10:54

Coccinelles 2

                       La plage de la Roche sèche à Erdeven

                           (Photo ex-libris.over-blog.com)

 

 

La plage est sommeilleuse

La mer est paresseuse

Le ciel a revêtu

Son habit de revue

Et d'indolents nuages

Comme chats blancs s'étirent

Des cheveux d'algues brunes

Alanguis sur la grève

Enserrent les marcheurs

D'un lacis reptilien

La brise désinvolte

Caresse les oyats

Je fais couler le sable

Aux couleurs de la terre

Entre mes doigts humides

 

Comme tombe une portière

Le soleil soudain

A perdu sa lumière

 

Les yeux levés au ciel

Je regarde plonger

Un envol de mouettes

Qui vont à la pêchette

De rouges jouvencelles

De folles coccinelles

Aux mouches libertines 

 

Lundi 11 juillet 2011

 

 

 

 

 

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:54

Le docteur Jivago

Larissa Fiodorovna Antipova (Julie Christie)

et Iouri Andréiévitch Jivago (Omar Sharif),

dans le film de David Lean, Le docteur Jivago

(Photo Allo-Ciné)

 

 

J'avais vu il y a bien longtemps le film de David Lean, Le docteur Jivago et, comme beaucoup je le pense, j'avais gardé en mémoire le beau visage sensuel et grave de Julie Christie dans le rôle de Lara et le regard fiévreux et méditatif d'Omar Sharif, l'interprète de Youri Andréievitch Jivago. Ne surnageaient dans mes souvenirs que cette histoire d'amour et de douleur.

Or, à la lecture de l'œuvre de Pasternak, il me semble que l'essentiel est peut-être résumé dans cette passion faite de paradoxes et que, d'une certaine manière, elle reflète toutes les ambiguïtés de la révolution russe, par ailleurs si bien dépeinte dans le roman. L'écrivain russe qui déclarait « Ne pas choisir, surtout ne pas choisir », propose ici un roman d'amour qui apparaît comme une fable symbolique. Le médecin poète, « intellectuel à l'échine docile », pétri de paradoxes, qui condamne et accepte la violence, est le reflet des tourments d'un auteur, « équilibriste entre sa chère Russie et le bolchevisme ». Tout comme peut l'être aussi Lara, Larissa Fiodorovna Antipova, « celle qui porte une faille pour toute la vie », qui est déchirée entre sa faute originelle et sa pureté ; comme l'est encore son époux Pacha, Pavel Pavlovitch Antipov, alias Strelnikov, que son « don de pureté morale et d'équité », exempts de tolérance du cœur et d'intuition, mèneront aux pires excès.

Admirable roman qui n'est pas celui des « justes, ceux qui ne sont jamais tombés, qui n'ont jamais fait un écart. » Pour ceux-là, « leur vertu est morte, elle a peu de prix. » En effet « la beauté de la vie ne [leur] a pas été révélée » (p. 511). Un des thèmes récurrents de Pasternak n'est-il pas celui de la vie, déjà exprimé dans Ma sœur la vie ? Et Youri, alors qu'il critique « les promoteurs de la révolution [qui] n'aiment que le tohu-bohu et les chambardements, affirme : « L'homme est né pour vivre et non pour se préparer à vivre. Et la vie elle-même, quoi de plus précieux, de plus enivrant ? » (p. 385)

Amour de la vie, opiniâtreté à vivre, qui se trouvent remarquablement exprimés dans ce passage où Youri Jivago, de retour à Iouratine après ses dix-huit mois passés chez les partisans, assimile la Russie à Lara : « C'est une soirée de printemps. L'air est tout piqué de sons. Les voix des enfants qui jouent sont éparpillées un peu partout comme pour montrer que l'espace est palpitant de vie. Et ce lointain, c'est la Russie, cette mère glorieuse, incomparable, dont la renommée s'étend au-delà des mers, cette martyre, têtue, extravagante, exaltée, adorée, aux éclats toujours imprévisibles, à jamais sublimes et tragiques ! Oh, comme il est doux d'exister ! Comme il est doux de vivre sur la terre et d'aimer la vie ! Oh, comme l'on voudrait dire merci à la vie même, à l'existence même, le leur dire à elles, et en face.

Oui, Lara, c'est tout cela. Puisqu'on ne peut communiquer par la parole avec ces forces cachées, Lara est leur représentante, leur symbole. Elle est à la fois l'ouïe et la parole offertes en don aux principes muets de l'existence. » (p. 501).

On retrouve l'expression de cette conception au moment où le docteur Jivago contemple la forêt lors de son séjour forcé dans la milice des Bois. A la contempler, « c'est comme si l'esprit de la vie entrait à flots dans sa poitrine, traversait tout son être et faisait jaillir des ailes de son dos ». Il revoit le visage de Lara, dont il chuchote le prénom : « Et ce murmure s'adressait à toute sa vie, à toute la terre, à tout ce qui s'étendait devant lui, à l'espace illuminé par le soleil. » (p. 442).

Strelnikov, lorsqu'il rencontre pour la seconde et dernière fois Jivago à Varyniko, la veille de son suicide, reconnaît aussi à la jeune femme cette capacité à incarner les beautés et les tourments du monde. Evoquant son épouse alors qu'elle était lycéenne, il dit : « C'était une petite fille, une enfant, mais on pouvait déjà lire sur son visage, dans ses yeux, l'alarme du siècle, son inquiétude. Tous les thèmes de l'époque, toutes ses larmes et toutes ses offenses, toutes ses impulsions, tout son ressentiment accumulé et toute sa fierté étaient inscrits sur son visage et dans son allure, dans ce mélange de modestie virginale et de sveltesse audacieuse. On pouvait accuser le siècle en son nom, par ses lèvres. […] Cela ressemble à une prédestination, à un signe du destin. Il fallait posséder cela de naissance, y avoir droit. » (p. 588).

Ce don de la vie, Youri Jivago le possède aussi au plus haut degré, ainsi que le lui révèle Anna Ivanovna Groméko, la mère de son épouse Tonia, et qu'il guérit au début du roman. Reconnaissant son talent, elle lui dit : « Et le talent, au sens le plus haut et le plus vaste, c'est le don de la vie. » Et Youri l'exprime dans le poème qu'il écrit alors qu'il est victime du typhus « Deux petites phrases vaguement rimées l'obsè[dent] alors :

 

La joie de Le toucher

Il faut se réveiller

 

C'est ainsi qu'il revient à la vie : « Et l'enfer, la perdition, la mort sont heureux de Le toucher, mais aussi le printemps, et Madeleine, et la vie. Il faut se réveiller et se lever. Il faut ressusciter. » (p. 268).

De ce roman des ruptures, nombre de scènes demeurent en mémoire : l'arbre de Noël chez les Sventitski, quand Lara tire sur Komarovski, la danse du vieux Juif moqué par un jeune cosaque, le voyage hallucinant de Jivago et des siens vers Varyniko, la mort du jeune garde blanc tué par Jivago, la venue dans les lignes des partisans d'un malheureux, amputé du bras droit et de la jambe gauche par les Blancs en représailles, les nuits à Varyniko tandis que dehors hurlent les loups...

Toute l'œuvre m'apparaît marquée par ce quelque chose de radical que définit Youro Jivago devant son beau-père Alexandre Alexandrovitch : « Dans cette façon de tout pousser jusqu'au bout, sans rien craindre, il y a quelque chose de bien russe et qui nous est familier depuis longtemps. Quelque chose de l'implacable luminosité de Pouchkine, l'Annonciateur, de l'impeccable fidélité au réel d'un Tolstoï. »

Mais au-delà des douleurs des séparations amoureuses et des excès de la révolution, demeure cette foi en la vie que le poète Jivago exprime dans l'avant-dernier quatrain de « La noce », le onzième des vingt-cinq poèmes, qui clôturent le roman :

 

Et la vie, est-ce autre chose

Qu'un instant sans poids,

Que se fondre en tous les autres

Comme en don de soi ?

 

 

 

Les références renvoient à l'édition Folio, n°79

 

 

 

 

 

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 16:51

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                        Sur la dune d'Erdeven (Mai 2011)

 

Que j'aime

Quand tu poses

Frémissant virtuose

Ta main sur l'encolure

Des chevaux aux pâtures

Et que tes doigts écrasent

Les plantes des chemins

Libérant leur parfum

En surprenante extase

Et quand tu reconnais

Les oiseaux dans les haies

L'insecte minuscule

Sur son vert pédoncule

Et lorsque de profil

Tranquille et immobile

Tu contemples la mer

Aux vagues éphémères

 

Toi seul as su me dire

Le chant de l'oiseau-lyre

Le cri de la nature

Le vent dans la voilure

Des buissons et des arbres

Veinés comme des marbres

Toi seul m'as raconté

La lente création

La vive pulsation

Des êtres inconnus

Sous mes yeux apparus

Toi seul m'as déchiffré

Des feuilles et de l'écume

Du poil et de la plume

Les frissonnants secrets

 

Dimanche 10 juillet 2011

 

 

 

 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 16:33

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       Une jeune communiante se hâte vers l'église San Mateo

                        (Tarifa, dimanche 26 juin 2011)

 

   

Il est unique

Le moment où

Les arbres font de l'ombre

Sur le trottoir gris de soleil

A onze heures du matin

 

Il ne reviendra pas

L'instant où

Dans sa robe de tulle

Et ses chaussures blanches

Elle court vers l'église

De San Mateo

En tenant sa robe d'une main

 

Il est éphémère

Le temps où

Elle entrera dans la nef

Aux senteurs d'encens et de lys

Aux vibrations des chants profonds

 

Elle est rare

Cette minute intense

Où la jeune noire

Immaculée

Va vers cette rencontre

Qui n'a lieu

Qu'une fois

 

A Tarifa, non loin de l'église San Mateo

11 h du matin, dimanche 26 juin 2011

 

 

 

 

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 17:38

  Couchée Ernst

                  Le jardin de la France, Max Ernst (1962),

                                        Huile sur bois

 

 

 

A droite, le ciel, à gauche, la mer.

Et devant les yeux, l’herbe et ses fleurs.

Un nuage, c’est la route, suit son chemin vertical

Parallèlement à l’horizon de fil à plomb,

Parallèlement au cavalier.

Le cheval court vers sa chute imminente

Et cet autre monte interminablement.

Comme tout est simple et étrange,

Couchée sur le côté gauche,

Je me désintéresse du paysage

Et je ne pense qu’à des choses très vagues,

Très vagues et très heureuses,

Comme le regard las que l’on promène

Par ce bel après-midi d’été

A droite, à gauche,

De-ci, de-là,

Dans le délire de l’inutile.

 

Robert Desnos, Bagatelles, 1930-1932

 

 

Blog en pause

 

 

 

 

 

 

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Des blancs ruisseaux de Chanaan

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La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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