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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:07

 Patio de la sultane 2

Azulejo évoquant la mort du dernier Abencérage, qu'immortalisa Chateaubriand,

Patio de la Sultana, jardins du Generalife, Grenade,

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 15 avril 2012)

 

 

Sous le cyprès de la Sultane

Où sanglote l’escalier d’eau

Quand la nuit vient à fendre l’âme

On entend un funèbre écho

C’est le chef de l’Abencérage

Roulant sanglant sous le couteau

Ravi d’amour sur le dallage

 

Dans le patio de la Sultane, jardins du Generalife,

Dimanche 15 avril 2012

 

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 14:12

 Saint_Cado_.jpg

La maison aux volets bleus sur l'îlot de Nichtarguer à Saint-Cado, Morbihan

(Photo Wikipédia.org)

 

Un jour j’irai à Saint-Cado

Je monterai au blanc canot

Vers la maison aux volets bleus

Où nichent les noirs macareux

Quand le soleil couchant descend

Sur la ria aux flots mourants

 

Sur le muret de pierres sèches

J’écouterai seule à la fraîche

La légende de Glamorgan

Le saint Cado du Morbihan

Venu sur mer en lit de pierre

Et le trompeur de Lucifer

 

J’écouterai les vifs sons

Des enfants plongeant du vieux pont

Les pas marcheurs vers la chapelle

Sonnant dans l’air immatériel

M’éblouira le blanc des murs

Comme à ma peau une écorchure

S’exaltera le bleu des toits

Au doré du ciel qui flamboie

 

Et sur la ria qui s’endort

Je verrai virant de bord

L’ombre rouge d’un sinagot

De ma nuit le rêveur flambeau

 

Pour Papier Libre de Juliette,

Thème : sur la photo de la maison aux volets bleue de la petite île de Saint-Cado (Morbihan)

 

 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:05


 juges-integres.jpeg

      Les Juges intègres, un des panneaux du triptyque de L'Agneau mystique de Jan Van Eyck (1432).

Dans La Chute, Camus évoque le vol de cette oeuvre dans la cathédrale Saint-Bavon de Gand, le 11 avril 1934


Vendredi 27 avril 2012, au théâtre Beaurepaire à Saumur, le comédien Jean Lespert nous a donné à entendre avec force et subtilité la voix d’Albert Camus, « l’homme ulcéré » (Jean Onimus). Il interprétait La Chute (1956), un des derniers grands textes du penseur de l’absurde, dans une adaptation de Catherine Camus et de François Chaumette.

Dans un décor nu- seulement trois praticables gris- et deux accessoires- un verre de genièvre et un manteau- le comédien a interprété le personnage de l’avocat Jean-Baptiste Clamence, en en restituant avec ironie toute la complexité ambiguë.

On sait que c’est à la mi-mars 1956 que Camus achève la rédaction de ce récit. Renonçant à l’insérer dans le recueil de nouvelles, L’Exil et le Royaume, l’auteur le publiera seul le 16 mai de la même année. L’œuvre témoigne sans doute du souci constant d’examen de conscience d’un homme rongé par la perte de l’innocence, ainsi qu’il l’écrit lui-même dans ses Carnets. S’il est par ailleurs vain de voir en ce juge-pénitent Camus lui-même, il est certain que le récit est révélateur d’un moment de grand trouble et de bouleversement intime dans son existence.

Le texte se présente à nous à la manière d’une tragédie moderne en cinq actes, correspondant chacun à cinq soirs. La Prière d’insérer de Camus en propose un résumé éloquent : « L’homme qui parle dans La Chute se livre à une confession calculée. Réfugié à Amsterdam dans une ville de canaux et de lumière froide, où il joue à l’ermite et au prophète, cet ancien avocat attend dans un bar douteux des auditeurs complaisants.

Il a le cœur moderne, c’est-à-dire qu’il ne peut supporter d’être jugé. Il se dépêche donc de faire son propre procès mais c’est pour mieux juger les autres. Le miroir dans lequel il se regarde, il finit par le tendre aux autres.

Où commence la confession, où l’accusation ? Celui qui parle dans ce livre fait-il son procès, ou celui de son temps ? Est-il un cas particulier, ou l’homme du jour ? Une seule vérité en tous cas dans ce jeu de glaces étudié : la douleur, et ce qu’elle promet. » (p. 2007)

Jean Lespert  (qui a déjà interprété une conférence-spectacle intitulée Florilège de Camus) incarne avec brio Jean-Baptiste Clamence, cet homme poursuivi par le souvenir de sa faute originelle. Une nuit de novembre, près du pont Royal (lieu symbolique du passage et de l’initiation), il avait entendu le corps d’une jeune femme tomber à l’eau. Il était demeuré paralysé et incapable d’agir, attitude à l’origine d’un intense sentiment de culpabilité et de sa chute morale.

Les jeux de lumière de la mise en scène de Vincent Auvet servent à merveille les oscillations de cette âme tourmentée. La lumière sera rouge- à jardin- lorsque Clamence sera avec son interlocuteur muet dans le bar à matelots, le Mexico-City. Elle sera bleutée et funèbre- à cour- lors des errances dans Amsterdam et dans l’île de Marken. Le personnage décrit d’ailleurs la Hollande, comme « un  petit espace de maisons et d’eaux, cerné par des brumes, des terres froides et la mer fumante comme une lessive ».

Lorsque Clamence révélera à son compatriote sa faute et cet éclat de rire qui le juge et qui le poursuit depuis des années ("L"univers entier se mit alors à rire autour de moi", p. 1514), il se tiendra à l’avant-scène sous le halo rond de la poursuite. Il est alors bien enfermé dans le cinquième cercle de l’Enfer de Dante, évoqué dans le premier chapitre.

Dans son jeu, Jean Lespert a, me semble-t-il- choisi d’insister sur l’ironie permanente du texte de Camus, mettant ainsi à jour avec éclat le cynisme du personnage. Ses demi-sourires, ses hochements de tête, ses mouvements avec son verre, ses intonations pleines de sous-entendu, sa courtoisie affectée, ses fausses hésitations,  sont au service d'une pseudo confession cathartique, qui ne demande pourtant jamais le pardon. Ce "puritain de notre temps" (titre auquel Camus avait pensé) l’exprime clairement  : « D’ailleurs, je n’aime plus que les confessions, et les auteurs de confessions écrivent surtout pour ne pas se confesser, pour ne rien dire de ce qu’ils savent. » Et pour se dédouaner, c’est alors toute la condition humaine qu’il accuse.

Roman de la mauvaise foi, ce long soliloque de 170 pages se prête particulièrement à l’adaptation théâtrale. Il met remarquablement en lumière l’origine du mot comédien-hypokritès- qui prend ici tout son sens dans ce discours qui n’est que mensonge. En effet, plus le personnage se livre, plus il nous échappe.

Le comédien sert avec art ce personnage de Janus bi-frons, qui est l’un des plus grinçants de l’œuvre camusienne, ainsi que l’écrivain lui-même le présente : « Je me suis laissé emporter par mon propos : brosser un portrait, celui d’un petit prophète comme il y en a tant aujourd’hui. Ils n’annoncent rien du tout et ne trouvent pas mieux à faire que d’accuser les autres en s’accusant aux-mêmes. » (Le Monde, 31 août 1956), (p. 2003). C’est ainsi que « Jean-Baptiste Clamence » n’a rien de commun avec Jean le Baptiste dit le Précurseur des Evangiles et que sa « clameur » est stérile.

Ce très grand texte, tout empreint de références religieuses, où sont convoqués Descartes et Pascal, traduit le pessimisme foncier d’un écrivain- chrétien sans Dieu ou saint laïque comme on voudra. Selon lui, en effet, l’homme ne peut combler le vide laissé par la mort de Dieu et il est alors enclin à céder aux forces obscures du narcissisme et de l’individualisme.

Pamphlet contre Sartre et les intellectuels de la revue Les Temps modernes, écho aux Confessions de saint Augustin et de Rousseau, roman de la mauvaise foi, réflexion philosophique sur la condition humaine emprisonnée dans la cellule de « malconfort » (p. 1529), étonnante enquête policière autour du vol du panneau Les Juges intègres du triptyque de Van Eyck, L’Agneau mystique, expression puissante de la pensée tragique, La Chute est certes tout cela à la fois.

Mais ce qui m’a surtout plu dans ce spectacle, c’est de voir combien le texte de Camus- passionné lui-même de théâtre et fin connaisseur de ses techniques- se prête excellemment à la mise en voix. Avec ce Saducéen, avec ce Bon apôtre (titre que Camus avait envisagé), avec ce pénitent hypocrite, avec ce juge sans pitié, avec ce personnage donjuanesque et trompeur, avec cet avocat comédien qui possède toutes les ficelles de la sophistique du discours, l’écrivain philosophe met à nu le fonctionnement de l’individu absurde. Ce faisant, il en fait vraiment « un héros de notre temps ».

 

Les pages citées renvoient à Théâtre, Récits, Nouvelles, Albert Camus, Bibliothèque de la Pléiade, NRF, 1962

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:08

 

 patios.JPG

Célestines, bougainvillées, rosiers pimprenelle, dames de nuit, arcs en plein cintre, colonnes de pierre

entourant le palmier central du patio d'accueil du palais Viana

(Photo ex-libris.over-blog.com, mercredi 19 avril 2012)

 

 

S’il est un paradis

C’est le palais Viana

Où sans fin à l’envi

Je mènerai mes pas

Aux patios parfumés

Où jase à l'infini

Clair et jamais lassé

Le tendre chuchotis

Des fontaines aux losanges

Qu’enivre et que ravit

La senteur des oranges

 

Palais du marquis de Viana, Cordoue,

au matin du mercredi 19 avril 2012

 

 

Patios fontaine

Le jardin quadrillé par les buis centenaires et la fontaine circulaire

       (Photo ex-libris.over-blog.com, mercredi 19 avril 2012)

 Patios-bergamote.JPG

La rare bergamote dans le patio des grilles, palais Viana, Cordoue

(Phot ex-libris.over-blog.com, mercredi 19 avril 2012)

 

Pour le Jeudi en Poésie des Croqueurs de Mots,

Thème proposé par Enriquetta : virtuel

 

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:58

 Flamenco-10.jpg

 

Au tablao de l’Albayźin

Dans la lumière mandarine

Neiges de la sierra

Tours de l’Alhambra

Dessinées en à-plats

Sur les chaises de paille

Criant le vert et rouge

 Flamenco 13

Assise et le regard perdu

La brune est en bleu

La blonde est en blanc

La brune est en noir

Les châles les franges les volants

Silhouettant son corps ardent

Les barrettes les peignes

Et les boucles d’oreilles

Font des reflets dorés

Les vifs talons à clous

Sont d’un noir andalou

Et la guitare est ronde

Au milieu des trois hommes

Aux cheveux de corbeau

 Flamenco-6.jpg

La corde vibrera

Elle se lèvera

Fière et indifférente

Le menton relevé

Le dos les reins cambrés

Dans l’orgueil retenue

 Flamenco-2.jpg

C’est du sol que viendra

La flamme de ses pas

Lente et vive à la fois

Zapateado urgent

Montant jusqu’à ses mains

Oiseaux aux ongles rouges

Volant dans la poussière

Et la transpiration

 Flamenco-10-copie-1.jpg

Dans les vives palmas

Le chant profond se lève

Répond à la musique

Les hommes la regardent

La guitare s’affole

Le rythme va dément

La transe la prend toute

La gitane andalouse

Et l’épouse jalouse

 Flamenco-7.jpg

D’où lui vient donc ce charme

Mystérieux duende

Et que contemple-t-elle

La flamenca si belle

Dans son rêve intérieur

Où bat le sang lointain

Le psaume du rabbin

Le cri du muezzin

Et le chant byzantin

Ses gestes sont douleur

Mouvements de fureur

Fulgurance intérieure

Une histoire de pleurs

De ceux que l’on tua

De ceux que l’on brûla

De ceux qu’on exila

Les frères de Lorca

 

Souffrance et volupté

Le flamenco

Comme un couteau

 

Dimanche 15 avril, 21h 45, Grenade,

Au tablao de l’Albaýzin, 

Mirador de San Cristobal,

Spectacle de flamenco

 

link 

 

Crédit photos : Dominique Lenfantin

 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:45

A-Joy.JPG

Les tours de l'Alhambra et le quartier de l'Albaicin, Grenade

(Photo ex-libris.over-blog.com, Dimanche 15 avril 2012)

 

A Joy

 

A Joy dont la voix claire a dirigé nos pas

Sous les verts orangers et les moucharabiehs

Des rues de l’Albaicin et dans la Juderia

Près des gitans d’Egypte rois du Sacromonte

 A-Joy-2.JPG

Art mudéjar, Alcazar de Séville

(Photo ex-libris.over-blog.com, Jeudi 19 avril 2012)

A Joy dont la voix douce a su nous initier

A l’art mudéjar et au chirrugueresque

Au tendre Murillo aux secrets des mosquées

Aux décors chantournés des portes plateresques

A-joy-5.JPG 

Plafond de l'Alcazar de Séville

(Photo ex-libris.over-blog.com, Jeudi 19  avril 2012)

A Joy notre mentor au paradis d’Allah

Amante des vizirs des sultans du passé

Silhouettes dorées maîtres en leur califat

Sous l’arc outrepassé de leur cour raffinée

 A Joy 4

Porte de la mosquée-cathédrale de Cordoue

(Photo ex-libris.over-blog.com, Mercredi 18 avril 2012)

A Joy notre guide dont le pas empressé

Nous mena fascinés sous les plafonds mauresques

Tandis qu’au loin déjà fatale menaçait

La revanche espagnole des rois chevaleresques

 A Joy 3

La reddition de Boabdil aux rois catholiques, le 02 janvier 1492

Francisco Pradilla y Ortiz, Cathédrale de Grenade

(Photo ex-libris.over-blog.com, Lundi 16 avril 2012)

 

Pour Joy Soulé-Nan, notre guide,

Voyage en Andalousie, du 14 avril au 21 avril 2012

 

 


 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 18:13


 L'instant précis

Statue de L'Instant précis, Mairie de Grenade

(Photo ex-libris.over-blog.com, mercredi 18 avril 2012))

 

C’était à Grenade

Cité almohade

Dans l'après-midi

Dessus la mairie

Sous un ciel variable

Silhouette instable

Le regard masqué

Tout le corps arqué

Un cavalier nu

Chevauchant à cru

Deux globes doré


L’Instant très précis

Et indéfini


De l’équilibre

 

Grenade, en fin d’après-midi,

Mercredi 18 avril 2012

 


Pour la communauté de Suzâme, Textoésie,

Thème : à l’intérieur de l’instant

 

 

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 18:08


peau-d-ane-.jpg 

Catherine Deneuve dans le film Peau d'Âne de Jacques Demy

(Photo Cristina Garcia et Jacques Demy)

 

Un jour lointain je revêtirai ma robe

Couleurs du Temps

 

Je n’aurai plus de méchantes idées

Noires

Cesseront mes vilaines peurs

Bleues

Mes nuits ne seront plus appelées

Blanches

Il ne me sera plus donné de me fâcher tout

Rouge

Je ne me ferai plus de cheveux

Blancs

Je ne rirai plus

Jaune

 

Un jour lointain

 

Sonnera l’heure

Bleue

J’aurai soudain la main

Verte

Je serai doucement

Grise

Je verrai la vie en

Rose

 

Un jour lointain je revêtirai ma robe

Couleurs du Temps

 

Pour les Jeudis en Poésie des Croqueurs de Mots,

Thème : crayons de couleur

 

 

 

 

Blog en pause

 


 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 08:13

 1311414-Luis_Melendez_Nature_morte_aux_prunes_figues_pain_.jpg

Nature morte aux prunes, figues, pain et récipients, Luis Méléndez, XVIII° siècle,

Musée du Prado, Madrid

 

Pruniers en ligne

Dans l’été qui meurt

En meules de foin

Et vignes mûries

En haut de l’échelle

Les ongles noircis

La bouche odorante

Cueillette à l’envi

Des fruits violets

Les yeux dans les feuilles

Les senteurs d’écorce

Mille-et-un insectes

 

Des paniers tressés

Au bois de la table

Roulement des prunes

Collier qui se rompt

Un petit couteau

A la lame fine

Vive entaille aiguë

Jusqu’au cœur durci

Du noyau de bois

Glissant et sucré

 

Bassine de cuivre

Sur la flamme bleue

Reflets orangés

Sur mer améthyste

Geysers sirupeux

Et moutons d’écume

 

Alchimie du feu

Et transmutation

Rondeurs lie-de-vin

En sirop lilas

 

Géométrie calme

Des pots bien rangés

Sur les étagères

 

Tout ça pour des prunes !

 

Pour Papier Libre de Juliette,

Thème : Qui suis-je ? Un aspect de vous, dont vous avez envie de parler

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 17:48

Epave-2.JPG

Epaves dans la ria d'Etel, été 2010

(Photo ex-libris.over-blog.com, Effet Boost, Saturation et HDR)

 

 

Dans la ria d’Etel

Aux eaux intemporelles

Les élégants dundées

Ont fui dans le passé

Les côtres au grand mât

Dont les voiles flamboient

Ont sombré pour jamais

Au bas des parapets

Et ne demeurent d’eux

Souvenirs outrageux

Que des bois pourrissants

Dans les brisants du temps

Que de grises épaves

De mourantes étraves

Rongées de coquillages

Dans l’oubli des sillages

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Entre Ombre et Lumière,

Thème : épaves

 

 

 

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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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