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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 17:03

Dali-nu-dans-l-eau-1925.jpg 

 Nu dans l'eau, Salvador Dali

 

 

 

La mer est froide en mai

Ma peau mouillée se remémore

 

Mémoire de sirène

 

Textoésie envoyée à Suzâme vers 17h 15,

après mon deuxième bain de l'année

sur la plage de Kerminihy en Erdeven  

 

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 12:46

vendredi 19 août 2011 013

 Au bas de l'escalier, vendredi 19  août 2011

(Photo ex-libris.over-blog.com)

 

Au creux de l'escalier

Sages et bien rangées

En petite guirlande

Les pantoufles attendent

Avant de voltiger

Les elfes au pied léger

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 08:16

  fairy-tales-from-many-lands-2.jpg

 

Dans le métro filant à l'heure de pointe

Entre les murs

Charbon

Où les tags s'ennuient

Parmi les visages

Bougons

Et les valises

Avachies

Le père et la fille

 

Lui

La quarantaine à lunettes

Bien fatiguée

Veste et chapeau de velours

Brun

Sur des cheveux

Poivre et sel

Qui frisottent

Et dans le dos

Voûté par les errances

Une guitare dormant dans son étui

Tout noir

Appuyé sur un chariot de tissu

Vert vif

A roulettes

Avec des coccinelles d'été

Eclatantes de rouge

 

Elle

Sept ans peut-être

L'âge de raison dit-on

Jolie petite fée des Lilas

Immobile

Avec son regard

Profond de lac bleu

Un serre-tête

Doucement mauve

Orné d'une fleur de plastique

Encadrant ses boucles

Cascadantes

Et blondes

De petit lord Fauntleroy

De chauds collants de laine

Rugueuse

Sur de fines ballerines

Rose bonbon

Une robe

Courte en jersey

Où dansent des ronds

Violets

Son sac de petite dame en cuir

Marron

En bandoulière

 

Ces deux-là s'aiment

Fort

Ils se regardent

Seuls au monde

Dans le wagon qui roule

Loin

 

Et elle attend

Sérieuse

Silencieuse

Et sage

Le moment

Merveilleux

Où il ouvrira le livre

Bien-aimé

Dans sa couverture de plastique

Transparente

Qui pointe son nez hors du sac

Quand il lui contera

Le Il était une fois

Unique

Et toujours recommencé

Des Fairy Tales from Many Lands

 

Vendredi 11 mai 2012, 12h 10, Ligne 4,

Entre la gare du Nord et la gare Montparnasse

 

Pour le Défi n°81 des Croqueurs de Mots,

Thème proposé par Jeanne Fadosi : Enfances

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 15:13

Rockets-and-bluelights-turner.jpg

 Rockets and blue lights, Joseph Mallord Turner, 1865,

Yale Center for Bristish Art, Hartford, Connecticut

 

Quelle alchimie dans l'œil aigu du peintre

Toutes règles enfreintes

Quand tout se défait quand tout se déforme

En jeux protéiformes

Quand la mer se délite et puis se désagrège

En mouvants sortilèges

En jets blancs vaporeux

En tracés de ciel bleu

En onde arachnénenne

En éclats de phalènes

En fumées myriadiques

En lumières magiques

 

Et celui qui regarde

Sait qu'il se hasarde

Dans un monde mouvant

Près de l'écroulement

 

Pour Papier Libre de Juliette

Sur un tableau de Turner : Rockets and blue lights

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 16:08

Cordoue avril 2012 1169  

 Nuages dans le lavoir de Rou

(Photo ex-libris.over-blog.com, mardi 1er mai 2012)

 

 

Dans le lavoir de mai

Les lavandières célestes

Ont oublié de tordre

Leurs draps blancs de nuage

 

Chemin des lavoirs, Rou,

mardi 1er mai 2012  

 

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:12

saint-raphael-le-triomphe-cordoue.jpg

        Le Triomphe de saint Raphaël, Puerta del Puente, Cordoue

                               (Crédit photos, Espana)

 

A Cordoue dans les ruelles

S’envole saint Raphaël

Séraphin au blanc visage

Menant mon vagabondage

 

Dans la Juderia de Cordoue,

Mardi 17 avril 2012

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:41

 

Pacha-chat.JPG

Chat au-dessus d'une porte d'un "carmen" de l'Albaicin à Grenade

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 15 avril 2012)

 

 

Dans l’Albaicin par les rues tortes

En paresseux dessus-de-porte

Rêve et sommeille un soyeux chat

Tel un pacha de l’Alhambra

 

Dans les ruelles de l’Albaicin, Grenade,

dimanche 15 avril 2012 après midi

 

 


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 11:00

 

 Jacques-Weber--Photo-sortir-82.jpg

      Jacques Weber dans Eclats de vie (Photo sortir82.fr)


Vendredi 04 mai 2012, au théâtre Beaurepaire à Saumur, le comédien Jacques Weber a permis à des spectateurs jubilatoires de se venger de l’école, ainsi qu’il le dit lui-même. Dans son spectacle en solo, intitulé Eclats de vie, pendant une heure et demie, il leur a donné à entendre avec délectation et puissance les mots de ses écrivains favoris, ceux-là même qui lui faisaient peur lorsque, jeune collégien, il devait les réciter.

Cette soirée de textes, « ni lecture ni représentation », est le résultat d’un long  compagnonnage avec les amis de sa bibliothèque. Au fil des années, en une lente maturation, de Deux heures sans savoir à ce one-man show, en passant par Faena, Seul en scène (que je me rappelle avoir vu dans l’élégant cadre du Plessis-Macé) et A vif, est né ce florilège de textes, nourri par quarante années de théâtre. C’est un spectacle éminent vivant, sans cesse repris et modifié, une sorte d’autoportrait du comédien, réfracté à travers les écrivains qu’il chérit. « Une parenthèse jouissive et ludique », dans laquelle Jacques Weber insère désormais des pages écrites de sa main.

S’il fait disparaître peu à peu les morceaux de bravoure des grands textes classiques, souvent destinés à montrer le savoir-faire de l’artiste, il sait faire la part belle à des textes moins connus ou d’autres qui, détachés de leur contexte, prennent une force nouvelle. « Un enjeu de ce récital », avoue Jacques Weber, « c’est un peu de pervertir les grands textes ». Car ce qui compte pour lui, c’est « la façon dont les choses bougent sous le discours ». Et celui qui incarna Galilée, VGE et Solness le Constructeur précise qu’il n’aime rien tant que « le courant de la pensée, le continu et le zig-zag ».

Ainsi, en dépit de la trame du spectacle qui suit le jeune collégien  puis l’adolescent amoureux jusqu’à l’apprenti comédien fou de théâtre et l’homme mûr, bouleversé par le tragique de la vie et l’inéluctable de la mort, le spectateur est sans cesse surpris par la diversité des choix.

Le fantôme de Cyrano bien sûr (qu’il interpréta plus de deux cents fois ainsi que le personnage du comte de Guiche dans le film de Rappeneau) ne pouvait manquer de débuter le spectacle. Quant à la fable, « Le Corbeau et le Renard », il nous invite à l’entendre dans une fabuleuse leçon de diction, digressive et inénarrable. Le Perdican de Musset (On ne badine pas avec l’amour, acte II, scène 5) et le poète aux sandales de vent (« Roman ») nous diront les émois des premières amours. Et cet « athée qui doute » nous donnera à entendre avec une sonorité neuve la tirade de Sganarelle sur les preuves de l’existence de Dieu dans toute sa séduction burlesque (Dom Juan ou le Festin de Pierre, acte III, scène 1).

La violence hédoniste de Boris Vian (« Je voudrais pas crever »), le cynisme littéraire d’Antonin Artaud (« Le Pèse-Nerfs »), l’écriture blanche de Marguerite Duras (« Le Coupeur d’eau ») sont encore convoqués pour exprimer la tragique beauté et l’horreur de la vie. Quant à Vladimir Maïakovski, on le découvre affronté sans espoir au mutisme forcené du monde dans une poignante apostrophe à la mère et à Maria (« Le Nuage en pantalon »).

Parmi ces textes-phares, la voix personnelle du comédien se fait entendre dans les transitions et les « Histoires de théâtre » qui se souviennent de Louis Jouvet ou de Laurence Olivier. On aimera particulièrement sa rêverie devant la mer («  Le ciel est à l’eau ») ou le si juste portait des marins bretons (« Le Marin »).

C’est Christine Weber, son épouse et complice depuis plus de vingt ans, qui a concocté la mise en scène du spectacle ; et l’on sent bien que ces deux-là travaillent ensemble depuis longtemps. Le comédien sait qu’il peut lui faire entière confiance car « elle a la logique savante des mères qui voient tout ».C’est elle qui organise le fil du discours, limite justement les improvisations (pas toujours pourtant! François Baroin caricaturé en petit marquis sortant de Bercy, c’est drôle mais était-ce nécessaire ?), éclaire avec art les différentes phases de la représentation. Sous une lumière bleue, elle fait irradier la chemise immaculée ouverte sur le simple costume gris et la léonine chevelure blanche.

Le comédien, souvent assis à jardin sur un petit tabouret, parfois debout à l’avant-scène ou déambulant sur le plateau, donne libre cours à son immense talent d’interprète. Sa voix profonde, « d’un moelleux de plume et de velours », est toute en nuances ;  son sourire tendre ou ironique, ses mains expressives et virevoltantes, son autodérision, son aisance de gros chat font merveille. Et quelle palette expressive pour incarner un Corneille vieillissant et cacochyme dans les « Stances à Marquise » ! (Mais n’est-ce pas vain à cette occasion d’évoquer NKM au soir de sa vie ?) Quelle pudeur aussi, toute en émotion contenue, pour dire l’intensité du drame d’une  « jeune mère arriérée », victime offerte au « Coupeur d’eau » de Marguerite Duras !

Si Jacques Weber excelle dans la truculence et l’excès (on le verrait bien en Falstaff), peut-être n’est-il jamais meilleur et vrai que lorsqu’il jugule sa formidable force intérieure. N’est-ce pas en nous apprenant avec retenue à « dénicher le frémissement d’une phrase » qu’il nous révèle le mieux la fêlure du monde ?

 

Sources :

L’avant-scène théâtre, n°1302 : « Jacques Weber, auteur et interprète, A. H ; « Un récital arrivé à maturité, Rencontre avec Jacques Weber », Propos recueillis par Gilles Costaz

 

Voir la vidéo du spectacle de Jacques Weber :

 link

 

 

 

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 08:02


Alcôve des rois maures    

      La Chambre des Rois Maures, dans le palais de Pierre 1er le Cruel, Alcazar de Séville

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 15 avril 2012)


Sous les bleus plâtre mudéjars

Du vieux palais de l’Alcazar

Sous les muquarnas des ciels

Du premier Pierre le Cruel

Erre Maria de Padilla

Belle à damner Dieu et Allah

Elle offrit au roi son amant

Ceinture en forme de serpent

L’amante était une sorcière

Et son histoire est légendaire

 

Je rêve à Maria del Flor

Dans la chambre nue des Rois Maures

Sous les bleus plâtres mudéjars

Du vieux palais de l’Alcazar

 

Dans la Chambre  des Rois Maures,

palais de Pierre 1er le Cruel, Alcazar de Séville,

Dimanche 15 avril 2012

 

 A Joy 2

Décoration mujédar : plâtres bleus de la Chambre des Roi Maures, Palais de Pierre 1er le Cruel, Alcazar de Séville

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 15 avril 2012)

 


 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:28

waterhouse-narcisse.jpg

Echo et Narcisse, John-William Waterhouse

 

 

Aux miroirs verts des eaux

Reflets dans son regard

Narcisse a fui Echo

Amour et désespoir

 

 

Textoésie en écho à celle de Suzâme,

reçue mardi 1er mai à 13h 50

 


 

 

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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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