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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 16:08

Cordoue avril 2012 1169  

 Nuages dans le lavoir de Rou

(Photo ex-libris.over-blog.com, mardi 1er mai 2012)

 

 

Dans le lavoir de mai

Les lavandières célestes

Ont oublié de tordre

Leurs draps blancs de nuage

 

Chemin des lavoirs, Rou,

mardi 1er mai 2012  

 

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:12

saint-raphael-le-triomphe-cordoue.jpg

        Le Triomphe de saint Raphaël, Puerta del Puente, Cordoue

                               (Crédit photos, Espana)

 

A Cordoue dans les ruelles

S’envole saint Raphaël

Séraphin au blanc visage

Menant mon vagabondage

 

Dans la Juderia de Cordoue,

Mardi 17 avril 2012

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:41

 

Pacha-chat.JPG

Chat au-dessus d'une porte d'un "carmen" de l'Albaicin à Grenade

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 15 avril 2012)

 

 

Dans l’Albaicin par les rues tortes

En paresseux dessus-de-porte

Rêve et sommeille un soyeux chat

Tel un pacha de l’Alhambra

 

Dans les ruelles de l’Albaicin, Grenade,

dimanche 15 avril 2012 après midi

 

 


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 11:00

 

 Jacques-Weber--Photo-sortir-82.jpg

      Jacques Weber dans Eclats de vie (Photo sortir82.fr)


Vendredi 04 mai 2012, au théâtre Beaurepaire à Saumur, le comédien Jacques Weber a permis à des spectateurs jubilatoires de se venger de l’école, ainsi qu’il le dit lui-même. Dans son spectacle en solo, intitulé Eclats de vie, pendant une heure et demie, il leur a donné à entendre avec délectation et puissance les mots de ses écrivains favoris, ceux-là même qui lui faisaient peur lorsque, jeune collégien, il devait les réciter.

Cette soirée de textes, « ni lecture ni représentation », est le résultat d’un long  compagnonnage avec les amis de sa bibliothèque. Au fil des années, en une lente maturation, de Deux heures sans savoir à ce one-man show, en passant par Faena, Seul en scène (que je me rappelle avoir vu dans l’élégant cadre du Plessis-Macé) et A vif, est né ce florilège de textes, nourri par quarante années de théâtre. C’est un spectacle éminent vivant, sans cesse repris et modifié, une sorte d’autoportrait du comédien, réfracté à travers les écrivains qu’il chérit. « Une parenthèse jouissive et ludique », dans laquelle Jacques Weber insère désormais des pages écrites de sa main.

S’il fait disparaître peu à peu les morceaux de bravoure des grands textes classiques, souvent destinés à montrer le savoir-faire de l’artiste, il sait faire la part belle à des textes moins connus ou d’autres qui, détachés de leur contexte, prennent une force nouvelle. « Un enjeu de ce récital », avoue Jacques Weber, « c’est un peu de pervertir les grands textes ». Car ce qui compte pour lui, c’est « la façon dont les choses bougent sous le discours ». Et celui qui incarna Galilée, VGE et Solness le Constructeur précise qu’il n’aime rien tant que « le courant de la pensée, le continu et le zig-zag ».

Ainsi, en dépit de la trame du spectacle qui suit le jeune collégien  puis l’adolescent amoureux jusqu’à l’apprenti comédien fou de théâtre et l’homme mûr, bouleversé par le tragique de la vie et l’inéluctable de la mort, le spectateur est sans cesse surpris par la diversité des choix.

Le fantôme de Cyrano bien sûr (qu’il interpréta plus de deux cents fois ainsi que le personnage du comte de Guiche dans le film de Rappeneau) ne pouvait manquer de débuter le spectacle. Quant à la fable, « Le Corbeau et le Renard », il nous invite à l’entendre dans une fabuleuse leçon de diction, digressive et inénarrable. Le Perdican de Musset (On ne badine pas avec l’amour, acte II, scène 5) et le poète aux sandales de vent (« Roman ») nous diront les émois des premières amours. Et cet « athée qui doute » nous donnera à entendre avec une sonorité neuve la tirade de Sganarelle sur les preuves de l’existence de Dieu dans toute sa séduction burlesque (Dom Juan ou le Festin de Pierre, acte III, scène 1).

La violence hédoniste de Boris Vian (« Je voudrais pas crever »), le cynisme littéraire d’Antonin Artaud (« Le Pèse-Nerfs »), l’écriture blanche de Marguerite Duras (« Le Coupeur d’eau ») sont encore convoqués pour exprimer la tragique beauté et l’horreur de la vie. Quant à Vladimir Maïakovski, on le découvre affronté sans espoir au mutisme forcené du monde dans une poignante apostrophe à la mère et à Maria (« Le Nuage en pantalon »).

Parmi ces textes-phares, la voix personnelle du comédien se fait entendre dans les transitions et les « Histoires de théâtre » qui se souviennent de Louis Jouvet ou de Laurence Olivier. On aimera particulièrement sa rêverie devant la mer («  Le ciel est à l’eau ») ou le si juste portait des marins bretons (« Le Marin »).

C’est Christine Weber, son épouse et complice depuis plus de vingt ans, qui a concocté la mise en scène du spectacle ; et l’on sent bien que ces deux-là travaillent ensemble depuis longtemps. Le comédien sait qu’il peut lui faire entière confiance car « elle a la logique savante des mères qui voient tout ».C’est elle qui organise le fil du discours, limite justement les improvisations (pas toujours pourtant! François Baroin caricaturé en petit marquis sortant de Bercy, c’est drôle mais était-ce nécessaire ?), éclaire avec art les différentes phases de la représentation. Sous une lumière bleue, elle fait irradier la chemise immaculée ouverte sur le simple costume gris et la léonine chevelure blanche.

Le comédien, souvent assis à jardin sur un petit tabouret, parfois debout à l’avant-scène ou déambulant sur le plateau, donne libre cours à son immense talent d’interprète. Sa voix profonde, « d’un moelleux de plume et de velours », est toute en nuances ;  son sourire tendre ou ironique, ses mains expressives et virevoltantes, son autodérision, son aisance de gros chat font merveille. Et quelle palette expressive pour incarner un Corneille vieillissant et cacochyme dans les « Stances à Marquise » ! (Mais n’est-ce pas vain à cette occasion d’évoquer NKM au soir de sa vie ?) Quelle pudeur aussi, toute en émotion contenue, pour dire l’intensité du drame d’une  « jeune mère arriérée », victime offerte au « Coupeur d’eau » de Marguerite Duras !

Si Jacques Weber excelle dans la truculence et l’excès (on le verrait bien en Falstaff), peut-être n’est-il jamais meilleur et vrai que lorsqu’il jugule sa formidable force intérieure. N’est-ce pas en nous apprenant avec retenue à « dénicher le frémissement d’une phrase » qu’il nous révèle le mieux la fêlure du monde ?

 

Sources :

L’avant-scène théâtre, n°1302 : « Jacques Weber, auteur et interprète, A. H ; « Un récital arrivé à maturité, Rencontre avec Jacques Weber », Propos recueillis par Gilles Costaz

 

Voir la vidéo du spectacle de Jacques Weber :

 link

 

 

 

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 08:02


Alcôve des rois maures    

      La Chambre des Rois Maures, dans le palais de Pierre 1er le Cruel, Alcazar de Séville

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 15 avril 2012)


Sous les bleus plâtre mudéjars

Du vieux palais de l’Alcazar

Sous les muquarnas des ciels

Du premier Pierre le Cruel

Erre Maria de Padilla

Belle à damner Dieu et Allah

Elle offrit au roi son amant

Ceinture en forme de serpent

L’amante était une sorcière

Et son histoire est légendaire

 

Je rêve à Maria del Flor

Dans la chambre nue des Rois Maures

Sous les bleus plâtres mudéjars

Du vieux palais de l’Alcazar

 

Dans la Chambre  des Rois Maures,

palais de Pierre 1er le Cruel, Alcazar de Séville,

Dimanche 15 avril 2012

 

 A Joy 2

Décoration mujédar : plâtres bleus de la Chambre des Roi Maures, Palais de Pierre 1er le Cruel, Alcazar de Séville

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 15 avril 2012)

 


 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:28

waterhouse-narcisse.jpg

Echo et Narcisse, John-William Waterhouse

 

 

Aux miroirs verts des eaux

Reflets dans son regard

Narcisse a fui Echo

Amour et désespoir

 

 

Textoésie en écho à celle de Suzâme,

reçue mardi 1er mai à 13h 50

 


 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:07

 Patio de la sultane 2

Azulejo évoquant la mort du dernier Abencérage, qu'immortalisa Chateaubriand,

Patio de la Sultana, jardins du Generalife, Grenade,

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 15 avril 2012)

 

 

Sous le cyprès de la Sultane

Où sanglote l’escalier d’eau

Quand la nuit vient à fendre l’âme

On entend un funèbre écho

C’est le chef de l’Abencérage

Roulant sanglant sous le couteau

Ravi d’amour sur le dallage

 

Dans le patio de la Sultane, jardins du Generalife,

Dimanche 15 avril 2012

 

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 14:12

 Saint_Cado_.jpg

La maison aux volets bleus sur l'îlot de Nichtarguer à Saint-Cado, Morbihan

(Photo Wikipédia.org)

 

Un jour j’irai à Saint-Cado

Je monterai au blanc canot

Vers la maison aux volets bleus

Où nichent les noirs macareux

Quand le soleil couchant descend

Sur la ria aux flots mourants

 

Sur le muret de pierres sèches

J’écouterai seule à la fraîche

La légende de Glamorgan

Le saint Cado du Morbihan

Venu sur mer en lit de pierre

Et le trompeur de Lucifer

 

J’écouterai les vifs sons

Des enfants plongeant du vieux pont

Les pas marcheurs vers la chapelle

Sonnant dans l’air immatériel

M’éblouira le blanc des murs

Comme à ma peau une écorchure

S’exaltera le bleu des toits

Au doré du ciel qui flamboie

 

Et sur la ria qui s’endort

Je verrai virant de bord

L’ombre rouge d’un sinagot

De ma nuit le rêveur flambeau

 

Pour Papier Libre de Juliette,

Thème : sur la photo de la maison aux volets bleue de la petite île de Saint-Cado (Morbihan)

 

 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:05


 juges-integres.jpeg

      Les Juges intègres, un des panneaux du triptyque de L'Agneau mystique de Jan Van Eyck (1432).

Dans La Chute, Camus évoque le vol de cette oeuvre dans la cathédrale Saint-Bavon de Gand, le 11 avril 1934


Vendredi 27 avril 2012, au théâtre Beaurepaire à Saumur, le comédien Jean Lespert nous a donné à entendre avec force et subtilité la voix d’Albert Camus, « l’homme ulcéré » (Jean Onimus). Il interprétait La Chute (1956), un des derniers grands textes du penseur de l’absurde, dans une adaptation de Catherine Camus et de François Chaumette.

Dans un décor nu- seulement trois praticables gris- et deux accessoires- un verre de genièvre et un manteau- le comédien a interprété le personnage de l’avocat Jean-Baptiste Clamence, en en restituant avec ironie toute la complexité ambiguë.

On sait que c’est à la mi-mars 1956 que Camus achève la rédaction de ce récit. Renonçant à l’insérer dans le recueil de nouvelles, L’Exil et le Royaume, l’auteur le publiera seul le 16 mai de la même année. L’œuvre témoigne sans doute du souci constant d’examen de conscience d’un homme rongé par la perte de l’innocence, ainsi qu’il l’écrit lui-même dans ses Carnets. S’il est par ailleurs vain de voir en ce juge-pénitent Camus lui-même, il est certain que le récit est révélateur d’un moment de grand trouble et de bouleversement intime dans son existence.

Le texte se présente à nous à la manière d’une tragédie moderne en cinq actes, correspondant chacun à cinq soirs. La Prière d’insérer de Camus en propose un résumé éloquent : « L’homme qui parle dans La Chute se livre à une confession calculée. Réfugié à Amsterdam dans une ville de canaux et de lumière froide, où il joue à l’ermite et au prophète, cet ancien avocat attend dans un bar douteux des auditeurs complaisants.

Il a le cœur moderne, c’est-à-dire qu’il ne peut supporter d’être jugé. Il se dépêche donc de faire son propre procès mais c’est pour mieux juger les autres. Le miroir dans lequel il se regarde, il finit par le tendre aux autres.

Où commence la confession, où l’accusation ? Celui qui parle dans ce livre fait-il son procès, ou celui de son temps ? Est-il un cas particulier, ou l’homme du jour ? Une seule vérité en tous cas dans ce jeu de glaces étudié : la douleur, et ce qu’elle promet. » (p. 2007)

Jean Lespert  (qui a déjà interprété une conférence-spectacle intitulée Florilège de Camus) incarne avec brio Jean-Baptiste Clamence, cet homme poursuivi par le souvenir de sa faute originelle. Une nuit de novembre, près du pont Royal (lieu symbolique du passage et de l’initiation), il avait entendu le corps d’une jeune femme tomber à l’eau. Il était demeuré paralysé et incapable d’agir, attitude à l’origine d’un intense sentiment de culpabilité et de sa chute morale.

Les jeux de lumière de la mise en scène de Vincent Auvet servent à merveille les oscillations de cette âme tourmentée. La lumière sera rouge- à jardin- lorsque Clamence sera avec son interlocuteur muet dans le bar à matelots, le Mexico-City. Elle sera bleutée et funèbre- à cour- lors des errances dans Amsterdam et dans l’île de Marken. Le personnage décrit d’ailleurs la Hollande, comme « un  petit espace de maisons et d’eaux, cerné par des brumes, des terres froides et la mer fumante comme une lessive ».

Lorsque Clamence révélera à son compatriote sa faute et cet éclat de rire qui le juge et qui le poursuit depuis des années ("L"univers entier se mit alors à rire autour de moi", p. 1514), il se tiendra à l’avant-scène sous le halo rond de la poursuite. Il est alors bien enfermé dans le cinquième cercle de l’Enfer de Dante, évoqué dans le premier chapitre.

Dans son jeu, Jean Lespert a, me semble-t-il- choisi d’insister sur l’ironie permanente du texte de Camus, mettant ainsi à jour avec éclat le cynisme du personnage. Ses demi-sourires, ses hochements de tête, ses mouvements avec son verre, ses intonations pleines de sous-entendu, sa courtoisie affectée, ses fausses hésitations,  sont au service d'une pseudo confession cathartique, qui ne demande pourtant jamais le pardon. Ce "puritain de notre temps" (titre auquel Camus avait pensé) l’exprime clairement  : « D’ailleurs, je n’aime plus que les confessions, et les auteurs de confessions écrivent surtout pour ne pas se confesser, pour ne rien dire de ce qu’ils savent. » Et pour se dédouaner, c’est alors toute la condition humaine qu’il accuse.

Roman de la mauvaise foi, ce long soliloque de 170 pages se prête particulièrement à l’adaptation théâtrale. Il met remarquablement en lumière l’origine du mot comédien-hypokritès- qui prend ici tout son sens dans ce discours qui n’est que mensonge. En effet, plus le personnage se livre, plus il nous échappe.

Le comédien sert avec art ce personnage de Janus bi-frons, qui est l’un des plus grinçants de l’œuvre camusienne, ainsi que l’écrivain lui-même le présente : « Je me suis laissé emporter par mon propos : brosser un portrait, celui d’un petit prophète comme il y en a tant aujourd’hui. Ils n’annoncent rien du tout et ne trouvent pas mieux à faire que d’accuser les autres en s’accusant aux-mêmes. » (Le Monde, 31 août 1956), (p. 2003). C’est ainsi que « Jean-Baptiste Clamence » n’a rien de commun avec Jean le Baptiste dit le Précurseur des Evangiles et que sa « clameur » est stérile.

Ce très grand texte, tout empreint de références religieuses, où sont convoqués Descartes et Pascal, traduit le pessimisme foncier d’un écrivain- chrétien sans Dieu ou saint laïque comme on voudra. Selon lui, en effet, l’homme ne peut combler le vide laissé par la mort de Dieu et il est alors enclin à céder aux forces obscures du narcissisme et de l’individualisme.

Pamphlet contre Sartre et les intellectuels de la revue Les Temps modernes, écho aux Confessions de saint Augustin et de Rousseau, roman de la mauvaise foi, réflexion philosophique sur la condition humaine emprisonnée dans la cellule de « malconfort » (p. 1529), étonnante enquête policière autour du vol du panneau Les Juges intègres du triptyque de Van Eyck, L’Agneau mystique, expression puissante de la pensée tragique, La Chute est certes tout cela à la fois.

Mais ce qui m’a surtout plu dans ce spectacle, c’est de voir combien le texte de Camus- passionné lui-même de théâtre et fin connaisseur de ses techniques- se prête excellemment à la mise en voix. Avec ce Saducéen, avec ce Bon apôtre (titre que Camus avait envisagé), avec ce pénitent hypocrite, avec ce juge sans pitié, avec ce personnage donjuanesque et trompeur, avec cet avocat comédien qui possède toutes les ficelles de la sophistique du discours, l’écrivain philosophe met à nu le fonctionnement de l’individu absurde. Ce faisant, il en fait vraiment « un héros de notre temps ».

 

Les pages citées renvoient à Théâtre, Récits, Nouvelles, Albert Camus, Bibliothèque de la Pléiade, NRF, 1962

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:08

 

 patios.JPG

Célestines, bougainvillées, rosiers pimprenelle, dames de nuit, arcs en plein cintre, colonnes de pierre

entourant le palmier central du patio d'accueil du palais Viana

(Photo ex-libris.over-blog.com, mercredi 19 avril 2012)

 

 

S’il est un paradis

C’est le palais Viana

Où sans fin à l’envi

Je mènerai mes pas

Aux patios parfumés

Où jase à l'infini

Clair et jamais lassé

Le tendre chuchotis

Des fontaines aux losanges

Qu’enivre et que ravit

La senteur des oranges

 

Palais du marquis de Viana, Cordoue,

au matin du mercredi 19 avril 2012

 

 

Patios fontaine

Le jardin quadrillé par les buis centenaires et la fontaine circulaire

       (Photo ex-libris.over-blog.com, mercredi 19 avril 2012)

 Patios-bergamote.JPG

La rare bergamote dans le patio des grilles, palais Viana, Cordoue

(Phot ex-libris.over-blog.com, mercredi 19 avril 2012)

 

Pour le Jeudi en Poésie des Croqueurs de Mots,

Thème proposé par Enriquetta : virtuel

 

 

 

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