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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 05:16

 bacon-affiche.jpg

 

Mercredi 26 décembre 2012, à l'Art Gallery de la Nouvelle Galles du Sud à Sydney, j'ai découvert la peinture de Francis Bacon (1909-1992). J'avais certes déjà vu nombre de ses autoportraits et portraits (notamment celui de Michel Leiris dans un livre de littérature pour mes classes de Première), mais cette impressionnante rétrospective, intitulée Five Decades, m'a permis d'approcher l'ampleur de son oeuvre.

La première partie (1940-1950) présente des toiles où le thème du cri est essentiel. Cri d'un peintre qui était asthmatique, allergique aux chevaux et aux chiens de son père, dont toute l'oeuvre résonne comme un appel d'air pour survivre, un "struggling for breath". En témoigne notamment Study for a portrait : dans un carré aux tonalités gris-bleu, un visage hurle. Le cri, c'est aussi celui de l'infirmière dans Le Cuirassier Potemkine d'Eisenstein, film qui le marqua profondément et dont l'on voit l'extrait.

Nombre de thèmes de prédilection du peintre sont présents dans ces tableaux : la guerre dans Figures in a landscape, une toile réalisée à partir d'une photo d'Eric Hall, transformée en une menaçante peinture complexe, le personnage tenant une arme de guerre. Figure Study 1 fait référence au nazisme, en combinant différentes sources d'images, dont Giotto. Le personnage, avec fleurs, chapeau et manteau, s'y trouve déjà dans la position d'un crucifié, retrouvée fréquemment dans l'oeuvre.

La violence est aussi presente dans Untitled crounching figures. Plusieurs silhouettes accroupies évoquent la relation tumultueuse du peintre avec son amant Peter Lacy, pilote de la Royal Air Force, tout comme The end of the line, empreint d'une charge sadomasochiste, tel un coup de poing.

Danx cette salle, j'ai particulièrement aimé Study from the human body, le premier nu de Francis Bacon : mystère et profondeur d'un rideau entrouvert, à quoi Robert Melville trouve "an air of extreme hazard".

bacon 3 h plongeant

Nombre des figures obsessionnelles du peintre sont présentes dans cette salle. Il en va ainsi de celle des Euménides qui reviendront en leitmotiv dans son oeuvre. A study for a figure at the base of a crucifixion les montre sur un fond violemment rouge, inspirées ici par la réécriture de Thomas Eliot (The Family Reunion, 1939).

Dans la deuxième salle, on est frappé par les toiles qui évoquent la viande animale. A propos de Head I, une toile en noir et blanc, Gilles Deleuze signale "a logic of sensation... in thick impaste almost sculptural". Déjà aussi ce qui sera le fondement de son oeuvre, ''a deep identity" : "this slippage between human and animal [which] can't be resolved." "L'homme qui souffre est une bête, la bête qui souffre est un homme."

Head II dit aussi cela, cette hésitation entre l'humain et l'animal. Bacon expliquait que, pour cette toile, il avait voulu peindre comme Velasquez en lui donnant la texture de la peau d'un hippopotame. Figure with meat, représentant un homme entre deux quartiers de viande, avoue sa fascination pour la viande et sa croyance dans la ressemblance entre la chair humaine et la chair animale. "We are a potential carcass" affirme-t-il.

 Bacon-viande.jpg

Puis on découvre un portrait de Lucian Freud, inspiré d'une photo de Franz Kafka, ce procédé de peinture d'après photo étant une constante de l'oeuvre de Bacon.

La série des portraits du pape Innocent X révèle quant à elle son admiration pour Velasquez : "J'ai toujours pensé que c'était un des plus grands peintres au monde et j'ai fait une fixation sur lui'' reconnaît-il. L'artiste espagnol l'inspirera encore pour un de ses autoportraits de 1950, dans lequel il se représente autoritaire et dominateur ; plus tard, il regrettera cependant cette série des papes.

Plus loin, Figure in landscape m'est apparue très étrange. Tout en orange, ocre et gris, elle rappelle un voyage que fit le peintre à Tanger en compagnie de Peter Lacy.

Study for a crounching nudeen blanc, gris, ocre et jaune, soulignée de noir au bas de la toile, fournit nombre de clés de l'oeuvre. Le rail circulaire, l'ombre menaçante, la figure qui émerge, autant d'éléments picturaux chers au peintre : "Our shadows are our ghosts'' dira-t-il. Bacon y ajouta du sable.

Dans la même veine, Untitled (Crounching nude) présente un personnage accroupi dans un cercle, posture récurrente de l'oeuvre, devant un rideau. On y perçoit comme une énergie mouvante dans une balle, prête à exploser. C'est, je crois, cette série de toiles enveloppées de mystère, représentant des formes ectoplasmiques, dans des tonalités de gris, de bleu laiteux et de noir, que j'ai préférées dans cette exposition. L'une d'entre elles, Untitled (Figure), porte collant et cravate, préfigurant la série qui représentera l'homme au travail.

Study for figure n0 4 montre un homme a l'intérieur d'un carré, dans une position inconfortable, génératrice d'anxiété. Cette atmosphère claustrophobique renvoie sans doute à l'expérience homosexuelle de Bacon, dans une Angleterre ou l'homosexualité ne sera décriminalisée qu'en 1967.

Tres étonnante est la toile aux couleurs vives (rouge, jaune, noir), Study for a portrait of Van Gogh IV. Elle s'inspire d'un tableau du peintre des Tournesols, The painter on the road of Tarascon, datée de 1888, et qui fut détruite pendant la Guerre de 40. Van Gogh y apparaît "like a phantom''.

Bacon-Henrietta-moraes.jpg

Dans cette même salle consacrée aux années 1950-1960, une toile violente, Lying figure, représente Henrietta Moraes, une amie du peintre, réalisée d'après des photos de John Deakin. Etendue sur un lit comme si elle était sur une croix, on la voit une seringue fichée dans le bras. ''I put the syringe because I want a nailing on the flesh on to the bed'' explique le peintre.

Dans la troisième salle, Study for selfportrait, est typique de la peinture de Bacon après 1960, dominée par les gris et les bleus et la pratique des séries. C'est sans doute cette manière de peindre qui est la plus connue. Les courbes bleues des formes du visage sont distordues, les yeux sombres émergent d'un isolement profond.

bacon-autoportrait.jpg

Assez peu d'animaux dans la peinture de l'artiste anglais. On retiendra cependant Study for a baboon, réalisée lors d'un voyage en Afrique ; Study for a running dog, une sorte de signature psychologique révélant un etat de panique ; Untitled dog crée un mouvement gris-blanc sur un fond vert ; enfin, Owls, d'après Birds of the night d'Eric Hoskin. On pense ici aux Euménides, motif récurrent de l'oeuvre. Quant à la forme du sphinx qui se devine derrière les oiseaux, elle est signe de l'attachement de Bacon aux thèmes de l'Antiquité.

Study for a nude, réalisée sur une photo de Muybridge, montre un homme prêt à plonger dans un cube. " Michelangelo and Muybridge are mixed up in my mind together'' dira Bacon.

bacon 3 h plongeant

Dans Untitled (half lenght figure in the sea), le personnage et la mer sont sombres, mystérieux, indistincts. A propos de cette toile, on soulignera que l'océan est un thème tres peu présent dans les toiles de Bacon.

Toujours dans cette salle, un tableau d'un bleu monochrome, Untitled (Study after Velasquez), a retenu mon attention avec ses touches d'un noir vibrant et ses raies verticales rouges.

Au milieu de la salle, des vitrines m'ont particulierement intéressée. Elles présentent des photos, souvent en très mauvais état, de tous ceux qui ont connu ou inspiré Francis Bacon : Reihard Hasset, Eddy Batache, John Edwards, Michel Leiris, Isabel Rawsthorne, Lucian Freud, Henrietta Moraes. On voit aussi George Dyer dans son atelier et Bacon, peint par Brett Whiteley. Velasquez, Michel-Ange, Raphael, Courbet, les grands maîtres, sont aussi en bonne place.

Ensuite de nombreuses portraits, parmi les plus originaux, sont consacrés à l'amant de coeur, George Dyer. Dans Three studies of George Dyer notamment, le visage de celui que Bacon lui-même décrit comme ''a petty criminal of the East End'' apparaît déformé dans des tonalités de blanc et de beige.

Cette déformation si caractéristique du peintre se retrouve dans Three studies for portrait of Henrietta Moraes. Le visage du modèle fait penser à celui d'un babouin. Sa désintégration crée une impression de chair liquide, ainsi que l'a fait remarquer Georges Bataille.

A propos de tous ces portraits, il n'est pas inutile de rappeler ce que disait l'artiste : "In trying to do a portrait, my ideal would be just to pick up a hand full of paint and throw it at the canvas and hope that the portrait was there." Cela se vérifie avec le portrait dans les tons bleus de Henrietta Moraes : amorale, voleuse, violente, alcoolique, droguée, mais "lovable" ! Et encore avec le Portrait of J. Hawthorne, une amie de longue date. "What I want to do is to distort the thing far beyond the appearance, but in th distortion to bring it back to a recording of the appearance."

Dans la série des portraits, celui de l'écrivain Michel Leiris, dont j'ai déjà parlé, retient l'attention. En effet, contrairement aux portraits souvent violents et cruels, celui-ci est tendre et sensuel : "compassion et despair"...

Self portrait illustre les dires du peintre : " The successful image come from a balance between critical faculties and accident." Quant a Study for self portrait, elle offre un corps en plein tumulte qui semble tourner sur lui-même et dont l'ombre devient un objet qui est comme l'extension de sa propre chair.

Studies for the human body est tres intéressant avec ses trois personnages, devant ou derrière le miroir : il dit ''something about the act of looking".

Une très grande toile d'après Muybridge surprend ensuite par ses dimensions. Intitulée The human figure in motion, elle montre des personnages en mouvement : une femme vidant un récipient, un enfant paralysé qui marche... Les trois dimensions selon Bacon, telle serait une des significations de ce tableau.

Bacon-2-3-dimensions.jpg

On passe ensuite dans une salle qui évoque les annees 70, une période qui verra une importante rétrospective de l'oeuvre de Bacon au Grand Palais et la mort de George Dyer. C'est John Edwards qui devient alors le futur héritier de Francis Bacon.

La présence de George Dyer est encore obsédante ici dans nombre de toiles. Dans Three figures and a portrait, elle est associée aux Eumenides (encore elles) avec une référence à Degas. Dans Triptych, on voit George Dyer de dos, dont l'image se reflète dans un miroir suspendu dans une cage cubique. Au milieu, l'homme lit un journal devant un miroir opaque : une oeuvre impressionnante, inspirée toujours par Velasquez et sa Rokeby Venus. Dans Triptych, August 72, une ombre liquide rose se répand sur la toile : la vie de Dyer qui s'enfuit. Seatled figures met en scène Bacon et Dyer assis, avec parapluie et battes de base-ball.

Bacon-dyer.jpg

D'autres autoportraits révèlent un artiste toujours en quête de l'insaisissable soi-même, une quête qu'il décrit ainsi : '' It's a model just like any other important, in grasping something which is constantly changing, and the problem is the same whether it'is a self-portrait or a portrait of someone else." Dans Self portrait, Bacon se peint tel un adolescent...

L'exposition s'achève avec, notamment, un Triptych représentant les blessures violentes occasionnées lors des corridas, Study for the human body où se tordent des personnages et un beau portrait de John Edwards, représenté assis mais dépourvu de bras.

Bacon-sans-bras.jpg

Une dernière salle est consacrée à des photos rappelant la vie de cet artiste majeur du XXeme siècle, qui disparaît en 1992.

C'est une exposition qui m'a vraiment beaucoup marquée et dont certaines toiles ne cessent de me hanter. Ainsi, je ne peux que souscrire a ce qu'écrit le Times à propos de cette rétrospective qui fera date : " His images... arrive straight through the nervous system and hijack the soul."

Bacon tryptich

 

 

Sources : les cartouches explicatifs de l'exposition, Francis Bacon, Five Decades.

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:31

bb2

Photo ex-libris.over-blog.com,

Effet postérisation et Holga

 

Gabrielle des beaux jours

Née à l'été austral

Toi qui doucemement bouges

Sur le drap matinal

Qui étires tes bras

En accueil au matin

Qui souris en rêvant

A l'ombre ensoleillée

Penchée sur ton enfance

Ce monde encore naïf

Où la vérité seule

C'est ta main fine et longue

Posée sur la peau blonde

Du rond sein maternel


Vendredi 11 janvier 2013,

pour les huit jours de Gabrielle

 

 


 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:27

soir.JPG

Soir d'été sur Bondi Beach, vue de North Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Le soleil de vingt heures va tomber dans la mer

Et nos ombres s'allongent sur la Campbell Parade

De grands avironneurs ramènent leurs esquifs

Les joggers courront jusqu'à l'obscurité

D'élégants Australiens d'un âge canonique vont dans l'air frais qui vient

Dans la piscine des enfants patauge sur le tard un fils de Nérée

Des "mates" rient très fort les bras chargés de bières

Quand d'autres s'en reviennent après l'ultime pêche et leur canne brandie

L'anneau blond de la plage se vêt d'or et de noir

Demain sera le même avec un autre masque

Dans les jours enflammés du bel été austral

 

 

Le 15 janvier 2013, vers 19h 50,

sur Campbell Parade à Bondi Beach

 

soir-2.JPG

      La nuit tombe sur Bondi Beach

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 


 

 








 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:22

Voilier-dans-l-entree-de-la-baie-de-Sydney.JPG

Voilier dans l'entrée de la baie de Sydney

(Photo ex-libris.over-blog.com, 26 décembre 2012)

 

 

Parfois les enfants vont

Sur des voies au long cours

Par-delà les saisons

On attend leur retour

 

Parfois les enfants sont

Surprenants de détours

Bien loin de nos maisons

On a le coeur si lourd

 

Parfois les enfants vont

Dans d'étonnants parcours

Où ils feront moisson

De tristes et de beaux jours

 

Parfois les parents vont

Aux lointains carrefours

Retrouver leur garçon

Qu'ils aimeront toujours

 

Et si les parents sont

Patients et pleins d'amour

Tels les fils seront

Qui sont pères à leur tour

 

Mardi 15 janvier 2013, à Bondi Beach

pour l'anniversaire de Sébastien, père depuis douze jours

 

 


 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:18

Cemetery.JPG

The Waverley Cemetery à Clovelly, NSW

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Au Waverley Cemetery

On dort près de la mer

Où migrent les baleines

Sous les fins palmiers verts

Et les araucarias

Les tombes sont de marbre

Ou bien de lourd grès rose

Mais les mots se ressemblent

Memory beloved

Et dans toutes les langues

S'écrit la courte histoire

De l'île Australia

Jeune Michael Bourke

Qui naquit à Bansha

Tiperrary Irlande

Mourut à vingt-sept ans

A la fleur de son âge

Cemetery-2.JPG

L'Ecossais John Classe

Natif d'Edimbourg

Son épouse Emilie

De Jaffa Palestine

Tous deux morts à Sydney

Et ce Carl Ludwig Sahl

Consul du Reich allemand

Mort à cinquante-sept ans

Thomas Napier le capitaine

Parti dans son sommeil

Un soir à Saint-Peters

A quatre-vingt-quatre ans

Et Charles Owen Peart

Le champion de plongeon

Mort accidentellement

A seulement vingt-quatre ans

En plongeant dans un cirque

Et tous ces innombrables

Danois et Italiens

Grecs et Autrichiens

Morts si loin de chez eux

Dans l'ossuaire en pente

Ils regardent à jamais

La mer qui les porta

Vers la terre choisie

 

Mercredi 16 janvier 2013,

au Waverley Cemetery, entre Bronte et Clovelly,

vers 16 h

 Cemetery 3

La mer au Waverley Cemetery

(Photo ex-libris.over-blog.com)

 

 

 

 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:15

Au-taronga-zoo.JPG

Sydney, vue du Taronga Zoo

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Au Taronga Zoo

Les animaux somnolent

Parmi les bananiers

Et les caoutchoutiers

Des dindes et des ibis

Lentement déambulent

Les girafes mâchonnent

Avec nonchalance

Deux échidnés s'abreuvent

Et les koalas dorment

Selon l'accoutumée

L'ornythorinque a fui

Les singes sont cachés

Les oiseaux se sont tus

Le temps est immobile

Sous le midi austral

Ou luit intensément

L'éclair bleu de la baie

 

Lundi 07 janvier 2013, vers midi,

au Taronga Zoo de Sydney

 

Echidné

      Echidné s'abreuvant au Taronga Zoo de Sydney

(Photro ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 



 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:12

 

 

store-droit.jpg

 

 

A six heures du matin

 

La chambre immaculée

 

Le soleil a l'affût

 

Derrière le store blanc

 

L'emportement d'un bus

 

Fait bourdonner la chambre

 

Le chant des " yellow beaks"

 

Réveille le matin,

 

Le bébé du voisin

 

Fait le coq du jour

 

Et la nuit importune

 

Fuit sous les draps froissés

 

Aujourd'hui a-t-on dit

Le soleil sera feu


Le 08 janvier 2013, Bondi Beach, 06h du matin

 

 


 


 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:09

Moonlight-Cinema.JPG

L'écran du Moonlight Cinema au Centennial Park de Sydney

(Photo ex-libris.over-blog.com, décembre 2012)

 

 

Mercredi soir d'été

Lendemain de Noël

Au Centennial Park

Sages sur les pelouses

Deux mille spectateurs

Sous le grand écran blanc

Du Moonlight Cinema

Attendent Daniel Craig

Et son dur regard bleu

En mangeant des hot-dogs

Au loin Sydney scintille

Et les feux des avions

Qui passent et qui repassent

Dans le ciel doux gris-mauve

Au vent frais qui se lève

Valsent les chauves-souris


Vendredi 26 décembre 2012, vers 20h 30,

au Centennial Park, en attendant Skyfall de Sam Mendes,

 

Moonlight-Cinema-2.JPG

      Le public du Moonlight Cinema au Centennial Park

(Photo ex-libris.over-blog.com)

 

 


 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:06

A Balmoral 3

L'observatoire, dans la baie de Balmoral

(Photo ex-libris.over-blog.com, décembre 2012)

 

 

Dans la baie de Balmoral

Le rond or d'un parachute

Sous la pointe blanche de l'Observatoire

Le beige et le vert des ferries affairés

Le rouge effilé d'un kayak

Les flèches aiguisées de deux voiliers volants

Et deux planches à voile

Qui voguent de conserve

Au-dessus de North Head en gardien de la baie

Un avion qui s'en va

Entre le bleu vibrant du ciel

Et celui de la mer

C'est un ballet naval

On est à Balmoral

La plage aimée des peintres

Mais bien loin de la Reine

Dans la très chaude haleine

D'un dimanche estival

Dans la baie de Sydney

 

Dimanche 30 décembre 2012,

sur la plage de Balmoral, vers 15h 30

 

A Balmoral 2

 Planches à voile dans la baie de Balmoral

(Photo ex-libris.over-blog.com, décembre 2012)

 

 

 


 

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:02

c-etait-une-baie.JPG

North Head et South Head, les deux falaises de l'entrée de la baie de Sydney

vues du ferry pour Manly

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

 

C'était une baie

Sauvage et secrète

Entre deux falaises

Minéral étau

Un peuple y vivait

Au milieu des arbres

Paisible et placide

Ravi et rêveur

Il ne savait pas

La venue des Blancs

Qui lui prendraient tout

Ses oiseaux ses arbres

Son vent et sa terre

Les Aborigènes

On ne les voit pas

Ou sont-ils allés ?

 

 

Le 02 janvier 2013, en pensant aux Aborigènes

 

 

 

 

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