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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 16:27

 

Eden-parc-statue.JPG

 

Dans le parc en janvier

Le temps est vert jardin

eden parc fleurs

Dessous les acacias

Et les eucalyptus

Eden parc nénuphars

Dans les caoutchoutiers

Les perroquets blancs

Sans fin y jacassent

eden parc perroquest 3

Et s’y dissimulent

Perruches en couleurs

Perruche à l'envers

Et un cormoran

Eden parc avec oiseau

Cannas et zinnias

Mauves agapanthes

Eden parc agapanthes

Bambous et ficus

 Font des taches claires

Eden parc plamier

Une fille blonde

Nourrit les canards

Eden parc fille

Les très blancs ibis

Au long bec noir 

Et les cygnes sombres

eden-parc-ibis-et-cygne.JPG

Deux trois poules bleues

Près des nénuphars

Glissent indifférentes

Eden parc poules

Au bord de l’étang

Près d’un pélican

Eden-aprc-pelican.JPG

Des amants s’embrassent

Pour l’éternité

Eden parc amoureux

Deux autres somnolent

Un livre à la main

Eden-parc-lecteurs.JPG

Dickens barbu

Rêve en marbre blanc

Eden parc dickens

Je lis l’inscription

Sur le Pavillon

Eden parc mammon

Mammon or

Millenian Eden

Je choisis l’Eden

Eden-parc-amoureux-2.JPG

 

Au Centennial Park, Sydney,

le 03 janvier 2013, vers 15h 50

 

 

 

Crédit photos : ex-libris.over-blog.com, 03 janvier 2013

 

 

 

 

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 14:14

 En-levitation.JPG

Surfeur au bout de sa course, Bondi Beach, NSW

(Photo ex-libris.over-blog.com, décembre 2012, Effet Orton)

 

Sur sa planche de vent

Oublieux de son corps

Défiant la pesanteur

Il a glissé sur l’eau

Poisson-volant qui danse

Entre vagues et cieux

Aux abords du rivage

Il se fige un instant

Fragile équilibriste

Comme en lévitation

Jésus marcheur des eaux

Que la mer submerge

 

A Bondi Beach, décembre 2012

 

 

 

 


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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:56

 

 

 dorothea-par-may-moore-1927.jpg

Dorothea Mackellar, par May Moore, 1927

 

En cette Journée de la Femme, alors que l’Australie est encore présente au quotidien dans ma mémoire, je voudrais évoquer Isobel Marion Dorothea Mackellar, une de ses grandes poétesses. Tous les petits Australiens ont appris par cœur son célèbre poème, « My Country » et, chaque année, plus de 10 000 élèves participent au Concours de Poésie, créé en 1984, qui porte son nom.

Dorothea-MK-famille.jpgLa famille Mackellar

Dorothea Mackellar est éminemment représentative de la jeune intellectuelle australienne, de la troisième génération, issue d’un milieu aisé. Fille de Sir Charles Kinnaird Mackellar, médecin et parlementaire de renom, et de son épouse Marion Buckland, d’origine écossaise (ses grands-parents arrivent en Australie en mai 1839), elle naît à Point Piper à Sydney, le 1er juillet 1885. Elle est la seule fille au milieu de trois frères, Keith, Eric et Malcolm. Petite fille, elle passe beaucoup de temps à Torryburn, une des propriétés de son père dans la Hunter Valley. Pratiquant la peinture, l’escrime, l’équitation, la natation, comme nombre de jeunes filles de la bourgeoisie, elle sera éduquée chez elle avec des cours particuliers avant d’aller à l’université de Sydney, comme auditeur libre.

Dorothea-Kurumbede-1917.jpgA Kurrumbede (Gunnedah) en 1917

Puis ce sont les voyages en famille à travers l’Europe, l’Amérique, l’Orient, qui contribuent à parfaire son éducation. Polyglotte (elle parle l’anglais, le français, l’espagnol, l’allemand, l’italien), elle se fait aisément l’interprète de la famille, tout en visitant galeries, musées et en allant au théâtre. C’est au cours d’un séjour en Angleterre, où la famille attend le retour de son frère Keith, engagé dans la Guerre des Boers, qu’ils apprennent sa mort en Afrique du Sud. C’est alors l’épreuve de la souffrance pour cette jeune fille à la vie si favorisée. Elle n’écrira plus guère après cette épreuve.

Très jeune, Dorothea Mackellar s’était adonnée à l’écriture. Très vite, même, elle se voit rémunérée pour ses textes en vers et en prose, ce qui suscite l’étonnement et l’admiration de ses parents. Ainsi « An Old Song » est publié par le magazine américain Harper’s tandis que, le 05 septembre 1908, le London Spectator et le Sydney Bulletin publient « My Country ». Elle n’a que 23 ans.

dorothea_mackellar_plaque.jpgLa plaque en l'honneur de Dorothy Mackellar, Writers Walk, Circular Quay 

C’est au cours d’un séjour à Kurrumbede, une des propriétés rurales de sa famille, qu’elle compose « Aube », qui sera l’ébauche de ce célèbre poème, souvent réécrit, qui exprime pour beaucoup la « quintessence de la poésie du bush ». L’inspiration lui en serait venue alors qu’elle dansait pieds nus sous la pluie et que l’herbe reverdissait après une période prolongée de sécheresse. Le poème « My Country », d’abord intitulé « Core of my heart », était d’ailleurs à l’origine une lettre à ses cousins anglais, expression de sa nostalgie de la terre brune de son pays natal. C’est dans ce poème qu’on trouve cette « beauté » et cette « terreur », suscitées par les grands espaces australiens. Tous les Aussies connaissent les premier vers de la deuxième strophe de ce qui est devenu quasiment un poème nationaliste :

 

I love a sunburnt country,

A land of sweeping plains,

Of ragged mountain ranges,

Of droughts and flooding rains…

 

J’aime un pays brûlé de soleil,

Une terre de vastes plaines,

De chaînes de montagnes irrégulières,

De sécheresses et de pluies torrentielles…

jm-artleadnarrow-Dorothea-texte-bien-NSW-Biblioth.jpg 

Manuscrit de "My Country" (State Library of New South Wales)

Dorothea Mackellar se fiancera deux fois, en 1911 et en 1914. Par deux fois, ses fiançailles seront rompues mais jamais elle ne s’épanchera sur les raisons de ces échecs amoureux. Quatre volumes de poèmes sont publiés entre 1911 et 1926 : The Closed Door (1911), The Witchmaid (1914), The Dreamharbour (1923), Fancy Dress (1926). Elle écrit deux recueils avec son amie Ruth Bedford, Little Blue Deuil (1912), et Two’s Company (1914). (Une compilation de ses œuvres, A Poet’s Journey, est parue il y a quelques années).

Par la suite, ses centres d’intérêt se porteront vers la politique (En NSW, les femmes acquièrent le droit de vote en 1902). Son journal témoigne notamment de la nécessité de la conscription avant la Première Guerre Mondiale. Elle travaillera aussi dans l’édition, en 1931. De santé fragile, elle partagera par ailleurs son temps entre voyages à l’étranger, séjours à Gunnedah, au nord-ouest de la NSW sur les terres de ses frères où elle se montre une cavalière émérite, et vie à Tarrangaua. Dans cette demeure, construite par ses soins en 1926, elle séjourne avec son amie d’enfance, Ruth Bedford, tout en s’adonnant à la lecture, la natation, la pêche et la marche. Elle y savoure la tranquille beauté de Lovett Bay. Cette maison sera vendue en 1953 et Dorothea Mackellar reviendra habiter dans la banlieue est de Sydney, non loin de l’endroit où elle est née.

Sa préoccupation majeure ayant toujours été sa famille, elle s’occupe de ses parents vieillissants. Après dix ans passés dans une maison de retraite à Randwick, seule survivante de sa fratrie, elle meurt dans son sommeil au Saint Helene Hospital de Paddington, le 14 janvier 1968. A ses funérailles, on lira un de ses poèmes préférés, selon les dires de sa nurse, Adrienne Howley, intitulé « Couleur ».

The lovely things that I have watched unthinking,
Unknowing, day by day,
That their soft dyes have steeped my soul in colour
That will not pass away...

 

Ses cendres reposent dans la tombe familiale au cimetière de Waverley, ce cimetière tout en sérénité qui descend vers la mer, où nous nous sommes promenés avec bonheur au mois de janvier 2013 (lire mon poème sur ce cimetière : link).

Je me suis interrogée sur la vie de cette poétesse dont l’inspiration semble s’être tarie après la mort de son jeune frère. Peut-être que celle qui fut le chantre de ce pays au cœur d’opale, préféra désormais garder en elle, comme derrière une porte fermée (titre d’une de ses œuvres), la couleur et la lumière de sa terre natale, qu’elle avait si magistralement et si parfaitement exprimées à l’aube de sa vie.

 

 

 

Sources :

www.lepetitjournal.com/sydney/

www.pittwateronlinenews.com/dorothea-mackellar

dorothea.com.au officialwebsite

 

 

 


 

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 09:36

pavlova

 Le Pavlova de Vanessa

(Photo ex-libris.over-blog.com, 25 décembre 2012)

 

 

Qui inventa le Pavlova

Pour la danseuse la diva

New-Zeland ou Australia

On ne sait pas on ne sait pas

 

Fraises kiwis maracudjas

Un délice pour l'estomac

Aussi léger qu’un entrechat

Si savoureux si délicat

A la blancheur de seringa

De sa meringue on est baba

Et sa crème nous rend gaga

 

Mais le meilleur on le croira

Mais le meilleur c’est oui-da

Celui qui mène au Nirvana

Le Pavlova de Vanessa

 

                            Le 08 mars 2013

 

pavlova 2

 Le Pavlova de Vanessa

(Photo ex-libris.over-blog.com, 15 janvier 2013)

 

 


Pour connaître l'origine du Pavlova, link

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 15:17

 patrick-white.jpg

Plaque  évoquant le Prix Nobel de Littérature 1973, Patrick White, sur Circular Quay à Sydney

 

Qui connaît la littérature australienne ? Pas grand’monde, me semble-t-il. Pour ma part, ma connaissance se réduisait à L’Avocat du Diable de Morris West (né à Melbourne), qui raconte une enquête sur une béatification ; à La femme eunuque (1970) de l’anglo-australienne Germaine Greer, lue du temps de ma période féministe. J’avais aussi en tête The thorn birds (Les oiseaux se cachent pour mourir, un titre emprunté à François Coppée !) de la romancière Colleen McCullough, ou l’histoire des plus romanesques du prêtre Ralph de Bricassard et de Meggie Carson. Je me souvenais aussi d’un personnage de détective, Napoléon Bonaparte, imaginé par Arthur William Upfield, le « pionnier du polar ethnologique ». Son héros est en effet un enquêteur issu d’une mère aborigène et d’un père européen. Dans ma mémoire enfin, Thomas Keneally et La liste de Schindler (Schindler’s Ark, 1982). Tout cela ne remplit pas même une étagère de bibliothèque !

Ww présentation

Aussi, celui qui veut découvrir un tant soit peu cette littérature (qui est bien loin d’être une sous-littérature britannique) se promènera-t-il sur Circular Quay à Sydney où il empruntera la Writers Walk, la promenade des écrivains. Celle-ci est composée d’une quarantaine de plaques métalliques dorées, disposées selon l’ordre alphabétique, et rappelant le souvenir d’écrivains australiens ou anglophones, parmi lesquels beaucoup de femmes. On sera surpris d’y trouver Rudyard Kipling,

Ww Kipling

Mark Twain, Joseph Conrad, Stevenson ou Michener qui ne firent que de brèves visites dans ce pays. Si Umberto Eco n’y donna que quelques conférences, Charles Darwin ou D. H. Lawrence, quant à eux, y vécurent plusieurs mois.

Ww Kipling

Ces plaques voisinent avec d’autres, beaucoup plus petites, qui marquent l’emplacement de l’ancien rivage de 1788 et de 1844.

Ww shore line

Chacune comporte un bref extrait, dont les tonalités sont diverses, d’un texte de l’auteur, suivi d’une courte biographie. Du musée d’Art contemporain à l’Opera House, on se familiarisera donc avec cette littérature, dont Patrick White (Flows in the glass, 1981, Eden Ville, 1939, The Tree of Man, 1955), qui reçut le prix Nobel de Littérature en 1973, est le phare. On sait qu’il fut choisi « pour son art de la narration psychologique et épique, qui a fait entrer un nouveau continent dans le monde de la littérature ».

220px-Patrick White 1973

Le Prix Nobel de Littérature australien, Patrick White (Photo Wikipedia)

Cette littérature se tourne maintenant de plus en plus vers les cultures du Pacifique et de l’Asie. Longtemps, elle a véhiculé une forme de malaise, causé par l’infini des espaces de cette île-continent colonisée par les Anglais, et par la dépossession des Aborigènes. Ses thèmes de prédilection sont ainsi l’identité indigène, la « beauté et la peur » (termes du célèbre poème de D. Mackellar, "My Country") de la vie dans l’outback et le bush australien, l’exil et l’expérience des migrants. On y découvre aussi le mateship ou amitié fraternelle, et l’aspiration à une démocratie égalitaire. Ce sont toujours ses racines anglo-saxonnes et l’apport culturel de ses minorités ethniques- en premier lieu les Aborigènes- qui lui servent à nourrir son imaginaire et à refonder le sentiment d’une identité nouvelle.

J’ai été surprise de voir la place de choix que tiennent les poètes dans la Writers Walk : Oodgeroo Noonuccal, auteur du premier livre de poésie indigène, We are going (1964), y est présente. Tout comme les Bush poets que sont Henry Lawson et Banjo Paterson, le premier décrivant les réalités de l’outback, le second véhiculant davantage la romance du bush. Paterson est connu aussi pour Waltzing Matilda, un des chants patriotiques australiens les plus populaires.

Ww Paterson

Le symboliste Christopher Brennan (The Wanderer, 1902), Judith Wright, critique et grand poète de la nature australienne (The moving image, 1946), et Dorothea Mackellar, célèbre avec « My Country » (1908), y sont encore en bonne place.

Ww Brennan

On y trouve Kenneth Slessor, le poète qui célébra Sydney (Five Bells, 1939) et les combattants australiens de la guerre 40 (Beach Burial, 1944).

WW Slessor

Les romanciers y sont nombreux. On citera Marcus Andrew Hislop Clarke, qui a écrit un célèbre récit sur la vie d’une colonie pénitentiaire en Australie, For the Term of his Natural Life (1874) ; Eleanor Dark, auteur d'une trilogie fameuse, Timeless Land (1941, 1948, 1951) ;

WW Dark

Henry Handel Richardson, pseudonyme de Ethel Florence Lindesay Richardson, qui aima la Duse et composa aussi une trilogie, The Fortunes of Richard Mahony (1917, 1925, 1929) ; Miles Franklin, pionnière du féminisme à l’australienne, qui décrit la vie dans le bush à travers un regard féminin (Ma brillante carrière, 1901) ;

WW Franklin

David Malouf et The great world (1990), relation de deux Australiens pendant les deux guerres mondiales ; Nevil Shute ou la vie des Australiens pendant la Seconde Guerre mondiale (A Town like Alice). Sur Circular Quay, David Williamson est présent pour le théâtre et ses nombreuses pièces évoquant les thèmes de la politique et de la famille. Geoffrey Blainey et Rober Manning Clark représentent, quant à eux, ceux qui se sont adonnés à l’Histoire.

WW Williamson

Dans cette promenade, on peut encore rencontrer Faith Bandler (Ida Lessing), une Aborigène, grande militante des droits civiques, qui a écrit sur le blackbirding dont fut victime son père au Queensland (enlèvement pour travail forcé) et sur son frère (Welou mon frère, 1984).

La liste serait encore longue de tous ces écrivains (j'en ai compté 48) qui composent cette promenade littéraire aux antipodes. Pour terminer, je voudrais citer l'écrivain-poète (The Book of my Enemy, 2003, Opal Sunset : Selected Poems, 1958-2009) et homme de télévision Clive James. Expatrié en Angleterre, il vient d'être fait Officier de l'Order of Australia le 26 janvier 2013, Australia Day. Il a aussi une place de choix à Circular Quay, preuve, s'il en était besoin, que les Australiens sont fidèles à leurs écrivains, même ceux qui les ont quittés pour un autre pays. Et Clive James, cloué par la maladie en Angleterre, ne regrette qu'une chose : ne pouvoir s'envoler une dernière fois pour voir se coucher le soleil à Sydney.

 

Clive-james.JPGClive James à l'honneur dans le Sydney Morning Herald du 26 janvier 2013

 

 

 

 

Crédit Photos : ex-libris.over-blog.com, janvier 2013

Passionnant : le site officiel de Clive James : link

 

 


 

 


 


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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 11:45

 

 Bondi-beach-le-22-janvier-2.JPG

Bondi Beach, le matin

(Photo ex-libris.over-blog.com, le 22 janvier 2013)

 

 

Mardi matin de janvier sur la plage de Bondi : le soleil est déjà chaud, la mer est à 22°, peu de surfeurs encore. Une fille en blanc fait sa gymn, une autre, assise, me montre deux visages tatoués sur son dos, je reconnais Dali et peut-être le Che. Un perroquet blanc s’est caché dans les rochers de South Bondi. Je crois que j’ai oublié à quoi ressemble la neige…

 

Bondi Beach, mardi 22 janvier 2013


Perroquet-blanc.JPG

      Perroquet blanc australien

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 


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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 22:33

 

 Vent-a-Bondi.JPG

Un kyte surf devant South Bondi (NSW)

(Photo ex-libris.over-blog.com, samedi 02 février 2013)

 

Le vent souffle en forcené

La mer roule en majesté

Vent-a-Bondi-3.JPG

La plage de Bondi (NSW) désertée par grand vent

(Photo ex-libris.over-blog.com, samedi 02 février 013) 

 

Bondi Beach est désertée

Les promeneurs en apnée

 

Bondi Beach, samedi 02 février 2013, vers le soir

 

Vent-a-Bondi-2.JPG

 Grosse mer à Bondi Beach (NSW)

Photo ex-libris.over-blog.com, samedi 02 février 2013)


 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 22:15

 

 Cinéma macquarie 3

L'Opéra-House et le Harbour bridge, vus de Macquarie Point à Sydney

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 13 janvier 2013)

 

Dimanche de janvier

C’est un soir à Sydney

Et sur Macquarie Point

La nuit s’en vient tomber

L’Opéra et le pont

Dans un gris cotonneux

Vont sombrer dans le noir

Un rond lumineux rouge

Se met à clignoter

Sur la courbe du Cintre

L’Opéra coquillage

Prend des formes-mirages

Le rond visage hindou

De la fête foraine

Sourit de ses lumières

Un ferry jaune et vert

Brille de tous ses feux

La pluie glisse en silence

Sur nos ponchos mouillés

Et lentement se lève

De l’encre de la baie

Le rectangle très rouge

Du grand écran magique

Des nuits blanches australes

 

Dimanche 13 janvier 2013 au Saint-George Open Cinema,

En attendant After May d’Olivier Assayas, à Macquarie Point

 

 Cinéma Macquarie 2

 La nuit tombe sur l'Opéra House et le Harbour bridge à Sydney

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 13 janvier 2013)

 

 Macquarie-la-nuit.jpg

L'écran du Saint-George Open Cinema sortant de l'eau à Macquarie Point

(Photo ex-libris.over-blog.com, dimanche 13 janvier 2013)

 

 

 


 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 21:43

Clovelly-3.JPG

Un mercredi à Clovelly

(Photo ex-libris.over-blog.com, 16 janvier 2013)

 

Sur les rochers troués de Clovelly la brune

La mer a dessiné de ronds cernes de sel

Et trois petites grâces australiennes sirènes

Maquillent leur peau blonde du henné de la roche

 

Mercredi 16 janvier 2013, vers 13h 30,

sur les rochers de Clovelly, NSW

 

Clovelly 2

Sur les rochers de Clovelly

(Photo ex-libris.over-blog.com, le 16 janvier 2013)

 

 


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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 17:38

Vaucluse-H.JPG 

      La façade de Vaucluse House à Vaucluse, NSW, Australie

(Photo ex-libris.over-blog.com, 26 décembre 2012)

Mardi 26 décembre 2012, après avoir assisté de Christison Park au départ de la Sydney-Hobbart, nous avons découvert un endroit plein de charme, toujours à l’est, dans la baie de Sydney : Vaucluse House.

Vaucluse-H-jardin.JPGLe bassin de Vaucluse House à Vaucluse, NSW

(Photo ex-libris.over-blog.com, 26 décembre 2012)

Cet endroit magnifique, une bâtisse à tourelles de style gothique, est situé au milieu d’un jardin de 9 hectares, qui en faisait 208 au XIXe siècle. C’était à l’origine une simple maison de pierres qui avait été construite en 1803 pour un chevalier irlandais, Sir Henry Brown Hayes. En 1827, elle est achetée par William Charles Wentworth (1790-1872), un avocat et un homme politique énergique et passionné, un des colons australiens les plus influents. On citera à son actif la première traversée européenne des Blue Mountains, à l’ouest de Sydney, en 1813. Il est connu encore pour avoir œuvré en faveur des droits civiques (le procès devant jury), pour avoir coédité le premier journal colonial indépendant, The Australian, en 1824, et proposé un Sénat héréditaire pour le parlement de la Nouvelle Galles du Sud (NSW). Il a aussi créé la première université australienne, l’Université de Sydney (1852), et le mouvement pour un gouvernement représentatif, obtenu en 1856.

Wenworth.JPG

William Charles Wentworth (1790-1872), photo A. Ken (1868), et Sarah Wentworth, née Cox (1805-1880), photographe inconnu (Fonds Vaucluse House, Historic Houses Trust)

Le destin de cette maison est un peu particulier, quand on sait que Wentworth fut victime de l’ostracisme de ses concitoyens à cause de son mariage. Il fut en effet condamné à un certain isolement  social pour avoir épousé Sarah Cox (1805-1880), fille d’anciens détenus, qui avait été modiste avant son mariage. De plus, deux de leurs enfants étant nés avant leur union, et les parents eux-mêmes de William Wentworth ayant eu maille à partir avec la justice, cette maison devint pour toute la famille un endroit de réclusion en même temps qu’un havre de paix, de 1827 à 1861. Il faut ajouter encore que Wentworth s’était attiré les foudres de la haute société australienne en attaquant les « Exclusivités » de la politique coloniale.

William-Wentworth.jpg

William Charles Wentworth

Dans l’esprit de la Government House, située dans les Botanic Gardens, ce manoir familial de style gothique séduit par sa disposition irrégulière, qui s’adapta au nombre croissant des enfants de William et Sarah Wentworth. La demeure est en effet composée de 16 pièces sur deux étages, que viennent compléter des écuries, une laiterie, un garde-manger, un potager, des cours de service, des caves, des allées pour chariots, au milieu d’un luxuriant jardin d’agrément. Vaucluse House est ainsi une des propriétés familiales demeurées intactes les plus importantes d’Australie.

Vaucluse-H-dependances.JPG

Les dépendances de Vaucluse House, Vaucluse, NSW

(Photo ex-libris.over-blog.com, le 26 décembre 2012)

Son intérêt réside surtout dans le fait que cette demeure recrée l’atmosphère de l’époque où se construisait l’Australie (débuts de la colonisation : 1788). Elle a conservé son mobilier d’origine en chêne, de style Gothic Revival et de nombreux détails architecturaux du XIXe siècle : bordure de papier peint à fleurs, corniches en plâtre, cheminées en marbre italien… On peut notamment y admirer une très belle mosaïque en pierre dure du XVIe siècle, que les Wentworth rapportèrent d’Italie en 1858-1859, quand ils y firent « Le Grand Tour ». Un des salons du rez-de-chaussée fut créé tout spécialement pour permettre aux filles des Wentworth, mises au ban de la société, de rencontrer d’éventuels prétendants. Dans une des chambres du premier étage, le lit comporte les trois matelas typiques de l’époque,  remplis de paille, de crin de cheval et de plumes.

Wenworth-2.JPG

The Three Graces (Edith, Eliza et Laura, filles de Sarah et William Charles Wentworth), Hans Julius Gruder, 1868

(Caroline Simpson Library & Research Collection, Historic Houses Trust)

J’ai beaucoup aimé cette visite dans le passé, pas si lointain, de ce pays qui, ne l’oublions pas, fut créé par des bagnards. J’ai été sensible à la volonté de William Wentworth qui, par amour, sut s’opposer à la société de son temps et créer cet îlot familial sur la Grande Ile. Vaucluse House m’a fait penser à une autre superbe demeure coloniale, celle de la famille Le Clézio, la Maison  Eurêka, que j’avais visitée à Moka (Ile Maurice). link

 Wenworth-3.JPG

 Vaucluse Bay, photographe inconnu, 1880

(Vaucluse House, Historic Houses Trust)

 

 

Sources :

Historic House Trust   

 

 



 

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Des blancs ruisseaux de Chanaan

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