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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:05

 

 les-livres-VanGogh-NMAuxLivres.jpg

Nature morte aux livres, Van Gogh 

 

 

Autant de pages lues

Autant de feuilles envolées

Au grand vent des saisons

A l'autan fou des rêves

 

Textoésie envoyé le jeudi 04 juillet 2013, à 07h 26,

en écho à celui de Suzâme reçu le mercredi 03 juillet 2013 à 11h 02

 

 

 

Pour la communauté de Suzâme, Textoésies et Vous

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 20:24

 

 Corot.villedavray-vers-1867--national-gallery-of-art.jpg

Ville d'Avray, Jean-Baptiste Camille Corot, vers 1867

National gallery of Art, Washington

 

 

A Fausses-Reposes

Les étangs sommeillent

Calmes sont les choses

Sous le clair soleil


 Ville-d-Avray-etang.JPG

Aux étangs de Corot, Ville d'Avray

(Photo ex-libris.over-blog.com, samedi 29 juin 2013)

 

A Fausses-Reposes

Camille Corot

L’eau métamorphose

En des ciels floraux

 

Aux étangs de Ville d’Avray,

samedi 29 juin 2013


 Ville-d-Avray-pecheur.JPG

      Pêcheur aux étangs de Corot

        (Photo ex-libris.over-blog.com, samedi 29 juin 2013)

 

 

 

 

 



 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 20:58

roulottes.JPG

 

En écho à mon article, Des frères errants, sur l’exposition Bohèmes au Grand Palais, un lecteur, Jean-Frédéric Baéta, qui est aussi peintre, m’a fait parvenir la photo de cette petite toile non signée.

J’en aime l’opposition entre le village pelotonné sur lui-même derrière ses murs et les trois roulottes, comme frappées d’ostracisme, alignées à l’extérieur. Sous les verts ombrages, fument leurs cheminées tandis que les toits ardoisés du village s’étagent sous un ciel moutonnant. Trois femmes devisent sous le linge qui sèche, une mère se promène avec ses trois enfants, un homme, les mains dans ses manches, fixe le spectateur au premier plan, tandis que deux silhouettes féminines bleutées s’en vont vers le village. L’ensemble présente des teintes douces, de bleu, de vert, qu’éclairent quelques taches rouges sur les roulottes. La ligne de fuite suit la route qui se perd au loin. Instant arrêté dans une vie nomade…

 

Dis-moi, toi, le peintre,

Pourquoi ces roulottes,

Tout en demi-teintes,

La route qui fuit,

Là-bas vers ailleurs ?

Ce jour-là peut-être,

Tu auras jeté

Couleurs et pinceaux,

Pour suivre éperdu

La belle gitane

Qui marche pieds nus.

 

 

Pour le Jeudi en Poésie des Croqueurs de Mots,

Thème proposé par Brunô : le peintre

 

Le site de Jean-Frédéric Baéta : http://www.my-microsite.com/jfbaetacreation/

Mon billet sur l'exposition, Bohèmes au Grand Palaislink

 

 


 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 08:42

Escalier-Opera-2.JPG

L'Opera House de Sydney

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 

 

A Bennelong Point

Monter vers l’Opéra

Dans les blancs coquillages

Et respirer la mer

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Entre Ombre et Lumière,

Thème : escaliers

 

 


 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 07:00

 

 

 balthus-peintre2

      Le peintre et son modèle, Balthus (1980/1981),

Paris, Musée national d'Art moderne, Centre Georges Pompidou

 

Se haussant, en un ample mouvement, il avait tiré violemment le rideau lie-de-vin de la croisée. La lumière blafarde du petit matin avait empli l’atelier monacal. Elle, forme pure, adolescente au visage de primitif italien, auréolée de sa chevelure de putti, à genoux sur le sol froid, elle scrutait le journal pour y lire… mais quoi au juste ? Lui, elle le voyait de dos : sa silhouette familière, perdue dans la grossière chemise brune, ses jambes longilignes, serrées dans son vieux jean rapiécé, et puis sa tête tant aimée, sa tête bandée comme celle d’une momie. Dans la pièce, tout était à sa place : le bidon d’essence de térébenthine sous l’escabeau sang-de-boeuf, qui lui sert pour ses grandes fresques, la boîte en carton aux damiers bicolores et aux curieux caractères, la coupe de fruits, deux pommes et une poire, qui avait servi pour la nature morte, en place sur la petite table de bois blanc. Et pourtant, tout était changé.

Elle frissonna. Elle revit tout.

C’est hier soir. Comme chaque semaine, petit saute-ruisseau, comme il l’appelle avec tendresse, elle passe à l’atelier de son peintre, rue de Furstenberg. Elle lui apporte les courses pour la semaine. La porte verte n’est pas fermée. Quel étourdi ! pense-t-elle. Elle la pousse doucement. Elle voit l’atelier sens dessus dessous : le chevalet renversé, le portrait de Katia lacéré et piétiné, les tubes de peinture crachant leurs couleurs, la jupe rouge comme une tache sanglante sous la chaise renversée, le journal ouvert sur le sol, le bidon de térébenthine basculé. Dans l’alcôve cachée, les coussins de soie indienne, les draps du lit comme emportés par la tempête. Lui, son peintre, il est assis sur son vieux fauteuil de rotin bancal. Le visage exsangue, les yeux clos, le corps recroquevillé, il se tient la tête à deux mains. Elle court à lui, elle voit la vilaine plaie au front. Ce n’est rien, dit-il dans un murmure, je suis tombé.

Elle se penche vers lui, effleure de ses lèvres la béance rouge. Elle va dans le cabinet de toilette, y trouve sa fiasque de whisky et prend un vieux bandage sali. Avec des gestes calmes et précis, elle nettoie la plaie, entoure sa tête abîmée avec le serpent de coton. Il se laisse faire sans mot dire. Elle le prend par la main, le conduit comme un aveugle vers le divan. Elle refait le lit et il attend debout, le regard vide. Avec des gestes maternels, elle l’aide à s’allonger, tire jusqu’au visage fatigué draps et couvertures.

Preste et vive, elle se met à ranger l’atelier. Elle redresse le chevalet. Le long du mur, derrière des toiles, elle cache le tableau outragé, elle referme les tubes de peinture, remet en ordre la boîte de couleurs, relève la chaise, le bidon d’essence sous l’escabeau, replace les vêtements de Katia sur le dossier de la chaise, met le journal sur l’autre chaise de paille. Voilà, tout est à sa place. Elle est fière de son œuvre. D’un pas vif, elle ferme le rideau sur la nuit qui vient. Gisante, elle s’étend à côté de lui. Il a déjà fermé les yeux. Il fait tout noir dans l’atelier froid. Elle sent sa chaleur. La nuit dure, dure. Elle ne dort pas. Son rêve redessine son corps.

C’est le matin. Il se réveille. Il porte la main à la tête. Il se lève en titubant. Sur la pointe des pieds, comme on ouvre le rideau d’un théâtre, il déchire violemment le tissu lie-de-vin. Par la croisée, la lumière blafarde du petit matin emplit l’atelier monacal. Elle se déplie lentement hors du lit. Sur la chaise paillée, elle aperçoit le journal d’hier. Elle s’y agenouille comme en prière pour y lire… quoi au juste ? Elle se dit qu’elle n’a pas ôté ses gros bas de laine marron et que sa robe vert mousse n’est pas froissée. Elle scrute le journal… Comme une annonciation, elle l’entend lui dire de sa voix rauque et impérieuse : Alice, tu seras mon nouveau modèle. Je ferai de toi une madone siennoise. Elle frissonne. Tout est à sa place et pourtant, tout est changé.

 

Pour le Défi de la Semaine n°105,

Sur un tableau de Balthus : Le peintre et son modèle

Lire mon article sur la toile de Balthus : Alice dans le miroir link

 

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 15:22

Fleurs exotiques 2

Fleurs blanches et roses  

 

Fleurs exot blanches 2

Perruche arc-en-ciel 

Fleurs exotiques

Eté australien    

 

Fleurs exot blanches 3

Dans une rue de Bondi, NSW

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)    

 

Fleurs exotiques 3

Dans les Botanic Gardens, Sydney, NSW

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Week-end du Petit Patrimoine,

Thème : fleurs exotiques en ville

 

 

 

 


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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 21:07

 Veilled-e-l-ete-pluie.JPG

Pluie sur le bassin de Rou

(Photo ex-libris.over-blog.com)

 

 

Veille de l’été

La pluie se déchaîne

Métamorphosée

En trombes soudaines

 

Veille de l’été

J’entends les grenouilles

Le jardin mouillé

Chuchote en gargouille

 

Veille de l’été

J’entends la fauvette

Les roses trempées

Inclinent la tête

 

Veille de l’été

J’entends splénétique

Mourir éploré

Juin et sa musique

 

Pour le Jeudi en Poésie des Croqueurs de Mots,

Thème : en attendant l’été

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 08:15

 Portrait-intemporel-Carnaval-1913.JPG

     Mon père, carnaval 1913

(Photo ex-libris.over-blog.com, Effet Orton)

 

 

 

Tes grands yeux pâles

Petit Pierrot

De carnaval

Sur la photo

 

Tenue de fête

Chapeau pointu

Ta blonde tête

Passé perdu

 

Enfant qui flotte

Sur le radeau

Des années mortes

Tremblant sanglot

 

Mil neuf cent treize

Enfant choyé

Deux mille treize

Père en allé

 

Sur une vieille photo de mon père

 

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Entre Ombre et Lumière,

Thème : portraits intemporels

 

 

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 13:42

oeil-magritte.jpg

L'oeil ou Le Faux miroir, René Magritte, 1950

 

 

Oiseau

Dans le ciel

 

Si las

Si lent

Si loin

 

Silhouette

Solitaire

 

Battement

De cil

Dans le silence

 

Textoésie envoyé à 14h 38, le dimanche 16 juin 2013,

en réponse au textoésie de Suzâme reçu à 10h 22 link


 

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 18:00

Aubineau.JPG

Le conteur Jérôme Aubineau

(Photo ex-libris.over-blog. com, vendredi 14 juin 2013)

 

Vendredi 14 juin 2013, à la Maison des Associations, la bibliothèque de Rou-Marson recevait le conteur vendéen Jérôme Aubineau. Une quarantaine de personnes, dont une majorité d’enfants, était là tout ouïe pour l’écouter. Ils n’ont certes pas été déçus, tant la verve et la fantaisie du jeune conteur sont communicatives.

Dans le chaud décor d’un théâtral rideau rouge, accompagné de son guitariste Basile Gahon, Jérôme Aubineau a raconté quatre histoires de son cru inventif. Avec lui, « Cric-Crac, le conte sort du sac » et les enfants trépignent.

Il a d’abord revisité Le Petit Chaperon Rouge, transformé sous sa plume en Petit Chaperon Bleu, avec l’histoire intitulée Même pas peur. Eh oui, la célèbre petite fille s’appelle ici Marinette, habite en forêt de Mervent et, qui l’eût cru, sa grand-mère de 82 ans est le vrai Petit Chaperon Rouge. Chargée de lui apporter des pelotes de laine, Marinette va crever avec son vélo et se retrouver au zoo devant la cage du loup. On ne vous dira pas comment c’est la grand-mère qui s’est retrouvée dans la cage mais si vous le demandez aux enfants, ils vous le diront ! Et puis, tout se termine bien puisque le loup retourne en Sibérie et devient, devinez quoi, raconteur d’histoires. Pour Jérôme Aubineau, « une salade d’histoires, c’est pas compliqué » et avec lui on ne s’étonne pas que les loups fassent cui-cui.

Aubineau 3

La deuxième histoire, c’est celle de Sylvain, un petit garçon comme tous les autres, qui a peur du noir. Jérôme Aubineau le met en scène, une petite bougie à la main, dans J’veux pas dormir ! Quelle inventivité dans les questions qu’il pose à sa grand-mère pour éviter qu’elle ne le laisse seul dans la chambre : « La lune est pleine mais pleine de quoi ? », « Les sourds-muets, comment font-ils pour se dire un secret ? », « Et un chauve jusqu’où il va quand il se lave le visage ? » Et les enfants sont ravis quand le conteur leur demande les moyens qu’ils utilisent eux-mêmes pour trouver le sommeil. S’ensuivra une rocambolesque histoire de naufrage dans un chaudron de ratatouille, un plat que Sylvain (et les petits spectateurs) détestent. Ils reprendront avec entrain : « Touille la ratatouille ! J’aime pas la ratatouille, j’aime pas ! » Sauvé par une séduisante aubergine, Sylvain échappera à Simone la sorcière, sortie du ventre de la grand-mère « qui s’est ouvert comme un rideau de théâtre ». Il finira par s’endormir en comptant les moutons.

Puis Jérôme Aubineau revisitera l’histoire des Trois Petits Cochons, métamorphosées sous sa plume en trois petites poulettes, noire, rouge et multicolore. Orphelines de père (mangé au coq au vin) et de mère (devenue poule au pot), sans maison dans la forêt, comme elles ont peur du grand méchant loup ! Elle échapperont au prédateur qui a un total look et qui porte des talonnettes. Il finira ébouillanté dans le chaudron de la cheminée et sera découpé au couteau électrique. « Petit, petit, peta… », le spectacle s’achève mais les enfants ne sont pas encore rassasiés d’histoires. « Tu peux en faire d’autres ? » entend-on.

Le conteur s’exécute de bonne grâce et met alors en scène la Mère Misère, avec une histoire plus tragique et plus poétique. C’est celle d’une pauvre vieille que la Mort même se refuse à emmener. Elle appelle au secours le beau génie doré qui se trouve dans la bouteille de Monsieur Propre et qui lui fait don d’une graine magique. Après de multiples péripéties qui lui feront rencontrer la bande d’Abel le rebelle et la Mort elle-même, demeurera cependant  une fleur : « C’est l’Espoir ! »

Avec ces quatre histoires, Jérôme Aubineau a enchanté ses jeunes spectateurs, dans une salle chauffée à blanc. Son attention à leurs réactions, sa proximité avec eux, son âme d’enfant ont fait merveille. Je n’aurais garde non plus d’oublier la complicité avec son guitariste, Basile Gahon, dont la musique soutient et rythme à propos les folles histoires d’un conteur jubilatoire.

 

Aubineau-guitare.JPGBasile Gahon à la guitare

(Photo ex-libris.over-blog.com, vendredi 14 juin 2013)

 

Le site de Jérôme Aubineau : link

 

 

 


 

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