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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 14:45

vague-mer-bleue.JPG

      Vagues sur les rochers de North Bondi, Australie

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Sur la côte australienne

 

La vague est charmeuse


vague bondi australien

Un bel Australien sur les rochers de Coogee, Australie

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013


La vague est joueuse


vague bondi enfants 2

Enfants dans les vagues à South Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

Toujours très surfeuse

 

Vagues bondi surfeurs

Surfeurs à Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Et puis coléreuse

 

vagues tempête

La mer en tempête à Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

Et parfois pluvieuse

 

vague tempête pluie

Tempête vers Tamarama

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

Calme et sommeilleuse

 

vague bondi mouettes

Mouettes sur les rochers de North Bondi

(Photo ex-libris.over-blog.com, janvier 2013)

 

Follement nageuse

 

vague nageur

Un nageur dans les vagues vers le soir à Bondi 

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

Un brin facétieuse


vague Bondi Noël

Un professeur de surf avec le bonnet du père Noël

(Photo ex-libris.over-blog.com, Noël 2012)

 

Jamais oublieuse

 

vague cimetière

Vague écumante au-dessous du cimetière de Vaverley

(Photo ex-libris.over-blog.com, février 2013)

 

 

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Entre Ombre et Lumière,

Thème : la vague

 

 


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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 18:20

 

Cordoue avril 2012 512

 Un arbre à Cordoue

(Photo ex-libris.over-blog.com, avril 2012)

 

 

Qui saura l'être de l'arbre

Sa force vive en de vibrants insectes

Sa folie verte aux oiseaux égarés

Sa droiture dure dans le firmament bleu

Le râpeux raide de son tronc

La délicatesse diaphane de ses feuilles

Et la sève secrète sillonnant son silence

 

Textoésie envoyé le 03 août 2013 à 12h 57,

en réponse au textoésie de Suzâme, reçu le 03 août 2013 à 12h 38

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 17:20

Kerizan-le-25-juillet-2013-019.JPG

 Les hortensias de Kérizan

(Photo ex-libris.over-blog.com, mercredi 24 juillet 2013)

 

 

Où naquit l'hortensia

A la belle rondeur

Qui donc le planta

Avec tant de bonheur

Qui ainsi le nomma

Pour sa dame de coeur

 Erdeven fin juillet 2103 021

Les hortensias de Kergavat

(Photo ex-libris.over-blog.com, mardi 30 juillet 2013)

 

J'aime l'hydrangea

A la changeante fleur

Aux cymes en polka

Inflorescences soeurs

Au lumineux éclat

Sur la pierre en chaleur

 Erdeven fin juillet 2103 024

Hortensia de Kergavat

(Photo ex-libris.over-blog.com, mardi 30 juillet 2013)

 

Et quand le soir viendra

Sur le jardin qui meurt

Dans juillet qui s'en va

En or et en splendeur

L'opulent hortensia

Eblouira mon coeur

 

 

En regardant les hortensias de Kérizan et de Kergavat,

vendredi 02 août 2013

 

Erdeven-fin-juillet-2103-022.JPG

Hortensia de Kergavat

(Photo ex-libris.over-blog.com, mardi 30 juillet 2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 07:03

 

    chagall__l_ange_Bible-1956.jpg

    L'Ange1956, Marc Chagall

 

 

Une petite fille de cinq ans

Au fin visage blanc

Des courbes délicates

Des boucles de putti

Avec des yeux bleus

Rieurs et malicieux

Découvreurs des matins

Et sa voix aérienne

Modulée cristalline

Sur les hortensias bleus

Et les herbes jaunies

Enfantine chanson

En des mots italiens

Chantants mystérieux

Pour un moment gracieux

Qui ne reviendra pas

Dans juillet qui s'en va

 

Avec Clémence, dans le pré de Kérizan,

mercredi 24 juillet 2013, dans l'après-midi

 

 

Kerizan-le-25-juillet-2013-021.JPG  Les hortensias de Kérizan

(Photo ex-libris.over-blog.com, le 22 juillet 2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 21:30

11-12-aout-2011-035.JPG

 Cerf-volant entre Kerouriec et Kerminihy en Erdeven

(Photo ex-libris.over-blog.com, 11 et 12 août 2011)

 

 

Far-niente

Tel un cerf-volant

 

Se laisser aller

Au gré des courants

 

Se laisser bercer

Au souffle des vents

 

Frémir et danser

Sous les éléments

 

Et virevolter

Fétu nonchalant

 

Dans l'air azuré

Vif et indolent

 

Avant de tomber

Implacablement

 

 

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Entre Ombre et Lumière,

Thème : farniente

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 15:24

  -Boris-Taslitzky--1943.jpg

Les pamplemousse, Boris Taslitzky 

 

 

Au miroir de la source

Dessous la verte treille

Le soleil éclabousse

De ses épées vermeilles

 

Au feu fou du soleil

Très ardent pamplemousse

L'eau se fera abeille

Filant vers la Grande Ourse

 

Textoésie envoyé à Suzâme le lundi 22 juillet 2013 à 15h 46,

En réponse à son  textoésie, lu sur Facebook, au matin,

 

Tu me dis "soleil"

Je te dis "puits"

Alors, rapprochons

feu et source

 

Et jailliront nos vers

au-delà du temps

 

Pour la communauté Textoésies et vous

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 21:55

 

sang-et-roses-le-chant-de-jeanne-et-gilles-de-guy-cassiers,

 Gilles de Rais (Johan Leysen) et Jeanne d'Arc (Abke Haring), dans Sang et roses, Le chant de Gilles et Jeanne, de Tom Lanoye,

 dans une mise en scène de Guy Cassiers, Avignon 2011  (Photo Koen Broos)

 

 

C'était à Compiègne

La Trémoille s'apprêtait à trahir

D'un vilain coup de poing

 

Dans une goutte de pluie

Se miraient Gilles et Jeanne

Le maréchal au caractère de cochon

Et la sainte en armure

Gentils compagnons d'armes

 

Monstrueux serpent de mer

L'avenir incertain

Se dérobait à eux

 

Elle ignorait encore

Que brûlerait bientôt

Son bâton de pèlerin

Sur la place du Vieux-Marché

Il ne savait point alors

Qu'il était à la veille

De cent quarante ou plus

Ensorcelés crimes de sang

 

     

Pour Mil et Une, Semaine 30 et 31,

Proposition d'écriture : link 

 

 

 

 

 

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 17:40

 

sandrine-bonnaire-actrice-de-sa-vie 42439898 1

Sandrine Bonnaire dans le documentaire de Juliette Cazanave

 

Mercredi 17 juillet 2013, j'ai vu pour la troisième fois l'adaptation d'Un coeur simple de Flaubert par Marion Lainé. J'ai de nouveau été impressionnée par la manière dont la réalisatrice s'est emparée du récit de Flaubert pour en donner une vision fidèle à l'ermite de Croisset  et en même temps très personnelle. Sandrine Bonnaire y est remarquable dans l'interprétation d'un personnage inoubliable de la littérature française, dont l'histoire se clôt dans l'extase mystique d'une innocence absolue (Voir le lien vers mon billet sur cette adaptation link).

Le film était suivi d'un documentaire en forme de portrait de Sandrine Bonnaire par Juliette Cazanave : Sandrine Bonnaire, actrice de sa vie. Il montre la métamorphose d'une jeune actrice révélée à quinze ans, qui a illustré avec brio le cinéma d'auteur de Pialat à Depardon en passant par Chabrol et Rivette, en une femme en pleine maturité, désireuse désormais de s'adonner aussi à la réalisation.

Ce documentaire donne à voir le naturel irradiant d'une comédienne qui affirme qu' "être acteur, c'est être". Ainsi, pendant le tournage d'une série à La Réunion, Signature, elle confie qu'elle n'est jamais prisonnière des rôles qu'elle interprète. Le soir,  elle fait relâche devant la mer sur le balcon de sa chambre d'hôtel. "Je prends de la distance, du recul" dit-elle, pour s'offrir à tout ce qu'apporte la vie tout simplement. Elle filme pour elle la mer, les oiseaux, les gens qu'elle rencontre. 

 

sandrine se filmant

 

Certes, elle reconnaît que le cinéma lui a tout appris : "Ce métier m'a éduquée. Moi, j'ai arrêté l'école quand j'avais quinze ans, donc j'ai appris le reste avec les gens de cinéma." On le comprend bien lorsqu'elle emménage en 2010 dans un nouvel appartement et qu'on la voit ranger ses "trésors", tous les scenarii de ses longs métrages, les bobines des tournages de ses films et les métrages d'amateur qu'elle a toujours réalisés. Sous un texte  ("Hérétique, Relapse, Apostate") qui rappelle le souvenir de Jeanne d'Arc qu'elle interpréta pour Rivette, celle qui voulait surtout être danseuse ou chanteuse compare son destin de comédienne à celui de la sainte. N'ont-elles pas toutes deux été choisies, élues ?

La force de Sandrine Bonnaire réside par ailleurs dans une certitude : "J'ai la capacité de prendre ce qu'on me donne" assène-t-elle avec foi. Le hasard a fait que ce sont essentiellement des réalisateurs de cinéma d'auteur qui l'ont formée et, pourtant, elle reconnaît qu'elle n'est pas une intellectuelle. Avec elle, tout passe par le corps, les sensations, plus que par la tête. Et si ce métier lui a appris aussi la maîtrise de soi, la conscience de son image, elle aspire à présent à un certain lâcher-prise.

Ce qui séduit chez elle, c'est ce naturel confondant qui lui appartient en propre. Qu'elle apostrophe gaiement des habitantes de La Grande Borne à Grigny où elle vécut avec ses onze frères et soeurs,  qu'elle danse avec sa soeur Sabine ou bavarde à bâtons rompus avec une autre encore, on la sent inchangée à toutes les époques de sa vie,  sans fard ni pose.

Elle demeure la même que celle qui reçoit des mains de Carole Bouquet, aux côtés de Gainsbourg admiratif ("La bella ragazza !" murmure-t-il), le césar du Meilleur Espoir Féminin pour A nos amours. La même que celle à qui est remis le césar de la Meilleure Actrice pour Sans toit ni loi et qui dit  humblement dans un sourire : "J'ai l'impression d'avoir progressé."  La même que celle qui, attentive, écoute Frédéric Mitterrand brosser un tendre portrait de la jeune fille simple et joyeuse que chacun aimerait rencontrer. La même jeune femme modeste, enfin, à qui Ariane Ascaride remet une récompense pour Elle s'appelle Sabine, le film qu'elle a réalisé sur  (et pour) sa soeur atteinte d'une forme d'autisme infantile.

 elle sappelle sabine2

    Sabine Bonnaire

Parvenue à une nouvelle étape de sa vie et suivant en cela l'exemple de Pialat, Sandrine Bonnaire aspire maintenant à faire de sa propre vie la matière de ses films. Comme elle l'avait fait en 2007 avec ce documentaire sur sa soeur Sabine âgée d'un an de moins qu'elle, elle réitère cette expérience avec une fiction, cette fois-ci. J'enrage de son absence retrace un épisode amoureux essentiel de la vie de sa mère, cette mère courage de onze enfants. Le documentaire les rencontre toutes les deux à Houlgate, en conversation sur l'orientation du film. La mère se demande comment la fille va "remonter dans ses traces" et peut-être l'aider à dénouer l'écheveau d'une vie qu'elle-même n' a pas su décrypter. "Créer, dit Sandrine Bonnaire, c'est assembler les choses essentielles de sa vie." C'est ainsi que ce film sur son héroïne de mère, elle n'a pas hésité à le tourner avec son premier compagnon, l'acteur américain William Hurt, qui joue le rôle de ce Guy, amour inoublié de sa mère. Père de sa première fille, Jeanne, il compte toujours beaucoup pour elle.

Sandrine Bonnaire possède en effet au plus haut point cet esprit de famille qui lui a donné l'occasion de faire accéder les siens à un autre statut social. Mais elle-même n'a jamais renié ses origines populaires : quand on sait d'où on vient, on n'a que de la reconnaissance pour tout ce qu'on a obtenu et la comédienne a pleinement conscience de la chance dont elle a bénéficié.

L'actrice a souvent joué des rôles empreints de gravité, interprété des personnages border line et elle s'en étonne elle-même. Maintenant elle se lance dans la réalisation avec un regard concentré et  intense porté sur ses acteurs, que Juliette Cazanave a bien restitués. La comédienne-réalisatrice avoue ne pas savoir quoi dire exactement à ses interprètes, leur demandant surtout d'être eux-mêmes au plus juste. Quand elle sourit aux autres de cet extraordinaire sourire sans artifice, on ne peut que la croire lorsqu'elle affirme ce qui est sans doute au plus profond d'elle-même : "J'aimerais beaucoup raconter le bonheur !"

 

044420-000 sandrinebonnaire 04 et sa soeur

 Sandrine Bonnaire et une autre de ses soeurs

 

 

 

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 22:10

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 001

La nef à vaisseau unique de Saint-Nicolas-et-Saint-Marc de Ville d'Avray

 

Le samedi 29 juin 2013, à l'occasion du baptême de notre petite-fille Gabrielle, nous avons découvert l'église paroissiale de Ville d'Avray, Saint-Nicolas-et-Saint-Marc. On ne se doute pas que derrière cette architecture extérieure néo-classique très sobre dans sa blancheur, au-delà de son porche encadré de lignes de refends et surmonté d'un fronton Louis XVI, sous son clocher carré peu élevé, se cachent des oeuvres d'art exécutées par des artistes amoureux de cet endroit des Hauts-de-Seine.

On notera que c'est, avec Courbevoie, une des rares églises édifiée (ou plutôt ici réédifiée) pendant la Révolution. Elle porte d'ailleurs dans son nom la trace de son histoire. Elle a en effet succédé à l'église Saint-Nicolas (XII°-XIV° siècles), située au coeur de l'ancien village de Ville d'Avray, sur la colline dite du Monastère. Devant son délabrement, c'est le baron Marc-Antoine Thierry, seigneur de Ville d'Avray, intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, qui décida de construire une nouvelle église en 1788, avec l'aide du Roi. Pour ce faire, il s'entoura de l'entrepreneur des Bâtiments du Roi, Jacques Marquet, et de l'architecte royal Charles-François Darnaudin, créateur de l'hôpital civil de Versailles. En hommage à Marc-Antoine Thierry, la nouvelle église prit ainsi le second vocable de Saint-Marc.

La première pierre en fut posée le 11 juillet 1789. Par la suite, le curé de l'époque, l'abbé Dugarry, ayant refusé de prêter serment à la Constitution Civile du clergé, il se vit remplacé par un prêtre assermenté. Elle sera ainsi consacrée en 1791 par un prêtre constitutionnel. La même année, les vases sacrés de la paroisse sont vendus ; en 1793, elle devient temple de la Raison. Elle ne sera rendu au culte catholique qu'en 1795, dans un état très dégradé. En 1803, après restauration, on installe dans le clocher les cloches de l'église de Marnes-la-Coquette, détruite quant à elle en 1793. Saint-Nicolas-et-Saint-Marc fera l'objet d'une autre réfection par Poirot en 1830. D'autres travaux entre 1971 et 1993 lui redonneront son lustre et sa beauté.

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 042  Le père Klasen devant La Descente de Croix

Quand on entre dans cette église en forme de croix latine et à vaisseau unique, on est surpris par l'équilibre et l'harmonie qui s'en dégagent. La voûte est ornementée de caissons sculptés que l'on retrouve aussi sur la coupole aplatie au-dessus de la  croisée du transept. Le regard est attiré par un retable  XIX° de belle facture, de Félix Cassel, représentant La Descente de Croix. Cette toile fut offerte à l'église par le gouvernement de Louis-Philippe. Le transept peu saillant est occupé par deux chapelles latérales tandis que le choeur hémi-circulaire est surmonté d'une voûte en cul-de four ornée d'une fresque aux couleurs vives, dédiée à saint Nicolas. L'ensemble séduit par l'homogénéité des sculptures et la symétrie des vitraux, celles-ci contribuant à créer une beauté classique, toute faite de sérénité et d'équilibre. 

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 007

Le Baptême du Christ, François Rude

Mais ce qui retient surtout l'attention, ce sont les oeuvres des artistes qui séjournèrent et aimèrent Ville d'Avray. On remarque ainsi plusieurs sculptures du sculpteur Jean-Jacques Pradier, dit James Pradier (1792-1852) qu'appréciait particulièrement Louis-Philippe. L'artiste, ayant acheté une maison à Ville d'Avray en 1830, offrit à l'église certaines de ses réalisations. Ainsi, en 1840, il lui fait don de trois modèles en plâtre. Le Mariage de la Vierge, dont l'original est dans l'église de La Madeleine, est situé à droite de l'entrée du choeur en absideLa Vierge en prière, dont le marbre est dans la cathédrale d'Avignon, est placée à droite de l'entrée du transept ; la statue de saint Louis (1849), enfin, qui orne la place Saint-Louis à Aigues-Mortes, se trouve près de l'entrée sur la droite.

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 014

 Saint Louis, James Pradier

François Rude (1774-1855) offre quant à lui le grand plâtre du Baptême du Christ (Musée du Louvre), réalisé entre 1835 et 1841, dont on remarque la puissance. Il est situé à gauche de l'entrée du choeur. L'original est aussi à l'église de La Madeleine.

D'autres sculptures encore, très XIX°, je dirais, sans rien pourtant de trop saint-sulpicien : de Francisque-Joseph Duret, un serein et majestueux Christ ressuscité ; d'Antonin-Marie Moine, un Ange tenant un encensoir (côté nord de la nef) et un Ange portant un calice (première moitié du XIX°) ; L'Enfant et son Ange gardien d'un artiste inconnu.

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 006

 Le Mariage de la Vierge, James Pradier 

Enfin, on sait que le peintre Corot (1796-1875) avait fait de Ville d'Avray sa petite terre d'élection : il y peignit en effet plus de deux cents toiles ! En 1856, Pour les transepts de l'église, il réalisa quatre fresques à l'huile, directement sur le mur des croisillons nord (Adam et Eve chassés du Paradis et Marie-Madeleine au désert) et sud (Le Baptême du Christ et le Christ au jardin des Oliviers).

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 057Adam et Eve chassés du Paradis, Corot

Sur le mur sud de la nef, on remarque aussi Saint Jérôme au désert. Cette toile a pour décor un paysage de rochers et de végétation représentatif de son style, dans une gamme restreinte de couleurs. Au premier plan, le saint ermite est en extase, agenouillé sur un pierre plate, où l'on voit une Bible et un crucifix. Derrière lui repose le lion, typique de son iconographie. Le corps du saint présente un aspect livide et violacé. Corot racontait qu'il n'avait pas les moyens de chauffer son atelier et que son modèle était mort quinze jours après avoir posé !

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 003

Saint Jérôme au désert, Corot

Saint-Nicolas-et-Saint-Marc recèle encore d'autres toiles, de Jules Richomme (1818-1903) notamment. A gauche, au-dessus de la porte de l'escalier de la tribune, on remarque L'Entrée du Christ à Jérusalem. A droite, surmontant la chapelle des fonts baptismaux, une toile représente Le Christ portant sa croix. Le Repos de La Sainte Famille pendant la fuite en Egypte prend place dans le transept droit, au-dessus de la porte. Enfin, la toile de Saint Nicolas apparaissant à des marins battus par la tempête est située dans le transept gauche au-dessus de l'autel.

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 004

 Le Christ en croix

Parmi les autres toiles de Auguste Hesse (Le Christ insulté par ses bourreaux, deuxième quart du XIX°), de Romain Cazes (Le Christ au désert adoré par des anges, milieu XIX°), j'ai beaucoup aimé un Christ en croix du XVIII°, en trompe-l'oeil, et surtout une charmante Vierge à l'Enfant du XVI°.

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 010

Vierge à l'Enfant

J'aimerais ajouter que c'est le père Klasen qui a célébré le baptême de Gabrielle et d'une autre petite fille du nom de Noémie, d'origine libanaise. Avant de pénétrer dans l'église, au moment de l'accueil, le célébrant nous a expliqué avec clarté le sens du mot "station" dans la liturgie et il a insisté sur la nécessité d' "une Eglise debout".

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 011

Le Couronnement de la Vierge (Vitrail offert par la famille Fournier)

Dans la douce lumière de cette église, créée par de superbes vitraux, offerts par la famille Fournier en 1886 (Le Couronnement de la Vierge (croisillon nord) et La Sainte Famille (croisillon sud),  notre petite-fille, sous le signe de l'Eau et du Saint-Chrême, a reçu le baptême. Celle qui est née dans la lointaine Australie, dont les grands-pères maternel et paternel viennent de l'au-delà  de la Méditerranée, est entrée dans la vaste communauté des chrétiens, en compagnie d'une autre enfant, dont les racines sont au Pays des Cèdres.  Un beau symbole de l'universalité de l'Eglise que cette rencontre baptismale  à Saint-Nicolas-et-Saint-Marc, dans une  église aimée et embellie par des artistes.

Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 055

 Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 008Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 056Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 009Baptême de Gabrielle et Erdeven avec C et D 017

 

Sources :

www.patrimoine-histoire.fr

www.fr.topic-topos.com

www.wikipedia.org

www.culture.gouv

www.paroissevda.over-blog.com

Crédit photos : ex-libris.over-blog.com

 

 

 

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 18:10

Bapteme-de-Gabrielle-et-Erdeven-avec-C-et-D-395.JPG

 Entre Kerouriec et Kerminihy 

(Photo ex-libris.over-blog.com, le 10 juillet 2013)

 

 

La plage est au matin

comme au début du monde

Une grèbe est fichée

au milieu des rochers

Les gravelots en bandes

calligraphient le sable

Les algues s'abandonnent

à la mer étalée

Les vers ont dessiné

des châteaux d'arabesques

Et deux mouettes crient

à l'océan profond

 

Entre Kerouriec et Kerminihy, en Erdeven,

mercredi 10 juillet 2013, vers 10h 30

 

 

 

 

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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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