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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 15:31

 Bruecke.jpg




C’était à Yalta

Les grands de ce monde

Qu’ils ont divisé

Et écartelé

 

En soixante-et-un

Le mur édifié

Et dans son pays

Etre un exilé

 

C’était à Berlin

Tu m’avais quittée

Tu étais passé

De l’autre côté

 

Au long des années

Le cœur déchiré

D’infinies soirées

L’âme abandonnée

 

Et durant mille jours

L’enfer de l’amour

 

C’était à Berlin

La foule amassée

Les gens assoiffés

De la liberté

 

Les vopos pressés

De tous les côtés

Les politiciens

Ne comprenaient rien

 

C’était à Berlin

Le neuf de novembre

Quand tout se démembre

Un nouveau destin

 

C’était sur la Sprée

Au Böse Brücke

Vers toi j’ai marché

Et puis j’ai pleuré

Mercredi 10 novembre 2009

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 17:49

rostropovitch.jpg

Les mots ne bâtissent pas de murs
(Cratinos, - 520 -423 avant J-C)

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 08:47

pigeon-kergavat.jpg


Dans la haie
(Morbihan, Eté 2009).



Dans le buisson vert

Roucoulent les tourterelles

Enivrées d'éther


Lundi 09 novembre 2009

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 17:56



Klimt-l-Etreinte.jpg
Le baiser, Klimt.


Eternité est l'anagramme d'Etreinte



Montherlant (Les Jeunes Filles)

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 15:55





abel mort XIX°
 

En Anatolie

Je suis mort de soif

Auprès de ma mère

Fin de l’Arménie

Moi j’avais cinq ans

J’avais bien le temps

 

Mendiant au ghetto

Froid à Varsovie

Parti dans un camp

Parti en fumée

Moi j’avais dix ans

Je n’ai rien compris

 

Je marchais heureux

Sous le ciel d’été

Vint l’Enola Gay

Mon corps a brûlé

Moi j’avais huit ans

Je n’avais rien fait

 

Je guidais mon buffle

Au creux des rizières

L’avion est passé

Il m’a mitraillé

Moi j’avais onze ans,

Un mort sans prières

 

Je pilais le mil

Avec ma grand-mère

Les loups sont venus

Nous ont violées

Moi j’avais douze ans

Ma vie un désert

 

Dans les détritus

Je voulais manger

On m’a emmené

Dérobé mes yeux

Moi j’avais sept ans

Tout est ténébreux

 

C’était à Moscou

Ils m’ont enlevée

Je suis dans un trou

Et prostituée

Moi j’avais treize ans

Je suis condamnée

  

Mon père m’a battu

Mon père m’a frappé

Rien pour me défendre

Rien pour l’empêcher

Moi j’avais six ans

Quand c’est arrivé

 

Lui c’était Caïn

Moi c’était Abel

Yahvé m’agréait

Mon frère m’a tué

 

J’étais un enfant

Corps martyrisé

 

 

 

Thème : l'innocence (Papierlibre.over-blog.net).

Dimanche 08 novembre 2009

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 09:18



poissons-bassin.jpg

Dans le bassin
(Rou, Eté 2008).


Dans le bassin

Poissons rouges en ronds vains

Soleil à l'envers

Samedi 07 novembre 2009

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 19:10

Basho.gif

 Bashô (1644-1694), dit "le père du haïku".
 

Né en Périgord, diplomate, universitaire, éducateur international, Henri Lachèze a parcouru le monde. C'est par le hasard d'un détour australien que j'ai eu connaissance de cet auteur qui m'envoyé ses textes, dont j'ai particulièrement aimé les haïkaï, genre dans lequel il excelle. Vivant maintenant en Dordogne, il s'adonne tout entier à la poésie.

Sa devise en poésie, c'est d'écrire avec sérieux, par respect pour la langue et le lecteur, mais surtout de ne pas se prendre au sérieux.

De l'art si subtil du haïku, il dit : "Le haïku, c'est comme l'ikebana, c'est du temps suspendu, de l'émotion concentrée et une réhabilitation du vide. Il obéit à des règles mais il doit en même temps donner l'impression d'une éclosion spontanée et cacher sa complexité sous les apparences de la plus grande simplicité."

Lauréat de nombreux prix  de poésie, il a écrit :

Feux du Coeur, Poèmes (Prix biennal René Laplace 1996, Salon des Poètes de Lyon).
D'un silence à l'autre, Haïkaï, Maison Rhodanienne de Poésie, 1999.
Les moissons de la mémoire, Poèmes, Les Presses Littéraires, 2004.
Reflets de l'éphémère,  en collaboration avec  Marie Lachèze, Aquarelles de Claude Souteyrand, Les dossiers d'Aquitaine, 2009.


Un site très complet sur le haïku :  http://pagesperso-orange.fr/dominique.chipot/haikus/origines.html


Samedi 31 octobre 2009.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:59


Mercredi 04 novembre 2009, la grande salle de 900 places du théâtre du Quai à Angers accueillait Vincent Delerm pour son tour de chant intitulé Quinze chansons.


Delerme-au-piano.jpg


Dans un décor aux allures de cinéma- écran, rideau rouge, silhouettes d’acteurs du noir et blanc, sans oublier le lion rugissant de la Metro-Goldwyn-Mayer- le tranquille et à la fois bondissant Vincent Delerm, tout de noir vêtu, a chanté quelques anciennes chansons (Deauville sans Trintignant, Fanny Ardant et moi, La vipère du Gabon) et celles de son dernier album, largement inspirées par le cinéma. C’est cela qu’on aime dans ses chansons :  rencontrer des acteurs qui s’appellent tous Terence, arriver sur un générique de fin, avoir François de Roubaix dans le dos, être comme un chômeur fou dans un film de Ken Loach, et le soir regarder Scarlett Johanson dans le noir.

« Quand on a la chance que le public se déplace à un concert, il faut tout faire pour qu’il passe une bonne soirée. On ne peut pas se contenter d’aligner les chansons. » Aussi Vincent Delerm se transforme-t-il en un metteur en scène drôle, et fantaisiste qui crée une relation intime avec son public. Il conte des anecdotes improbables (comment un chanteur fait partie d’un jury de court-métrage, comment un couple cherche une place dans une salle de cinéma). Il entame un jeu de questions-réponses avec le public à propos de la chanson Les filles de 73, il laisse la salle reprendre en chœur le refrain de La vipère du Gabon.

Le tour de chant est jalonné de petites trouvailles inventives et poétiques : sur l’écran du cinéma de papa, on retrouve le décor de Jacques Tati, on voit avec mélancolie Antoine Doisnel, on entend la voix sensuelle de Fanny Ardant et celle si reconnaissable d’Alain Souchon, on écoute un monologue shakespearien drolatique, on revit son enfance avec les coupures publicitaires d’antan.

Les trois musiciens pleins de talent sont au diapason du chanteur. Frédéric Kret au violoncelle, Nicolas Mathuriau à la batterie et François Lasserre à la guitare, évoluent aussi aisément du piano classique au piano bastringue en passant par le clavier électrique.

Même si on peut regretter le procédé un brin récurrent de la succession de tableaux dans l’écriture des textes et les orchestrations, au demeurant très belles, qui couvrent parfois la voix de Vincent Delerm, on reste infiniment sensible à la facture classique de ces chansons (Delerm a travaillé avec Peter von Poehl, Ibrahim Malouf et Albin de la Simone) qui restituent avec tendresse et nostalgie, entre sourire et mélancolie, la petite musique du passé disparu, celle des "années soixante-dix/ dans le visage de Dewaere".

 


Jeudi 05 novembre 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:47

 

 

Carrington-et-ernst.jpg

 

Centre Pompidou : le majestueux Capricorne, la sculpture la plus célèbre de Max Ernst, affronte les regards. Mais les visiteurs ne se doutent pas que cette œuvre conçue en Arizona est le fruit des recherches que l’artiste commença dans le village de Saint-Martin d’Ardèche.
En avril 1938, Max Ernst et Leonora Carrington, l’« aristo rebelle », sa compagne anglaise, arrivent en Ardèche. Il est alors un peintre connu, lié aux surréalistes ; elle est également peintre et écrivain. Tous deux achètent et restaurent une maison au-dessus du village. Allemand et anti-nazi, il tente d’y trouver l’apaisement. Ils y reçoivent leurs amis, Leonor Fini et Paul Eluard, tandis que Lee Miller les photographie.

Dans ce havre de paix, le surréaliste donne alors libre cours à sa fantaisie. Sculpteur génial, il s’empare du ciment, du plâtre, de la terre, de tous les vieux outils et objets qui s’entassent dans la vieille bâtisse ardéchoise, donnant vie à une série de sculptures autour du thème du Sphinx et de la Sirène. De  1938 à 1939, Max et Leonora font de leur maison une œuvre commune. Le bas-relief qui soutient la maison est toujours visible.

 

maison-max-ernst.jpg


Ne vivent-ils pas comme l’écrira plus tard Leonora « une idée du paradis » ? Idée qui sera de courte durée puisque Max Ernst sera arrêté comme « étranger ennemi », interné dans le camp des Milles près d’Aix-en-Provence. Avec l’aide du journaliste américain Varian Fry du Comité américain de secours à Marseille en août 1941, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim, qui sera sa deuxième femme.

La maison blanchie à la chaux, recouverte de jolies tuiles romaines et toute en décrochements,  regarde un beau grenadier que borde un grand champ d’oliviers. L’endroit est serein dans sa simplicité, témoignant ainsi de ce qu’écrivait Max Ernst : « C’est en se débarrassant de son opacité que l’univers se fond dans l’homme. »

 max-ernst-2.jpg

Les œuvres de Max Ernst créées en Ardèche, de 1937 à 1941, sont nombreuses : exposées dans les plus grands musées du monde, elles ont définitivement quitté le havre de paix de Saint-Martin d’Ardèche.

 

Un peu de calme.

L’habillement de la Mariée.

L’Europe après la pluie.

Arbres solitaires et arbres conjugaux.

Le fascinant cyprès.

Leonora dans la lumière matinale.

Marlène.

Les filles du peintre.

Swanpangel.

Apatrides.

Figure humaine.

Totem et tabou.

L’antipape.

Le miroir volé.

La rencontre.

Tannhauser.

Le dame ovale (Ilustrations du livre de Leonora Carrington).

La Sirène et le Minotaure.

La sirène ailée.

Alice en 39.

 grenadier.jpg

  • Rappelons que Max Ernst résida à Huismes en Indre-et-Loire de 1955 à 1963. Il y réalisa des œuvres marquées par la Touraine : Le Jardin de la France, Hommage à Léonard, La Tourangelle. Plus tard, il créera les décors d’un théâtre et une fontaine dans la ville d’Amboise.
  • Une exposition, Max Ernst, Le Jardin de la France, est présentée du samedi 17 octobre 2009 au lundi 18 janvier 2010 au Musée des Beaux-Arts de Tours.

    Mai 2008.
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 09:01

 

Cariatides Bondi

Mark's Park Bondi, 5 : 20 am, Wooden sculpture.


Au soleil naissant dessus la mer australe

A l’aplomb des falaises où les eaux sont étales

Surgit le noir cortège de huit cariatides


 Des lointains antipodes nouvelles Néréides


Cap Sounion

Au Cap Sounion.



Mercredi 04 novembre 2009

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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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