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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:47

 

 

Carrington-et-ernst.jpg

 

Centre Pompidou : le majestueux Capricorne, la sculpture la plus célèbre de Max Ernst, affronte les regards. Mais les visiteurs ne se doutent pas que cette œuvre conçue en Arizona est le fruit des recherches que l’artiste commença dans le village de Saint-Martin d’Ardèche.
En avril 1938, Max Ernst et Leonora Carrington, l’« aristo rebelle », sa compagne anglaise, arrivent en Ardèche. Il est alors un peintre connu, lié aux surréalistes ; elle est également peintre et écrivain. Tous deux achètent et restaurent une maison au-dessus du village. Allemand et anti-nazi, il tente d’y trouver l’apaisement. Ils y reçoivent leurs amis, Leonor Fini et Paul Eluard, tandis que Lee Miller les photographie.

Dans ce havre de paix, le surréaliste donne alors libre cours à sa fantaisie. Sculpteur génial, il s’empare du ciment, du plâtre, de la terre, de tous les vieux outils et objets qui s’entassent dans la vieille bâtisse ardéchoise, donnant vie à une série de sculptures autour du thème du Sphinx et de la Sirène. De  1938 à 1939, Max et Leonora font de leur maison une œuvre commune. Le bas-relief qui soutient la maison est toujours visible.

 

maison-max-ernst.jpg


Ne vivent-ils pas comme l’écrira plus tard Leonora « une idée du paradis » ? Idée qui sera de courte durée puisque Max Ernst sera arrêté comme « étranger ennemi », interné dans le camp des Milles près d’Aix-en-Provence. Avec l’aide du journaliste américain Varian Fry du Comité américain de secours à Marseille en août 1941, il réussit à quitter le pays en compagnie de Peggy Guggenheim, qui sera sa deuxième femme.

La maison blanchie à la chaux, recouverte de jolies tuiles romaines et toute en décrochements,  regarde un beau grenadier que borde un grand champ d’oliviers. L’endroit est serein dans sa simplicité, témoignant ainsi de ce qu’écrivait Max Ernst : « C’est en se débarrassant de son opacité que l’univers se fond dans l’homme. »

 max-ernst-2.jpg

Les œuvres de Max Ernst créées en Ardèche, de 1937 à 1941, sont nombreuses : exposées dans les plus grands musées du monde, elles ont définitivement quitté le havre de paix de Saint-Martin d’Ardèche.

 

Un peu de calme.

L’habillement de la Mariée.

L’Europe après la pluie.

Arbres solitaires et arbres conjugaux.

Le fascinant cyprès.

Leonora dans la lumière matinale.

Marlène.

Les filles du peintre.

Swanpangel.

Apatrides.

Figure humaine.

Totem et tabou.

L’antipape.

Le miroir volé.

La rencontre.

Tannhauser.

Le dame ovale (Ilustrations du livre de Leonora Carrington).

La Sirène et le Minotaure.

La sirène ailée.

Alice en 39.

 grenadier.jpg

  • Rappelons que Max Ernst résida à Huismes en Indre-et-Loire de 1955 à 1963. Il y réalisa des œuvres marquées par la Touraine : Le Jardin de la France, Hommage à Léonard, La Tourangelle. Plus tard, il créera les décors d’un théâtre et une fontaine dans la ville d’Amboise.
  • Une exposition, Max Ernst, Le Jardin de la France, est présentée du samedi 17 octobre 2009 au lundi 18 janvier 2010 au Musée des Beaux-Arts de Tours.

    Mai 2008.

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commentaires

Dominique Hasselmann 29/04/2010 17:37


Belle approche ardéchoise de Max Ernst et vos photos lui rendent un hommage tout en finesse, au milieu de la nature qu'il a su aussi transplanter dans sa tête.


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