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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 17:52

Nerval Gravure de Gustave Doré

Gérard de Nerval, rue de La Vieille Lanterne, Gravure de Gustave Doré

 

 

Dans une obscure rue

Aujourd’hui disparue

A la blême croisée

D’un marchand serrurier

Vêtu de désespoir

Et sans son écritoire

Avec un blanc lacet

Tel un collier serré

Le chapeau sur la tête

Comme un homme en goguette

Une aube de janvier

Triste Miserere

Le prince d’Aquitaine

A  la voix magicienne

Poète solitaire

Enlaça ses chimères

 

 

Pour le Jeudi en Poésie des Croqueurs de mots,

Thème proposé par Lénaïg : le manteau de la nuit

 

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Published by Catheau - dans Poèmes
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commentaires

Lenaïg Boudig 28/01/2011 12:00


Un beau poème au ton d'époque qui nous remémore le poète, son génie et ses tourments, et une illustration à l'avenant. Merci beaucoup, Catheau.


Catheau 28/01/2011 23:23



Un humble hommage au "ténébreux", au "veuf", à "l'inconsolé". Merci, Lénaïg, pour le choix du thème.



Nounedeb 28/01/2011 10:49


Je ne connais pratiquement pas Nerval, et découvre ici un très beau texte.


Catheau 28/01/2011 23:20



Une prose aussi belle que sa poésie et une conception d'un temps cyclique et immanent : "La treizième revient, c'est toujours la première..." A lire sur Nerval, le chapitre que Proust lui
consacre dans le Contre Sainte-Beuve. Une belle introduction à l'oeuvre.



Les chemins d'Anne Le Sonneur 28/01/2011 06:32


"Il neigeait cette nuit-là"... il neige au-dedans mais vos mots, même tristes, réchauffent. Anne


Catheau 30/01/2011 14:19



Nerval, un de mes poètes préférés. Je l'ai découvert, adolescente, en écoutant Gérard Philippe, dire "El Desdichado", sur un vieux microsillon 33 Tours. Je ne m'en lassais pas.



Parisianne 27/01/2011 21:48


Sa nuit devait être bien profonde pour en arriver à une telle extrémité, nous sommes bien loin des rires des Filles du feu.
Bonne soirée
Anne


Catheau 27/01/2011 22:33



Adrienne et Sylvie n'ont pu le retenir au Valois rêvé. Merci, Parisianne, de votre compassion pour "le poète à la tour abolie".



Les chemins d'Anne Le Sonneur 27/01/2011 19:28


La lanterne, lueur infime si proche de s'éteindre et qui souligne tant l'invisible. Merci pour ce très beau chant. Il fait bon poser ses pas enneigés chez vous, revenir d'une marche intérieure et
découvrir cette chaleur. Merci Catheau. Anne


Catheau 27/01/2011 22:21



Il neigeait, cette nuit-là, et son froid intérieur submergea le poète.



Jeanne Fadosi 27/01/2011 19:08


C'est beau et triste ...


Catheau 27/01/2011 22:39



Merci, Jeanne. Triste anniversaire pour celui qui mourut  il y a cent cinquante six ans, à quarante-sept ans....



m'annette 27/01/2011 19:05


belle gravure et beau poème!
Bonne soirée!


Catheau 27/01/2011 22:19



Merci, M'annette. C'était un beau diseur d'histoires que Monsieur de Nerval !



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