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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 19:15

  vase-Emile-Galle-dit-a-la-demoiselle-100865

  Vase dit "à la demoiselle", Emile Gallé, 1887,

Musée des Arts décoratifs, Paris,

"Nos racines sont au fond des bois, au bord des sources, sous les mousses",

telle était la profession de foi,

gravée sur la porte de l'un des ateliers du grand maître-verrier

 

 

 

 

Dans un rayon, l’aérienne libellule

S’agite sans bouger sur le ruisseau dormant.

Penche-toi : tu verras que de bleus diamants

Brûlent dans l’éventail de ses ailes de tulle…

 

Eté 1893,  Matin d'automne

 

Né à Fontenay-sous-Bois, pendant la Commune, le 04 mai 1871, Adolphe Boschot  adopta très vite en poésie une facture conçue non pour l’œil mais pour l’oreille. 

Auteur entre autres des Poèmes dialogués (1900) et de La réforme de la prosodie (1901), il se consacra surtout à l’histoire de l’art et à la critique musicale.

Ce léger quatrain témoigne de cette tonalité particulière qu’il affectionnait et qu’il appelait « une facture de musique de chambre ».

 

 

 

 

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commentaires

Catheau 13/11/2010 19:57


Les vases aux libellules de Gallé sont tous plus beaux les uns que les autres. Je n'ai eu que l'embarras du choix !


Nounedeb 13/11/2010 17:42


La délicatesse de la libellule, dans le poème et sur le vase.


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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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