Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:17

 Concert

 Olivier Derbesse (clarinette), Christian Brière (violon), Laurent Boukobza (piano),

Richard Schmoucler (violon), Claude Giron (violoncelle),

Lurie Morar (cymbalum), Marc Desmons (alto), Bernard Cazauran (contrebasse)

(Photo Alix Laveau)

 

Sur la scène en rouge et noir

A dansé l’âme ashkénaze

Et la tristesse yiddish

 

Dans la lenteur nostalgique

La clarinette a pleuré

Le chôfar du bélier

Et le Kadish a prié

Tiré l’aiguille la mariée

Les violons volants et vifs

Ont fait danser les rabbis

Poliouchka soudain

M’a menée vers les lointains

D’un tango petit-russien

J’ai pleuré la diaspora

La nostalgie de là-bas

Et la yiddish mama

Et je me suis retrouvée

A Broadway au cabaret

Bei mir bist du scheyn

Et fumant la cigarette

De Papirosn la pauvrette

 

Aux rythmes vifs du klezmer

Au tempo si légendaire

Ils nous ont fait rêver

Ils nous ont fait danser

Les huit du Sirba Octet

Ceux qui rient et ceux qui pleurent

Piano enchanteur

Deux violons jumelés

Maillets blancs virevoltants

Cymbalum résonnant

Index recroquevillé

Sur les cordes enivrées

Archet frotté tapoté

Clarinette déhanchée

Alto sans fin déchaîné

Brun violoncelle effréné

Et contrebasse en apnée

Sifflets fous bien expirés

Claquement rythmé des mains

Sourires doux des musiciens

La musique au bout des doigts

Et le cœur qui tournoie

 

Quand la musique devient folle

Quand la musique enfin console

 

Samedi 10 mars 2012, salle Beaurepaire à Saumur,

Concert du Sirba Octet, A Yiddish Mame

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Brunô 12/03/2012 19:08

j'aime cette musique qui transporte et vos mots en ont le rytme;

Catheau 13/03/2012 14:32



Qui transporte et fait revivre un peuple. Merci, Brunô.



Jeanmi 12/03/2012 17:01

Sue de perles perdues dans les camps, l'âme Yiddish est montée vers l'éternité muette sans nous laisser de traces...

Catheau 13/03/2012 14:31



Très beau Kadish de Maurice Ravel ici sous les doigts du Sirba Octet. Merci, Jeanmi, de votre passage.



libre necessite 11/03/2012 14:49

une musique exutoire comme le Jazz pour d'autres. Bises dan

Catheau 13/03/2012 14:29



Une musique qui parfois déchire l'âme. Amitiés.



Nounedeb 11/03/2012 14:14

La nostalgie du début est emportée peu à peu par la musique étourdissante jouée par votre plume, et je danse!

Catheau 13/03/2012 14:28



Sous les doigts de ces musiciens, une subtile alchimie entre nostalgie et goût de vivre. Merci, Noune.



Monelle 11/03/2012 11:50

Après avoir lu ce bel hommage à une musique que l'on entend très peu (voir pas du tout) sur les ondes, je suis allée sur Dailymotion et j'a écouté un extrait de Yiddish Rhapsody en pensant à vous
!
Bon dimanche
Monelle

Catheau 13/03/2012 14:25



Merci, Monelle.Une musique porteuse de l'âme de tout un peuple, que Sirba Octet nous transmet avec art et passion.



Présentation

  • : Ex-libris
  • Ex-libris
  • : Un blog pour lire, pour écrire, pour découvrir et s'étonner. "La Vie a plus de talent que nous" disait Nabokov.
  • Contact

ex-libris

 ex-libris

 

Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

Recherche