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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 09:00

Femme à la fenêtre Caspar David Friedrich 1822 Nationalga

            Femme à la fenêtre (1822), Carl Caspar Friedrich,

                               Nationalgalerie, Berlin

 

 

 

La fenêtre est ouverte et le jardin s'endort,

Longuement, avec des bruits d'eau et des murmures

D'invisibles oiseaux blottis dans les ramures

Que le soir a tiédies de sa caresse d'or.

 

La fenêtre est ouverte. Et monte le silence

Du coeur des fleurs, du coeur de l'ombre jusqu'à nous

Qui, pensifs, l'écoutons venir à pas très doux

Du fond de notre obscure et grave conscience.

La fenêtre est ouverte... et le jardin n'est plus

Qu'une chose confuse et doucement lointaine

Où l'on entend parfois, aux rumeurs des fontaines,

Bouger les ailes des oiseaux qui se sont tus.

 

Premiers vers in La Bohème et mon coeur, 1939, Francis Carco

 

 

 

 

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Published by Catheau - dans Dits de poètes
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commentaires

Suzâme 02/08/2011 18:22


Bonjour,
Oh que c'est bon de lire ce texte entre visuel et musique de cette belle poésie! Je découvre ce profil de l'auteur que je connaissais davantage auteur de chansons pour Yves Montant et Juliette
Gréco, si je ne me trompe pas!
Merci de m'interroger sur mon retour en écriture. Je me retiens un peu parce que je m'occupe du copyright de mon blog (textes depuis début janvier) et j'envisage d'autoéditer mon premier recueil de
poèmes, probablement chez Lulu. Merci pour ton voyage inter-textes chez moi. Cordialement. Suzâme


Catheau 03/08/2011 09:01



Un texte que j'aime, dans une vieille édition, venue de ma grand-mère, des premiers poèmes de Carco, ceux du temps de la bohème parisienne. Un beau projet que cette auto-édition. Amitiés.



joelle.colomar.over-blog.com 23/07/2011 09:42


Quelle belle ode fait par un amoureux de son jardin !
Merci aussi pour le tableau de cette femme à la fenêtre qui laisse supposer l'adieu à un époux amoureux de la mer (je vois le mât d'un bateau ). Belle journée à vous. Joëlle


Catheau 23/07/2011 17:15



Je crois que la fenêtre ouvre sur un fleuve allemand dont j'ai oublié le nom. On sent un appel d'air et de liberté. Merci, Joëlle.



Nounedeb 18/07/2011 17:33


Deux belles découvertes si bien associées. Je ne connaissait de Friedrich que Le tableau du romantisme allemand, personnage de dos sur un rocher de montagne.Ici quelque chose d'intime et délicat
émane du tableau, auquel répond la poésie. Grand merci.


Catheau 19/07/2011 08:32



Comme vous j'aime beaucoup Friedrich et Le voyageur au-dessus de la mer de nuages, symbole du romantisme. Et comme vous le dites si bien, cette jeune femme se tient avec une
grâce particulière à la fenêtre. Amicalement.



Monelle 18/07/2011 10:40


Des choses pleines de douceur devant cette fenêtre ouverte !
Monelle


Catheau 19/07/2011 08:19



Une fenêtre ouverte au réel et à l'imaginaire. Merci, Monelle, de me rendre visite.



Martine 18/07/2011 04:12


Bonjour Catheau,

Par cette fenêtre monte des bouffées de plaisir. Comme c'est simple et beau.
Merci

Douce journée Catheau ;)
Martine


Catheau 18/07/2011 23:53



"Le ciel est bleu, la mer est verte,


Laisse un peu la fenêtre ouverte.." Merci, Martine, de cette visite à l'aurore.



Dan 17/07/2011 11:25


Merci d'ouvrir cette fenêtre régulièrement pour nous. Bises Dan


Catheau 18/07/2011 23:48



Ouvrir la fenêtre pour faire entrer les mots des autres. Amicalement.



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