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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 19:34

motherhood paulcesarhelleu 1859-1927

Maternité, Paul César Helleu

 

Qu'y a-t-il de plus tendre qu'y a t-il de plus doux

Que ce tout jeune enfant tout contre votre épaule

Ce corps abandonné au pli de votre cou

Ce souffle murmurant dont le parfum vous frôle

 

L'on voudrait rester là ne plus jamais bouger

La main sur une tête où bat la fontanelle

Fossé fragilisé de l'esprit nouveau-né

Vibrant de la chaleur du ventre maternel

 

Comme l'on aimerait prolonger cet instant

Quand la petite main d'un réflexe enfantin

Tient la vôtre si fort irrésistiblement

Que l'enfance soudain au coeur vous revient

 

Etre ainsi tout entier dans cette sensation

Qu'un petit des vivants dort en son innocence

Au rythme de ses rêves ceux qui n'ont pas de nom

Dans les allées futures de l'infinie patience

 

Se peut-il que ce temps où tout est plénitude

Où l'on hume tremblant cette senteur de lait

Soit lui aussi réduit à toute finitude

Et qu'éphémère et vif il s'en aille à jamais

 

Lundi 25 octobre 2010

Quand je tenais Diane cet été dans mes bras

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Published by Catheau - dans Poèmes
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Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

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