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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:51

feu.JPG

 Tas de bois fumant aux lisières des bois de Rou

(Photo ex-libris.over-blog.com, Jeudi 08 novembre 2012)

 

Devant le rideau vert des arbres épargnés

Le grand feu de l’automne a mangé les racines

Les branchages vieillis et les troncs foudroyés

Pauvres arbres humiliés par les fourches caudines

Du feu dévorateur et purificateur

Qui laissera bientôt dans l’air froid et atone

De ce grand tas de terre monter comme un fantôme

L’asphyxiante senteur de la  fumée qui meurt

 

Pour la communauté de Hauteclaire, Entre Ombre et Lumière,

Thème proposé par Joëlle : le feu

 

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commentaires

Martine 26/11/2012 14:03

Bonjour Catheau,

Lorsque je sens cette fumée de bois, je l'associe à l'automne. C'est systématique. Pourtant, il y en a tout au long de l'année...
Très beau ce poème. Merci Catheau ;)
Martine

Catheau 03/12/2012 21:40



C'est une de mes odeurs préférées qui me ramène au Berry de mes grands-parents. Merci, Martine, de vos visites.



valdy 25/11/2012 10:15

Une poésie sensible et terrienne qui nous fait ressentir la douleur d'une terre saccagée.

Catheau 03/12/2012 21:29



Merci, Valdy : aux quatre coins du monde, en effet, la terre souffre.



Nounedeb 22/11/2012 17:19

Les arbres sont morts. J'aime ce feu qui meurt à son tour, dans le froid atone...

Catheau 03/12/2012 18:10



A la fin d'une balade, ce feu mourant m'a mélancoliquement serré le coeur.



mansfield 21/11/2012 17:07

Un superbe poème, la senteur du feu mourant pénètre les narines rapidement! Merci à vous Catheau

Catheau 03/12/2012 18:05



Je suis en train de relire Le Parfum de Süskind. Il me semble que le narrateur n'y évoque pas cette odeur, une de mes préférées.



Renée 21/11/2012 17:05

très beau poèmes. Amitiés

Catheau 03/12/2012 18:04



Merci, Renée, de votre passage ici. Amitiés.



Suzâme 21/11/2012 05:03

J'entends votre feu crépiter et médite sur le sort des innocentes branches. Qu'est-ce que la vie? Mais il est 5h, la ville dort encore si loin des forêts. Suzâme

Catheau 03/12/2012 17:57



Dans la nuit parisienne, j'aime vous imaginer, Suzâme, rêvant éperdument aux forêts.



Hauteclaire 21/11/2012 02:16

Et de ce feu rejaillira la nature, plus belle et forte.
Un spectacle toujours un peu triste, mais nécessaire.
Merci Catheau, pour photo et poème, réponses au thème de Joelle.
Amitiés à vous

Catheau 03/12/2012 17:56



La nature, comme un phénix, c'est bien de cela qu'il s'agit, Hauteclaire. Merci de votre passage.



flipperine 20/11/2012 22:54

quel dommage de voir brûler des arbres

Catheau 03/12/2012 17:54



En effet : la mort des forêts est un grand danger pour la planète.



Jeanne Fadosi 20/11/2012 19:52

c'est vrai que le poème mérite aussi d'être aux croqueurs de mots. Bien belle illustration du thème de Entre ombre et lumière (petite erreur d'aiguillage de communauté ou choix volontaire ?
j'aurais aimé que OB ne supprime pas les communautés dans sa nouvelle version mais autorise à publier le même texte en même temps dans plusieurs)
belle fin de soirée

Catheau 03/12/2012 17:51



Une erreur d'aiguillage que vous m'avez permis de corriger, Jeanne. Merci de votre visite vespérale. Amitiés.



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