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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 17:49

chaussure-van-gogh.jpg 

 

Vendredi 30 novembre 2012, de passage à Paris, je suis allée voir l’exposition Bohèmes au Grand Palais. Ayant réservé mon billet sur Internet, j’y suis entrée sans faire la queue ; de toute manière, il n’y avait pas grand’monde ! J’y suis restée presque trois heures, tout en y perdant un peu mon latin car le fil conducteur n’en est pas des plus clairs. C’est le scénographe lyrique, Robert Carsen, qui en a réalisé la scénographie, au détriment des toiles elles-mêmes, me semble-t-il. La première partie les présente dans une sorte de long boyau assez sombre et la seconde partie reconstitue ateliers ou cafés : mais était-ce vraiment indispensable ?

Les deux salles du  rez-de-chaussée sont consacrées au bohémianisme, aux Bohémiens, à la façon dont ils ont été dépeints par les artistes à travers les siècles et souvent représentés sous le masque de la diseuse de bonne aventure, du voleur, du vagabond. Après un intermède dans la rotonde où l’on découvre certaines figures féminines emblématiques, Esméralda et Carmen, on monte ensuite au premier étage pour découvrir la bohème artiste au XIX° siècle, quand le mythe est récupéré par tous ceux qui aspirent à la liberté dans l’art. La fin de l’exposition se clôt avec la vision tragique de l’extermination des Tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout au long de la visite, le visiteur est bercé par des chants tziganes, la musique de Satie ou des airs de La Bohème de Puccini. L’ensemble de l’exposition est ponctué par des proverbes roms : « Certains regardent le bout de la route. Certains la route » ou encore « Les montagnes ne bougent pas mais les hommes bougent. »

Théodore von Holst Le souhait 1840

L’exposition  débute par un beau poème de Saban Iliaz, intitulé La Longue Route : :

« Nous avons pris une route dans la nuit

Sans savoir où elle pouvait nous mener… »

On pense que les premiers Tziganes sont venus en France au début du XV° siècle. Ils portent des noms variés : Zingari, Czigany, Zigeuner, Gypsies, Egyptiens, Gitans, Bohèmes, Bohémiens, Roms, Romanichels, Manouches… On sait cependant que leur langue est issue du sanscrit et que leur origine est l’Inde. George Sand le souligne : « Des Indiens pur sang qu’on a baptisés de tous les noms des pays traversés par eux dans leur longue et obscure migration à travers le monde. »

3_lapetite_bohemienne_boccaccinovers-1505.jpg

La première partie est ainsi dévolue à la bonne fortune picturale du personnage du Bohémien, ou plutôt de la Bohémienne. Elle séduit le peintre par son charme étrange comme cette ravissante Petite Bohémienne (vers 1505), saisie dans sa mélancolie par Boccaccio Boccaccino l’Ancien. Avec elle naît en quelque sorte le stéréotype de la Bohémienne : sous un turban oriental bleu noué sous le menton, ses cheveux se répandent en boucles sur ses épaules tandis qu’elle est recouverte d’une sorte de châle rouge. Le collier et la ferronnière, très inhabituelle, lui confèrent une grande noblesse.

The_Flight_into_Egypt_f.jpg

J’ai été très intriguée par le tableau d’Andrea Ansaldo, La fuite en Egypte. Marie y porte la coiffe des Egyptiennes, la bern, sorte de grande auréole, présente sur nombre de tableaux. On la retrouve notamment sur la gravure du recueil de François Deserps, Recueil de la diversité des habits (1562) et qui caractérise L’Egyptienne. Peut-être faut-il voir le rejet des Bohémiens dans le fait que, selon la légende, ils auraient refusé l’hospitalité à la Sainte Famille et auraient peut-être pris part à la Crucifixion. Leurs descendants auraient été ainsi condamnés à l’errance, d’où leur présence dans des tableaux représentant la fuite en Egypte. Gypsie, gitan sont en effet deux termes issus du nom Egypte.

Petit à petit, à travers les thématiques picturales, on sent que l’exclusion se fait plus grande au fil des siècles. Des toiles représentent les campements de bohémiens, mis au ban de la société (J. Van de Venne) ; la bohémienne devient diseuse de bonne aventure et par-là un peu magicienne ; le bohémien, quant à lui, est souvent voleur.

georges-de-la-tour-la-diseuse

Deux toiles traitent superbement cette thématique. La très célèbre Diseuse de bonne aventure de Georges de la Tour (vers 1630), où éclatent les rouges et les roses, montre un jeune benêt en train d’être détroussé par trois femmes : l’une, de profil, lui subtilise sa bourse, l’autre, au visage d’ange, coupe discrètement la chaîne de sa montre, tandis que la vieille diseuse de bonne aventure, au visage ridé de vieille momie, retient son attention. La jeune femme très pâle que l’on voit à l'arrière-plan aurait été inspirée au peintre par Preciosa, une gitane, héroïne de "La Petite Gitane", personnage des Nouvelles exemplaires (1613) de Cervantès.

Nicolas Bollery - Les Acteurs vers 1595-1605

Les Acteurs (vers 1595-1605), une toile attribuée à Nicolas Bollery, présentait déjà ce thème du jeune innocent, dupé par plusieurs femmes et, ici, par un personnage masqué de la Commedia dell’arte. Ce tableau est par ailleurs un témoignage de la présence des bohémiens dans les troupes de danse ou de théâtre.

L’édit de 1682 frappe sévèrement les Bohémiens. Les arts et les sciences du Siècle des Lumières se défient d’eux désormais. Dans L’Encyclopédie, Diderot ne les épargne pas : il les traite de « vagabonds » dont le « talent est de chanter, danser, et voler ». Ils seront désormais de plus en plus marginalisés.

De nombreux artistes ont été sensibles à l’errance de ceux qu’Alexandre Hardy, dans La Belle Egyptienne, décrit ainsi :

« Seigneurs des prés, des monts, des camps, des bois

Qui, nobles n’exerçons l’agriculture vile,

Non captifs pour le gain dans l’enclos d’une ville. »

On a tous en mémoire les fines gravures de Callot représentant ces convois de Bohémiens en marche. Quant à J. C. Nessler, il réalise en ivoire et en argent doré une sculpture remarquable, Bohémien à cheval, incrustée d’agates, de diamants, d’émeraudes, et de rubis.

Au XVIIIème, Filipo Napoletano peint un Campement de bohémiens dans les ruines de la villa Tivoli ; D. Teniers II place un groupe de bohémiens dans un Paysage avec une grotte ; même Gainsborough s’intéresse à eux  avec son Paysage avec bohémiens travellers. Il paraît que le commanditaire du tableau, un gentleman d’Ipswich, mécontent du sujet choisi, aurait lacéré de rage le tableau ! Si c’est une vision plus rousseauiste, elle n’occulte pourtant pas le rejet dont sont l’objet ces nomades, certains tendant à se sédentariser pour échapper à l’ostracisme de la société.

Hals_la_bohemienne-vers-1630.jpg

Au milieu de ces toiles, je n’aurai garde d’oublier La Bohémienne de Frans Hals, un « portrait de caractère ». Plein d’audace et de sensualité, il présente plutôt la diseuse de bonne aventure comme une femme de mœurs légères et détone un peu par sa joie de vivre.

Corot zingara au tambour de basque vers 1865

Parmi les toiles du XIXème  siècle, j’ai été séduite par la Zingara au tambour de basque (accessoire obligé de la Tzigane), de Jean-Baptiste Camille Corot, une vision plus adoucie de la Tzigane. Dans l’intimité de son atelier, il réalisa une centaine de portraits, dont certains recomposent le souvenir de paysannes qu’il avait observées dans la campane romaine. Dans des tonalités adoucies de rose, de beige et de vert, la jeune femme, assise de trois-quart, tourne vers le spectateur un regard pensif et mélancolique.

hdCourbet Bohemienne et ses enfants

Certains peintres, comme Alfred Dehodencq ou Henri Regnault, vont jusqu’à suivre les Bohémiens dans leur errance. En 1869, le premier peint des Bohémiens en marche, au visage tanné par le soleil, dans une toile pleine de couleurs et de pittoresque. Courbet montre sur la route La Bohémienne avec ses enfants, avec un singe (ou un enfant ?) dans sa hotte. On y perçoit la dureté de la marche, le poids du fardeau d’une condition difficile. Dans  La rencontre ou Bonjour, M. Courbet, le peintre, revendiquant la liberté de son art, s’assimile au Juif errant : « … je viens de débuter dans la grande vie vagabonde et indépendante du bohémien » écrit-il. Et si Renoir peint son premier amour, Lise Tréhot, en bohémienne, Manet, quant à lui s’écrie en parlant des Bohémiens : « Quel peuple ! » Avec les Roulottes aux Saintes Maries, Van Gogh médite sur le voyage : « Il me semble toujours être dans un voyage qui va quelque part et à une destination.  Si je me dis que le quelque part, la destination n’existent pas, cela me paraît bien raisonnable et véridique. » Les trois Bohémiens de Bellet du Poisat illustrent le poète romantique autrichien Lenau, qui célèbre le mode de vie libre des Tziganes :

« Par trois fois ils m’ont montré comment

Quand la vie pour nous se fait grise,

On la dissipe en fumée, en rêves, en chansons

Et triplement on la méprise. »

Van gogh les roulottes campement de bohémiens aux environs

De nombreux peintres s’intéressent ainsi au mode de vie des Gitans. Manet peint Le montreur d’ours et La régalade. Van Gogh en fait une description paisible et solaire avec les Roulottes aux Saintes Maries de la Mer. Dans la littérature, Bonnet représente Les Hongrois de Carpentras (1868) et Emile Zola décrit une halte de Hongrois à la porte Saint-Ouen {Nouveaux Contes à Ninon1874) et rêve de fuir avec eux dans ses Souvenirs (IX) : « Et je me souviens qu’un jour, ayant sur le cœur quelque gros chagrin d’écolier, je fis le rêve de monter dans un de ces voitures qui partaient, de m’en aller avec ces grandes belles filles dont les yeux noirs me faisaient peur, de m’en aller bien loin, au bout du monde, roulant à jamais le long des routes. »

Charles landelle portait d'un jeune serbe

A la fin du XIXème siècle, les Tziganes deviennent un sujet prisé dans l’empire austro-hongrois. Le peintre de genre autrichien, Auguste von Pettenkoffen, peint une émouvant toile représentant Deux Enfants tziganes ; Charles Landelle propose un Jeune bohémien serbe à la beauté douce et intemporelle, très orientalisante ; Devant le juge, de Sandor Bihari, met en scène un tzigane qui en appelle à la justice pour le bris de son violon ; Karoly Ferenczy peint la superbe toile de trois Tziganes, où éclate le bleu de la robe d’un personnage féminin, tandis que Deux Tziganes, de face, nous regardent avec intensité dans le tableau du Hongrois Lajos Kunffy.

Tsiganes Karoly Ferenczy

Dans l’espace intermédiaire de l’exposition, règne la figure de la Gitane éternelle, telle que Hugo, Gautier et Mérimée, suivi de Bizet, l’ont immortalisée. Carmen ou Esméralda, ce vrai personnage est en effet devenu un mythe féminin éternel. Outre la « surnaturelle créature » de Victor Hugo, La Esméralda de Charles de Steuben avec sa chèvre, on y découvre un somptueux tableau de Théodore von Holst, Le Souhait. Une belle jeune femme à l’abondante chevelure brune, à l’ovale blanc et romantique, y bat les cartes comme la diseuse de bonne aventure de toujours, exprimant ainsi les pouvoirs magiques dont est dotée la Tzigane.

Charles amable lenoir rêverie 1893

Au second étage, c’est à la suite des Romantiques et de l’artiste « maudit » que le « bohème » va faire florès. D’emblée, le ton est donné avec « Rêverie », un tableau un peu mièvre à mon goût, de Charles Amable Lenoir mais qui illustre ma foi fort bien « Le Grenier », un poème de Pierre-Jean de Béranger :

« Je viens revoir l’asile où ma jeunesse

De la misère a subi les leçons.

J’avais vingt ans, une folle maîtresse,

De francs amis et l’amour des chansons.

Bravant le monde et les sots et les sages,

Sans avenir, riche de mon printemps. »

Du haut de son grenier, surplombant la ville, le personnage, sur qui s’appuie amoureusement une jeune femme, est à l’image de ceux que décrit Balzac dans Un prince de la bohème. : « Tous ces jeunes gens, plus grands que leur malheur, au-dessous de la fortune mais au-dessus du destin. »

-Liszt_-Lehmann_portrait-.jpg

Et quel beau portrait en pied, par Henri Lehmann,  que celui de Frantz Liszt, sanglé dans un élégant costume noir, qu’éclairent ses longs doigts de musicien racé ! Car c’est son influence que souligne Baudelaire dans ces lignes de Mon cœur mis à nu : « Glorifier le vagabondage et ce qu’on peut appeler le bohémianisme, culte de la sensation multipliée, s’exprimant par la musique. S’en référer à Liszt. »

courbet-l-homme-a-la-pipe.jpg

Courbet, pour sa part, dans L’Homme à la pipe, fait son autoportrait, le portrait de la bohème parisienne et romantique. La pipe, la barbe, la blouse, sont bien les accessoires obligées du peintre qui se décrit là dans un temps de « pauvreté profonde ». Toute une salle est ainsi consacrée à cette génération  pour laquelle dandysme, désillusion, désespoir et suicide seront les maîtres mots.

tassaerintérieur d'ateleir

Géricault peint l’Artiste dans son atelier, Delacroix fait son autoportrait, Octave Tassaert montre avec grand réalisme un Intérieur d’atelier. Vêtu du gilet rouge des Romantiques, le peintre assis par terre, dans une attitude de profond abattement, épluche des pommes de terre (ou peut-être dessine), tandis que son fricot mijote dans la cheminée. Sa boîte de peinture est ouverte et vide, son chevalet déserté. « Les bourgeois croient que c’est tout rose, notre vie, et qu’on ne crève pas à ce chien de travail-là. Tu la connais, toi, : l’atelier, depuis le matin six heures jusqu’à midi ; à déjeuner, deux sous de pain et deux sous de pommes de terre frites… », voilà comment les frères Goncourt dénoncent la situation du bohème dans Manette Salomon. Blin, Decamps, Gros-Robert présentent des artistes acculés au suicide. Toute une condition de misère, que Le Poêle dans l’atelier de Paul Cézanne restitue dans sa banalité et sa véracité.

-poele-atelier.jpg

Henri Murger avec ses Scènes de la vie de bohème(1851) racontera la geste de ces artistes maudits et contribuera à l’élaboration du mythe. Mettant en scène le poète Rodolphe, le musicien Schaunard, le peintre Marcel, le sculpteur Jacques le journaliste Carolus Barbemuche et le philosophe Gustave Colline, sans oublier les grisettes Mimi, Musette et Francine, Murger donne la parole à « tout homme qui entre dans les arts sans autre moyen d'existence que l’art lui-même ». On en voit ici de nombreuses illustrations par Gill Daumier. On sait aussi comment Puccini et sa Bohème contribuèrent à populariser le thème.

Une salle est particulièrement émouvante, c’est celle qui présente  les célèbres Chaussures (III) de Vincent Van Gogh. Quand il peint cette toile, véritable manifeste de l’artiste vagabond, il a décidé de mener une vie d’artiste et mourra quatre ans plus tard. Dans l’exposition, la toile cohabite avec des manuscrits de Rimbaud, et notamment le célèbre texte de « Ma bohème », à la jolie petite écriture ronde, avec ses [d] au jambage en arrière, si caractéristiques :

« … Comme des lyres, je tirais les élastiques

De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur. »

Il est ici rappelé que Verlaine lui dédia « Laeti et Errabundi », du temps où les amants étaient « joyeux et vagabonds ».

Cette bohème, qui « n’est possible qu’à Paris », ainsi que le disait Murger, investit ensuite Montmartre. Le Moulin de la Galette (Madeleine ou Au Moulin de la Galette de l’Espagnol Ramón Casas, Le Moulin de la Galette de Paul Signac), Le Chat Noir (une amusante tôle peinte de l’enseigne représente un chat sur un croissant de lune), le Lapin Agile deviennent de hauts lieux, fréquentés par ceux qui seront les grands artistes de la première moitié du XXème siècle.

carmen-bastian.jpg

On y retrouve bien sûr les femmes : La Grosse Maria ou Vénus de Montmartre de Toulouse-Lautrec, Carmen Bastián, de Mariá Fortuny Marsal, dans l’impudeur de ses jupes relevées. Dans un café d’époque reconstitué, tandis que s’égrène la musique liquide d’Erik Satie, le tableau L’absinthe de Degas souligne par son étonnante asymétrie la solitude de la femme pensive devant son verre. Quant à Kees Van Dongen, grand habitué de Montmartre, il fait en Espagne la rencontre des belles Gitanes. J’en ai beaucoup aimé sa Gitane (la curieuse), à demi cachée par une porte d’un bleu délavé et drapée dans un châle noir et bleu, sur une robe d’un jaune éclatant brodée de rouge.

Van Dongen La Gitane la curieuse vers 1911

Picasso signe L’absinthe (Le poète Cornuty), une aquarelle sur toile, représentant ce poète espagnol, exemplaire d’une génération éthéromane et criant famine. C’est une toile qui coïncide avec la mort de son grand ami Carlos Casagemas. Ses croquis (pinceau et encre marron sur papier) des Pauvres génies sont des instantanés saisissants de la condition de l’artiste méconnu. On y voit aussi ses premières toiles dont Au Moulin rouge ou Le Divan japonais.

La fin de l’exposition se signale par une remarquable série de toiles de Otto Mueller. Peintre de toutes les bohèmes, cocréateur du mouvement artistique, die Brücke, Otto Mueller mène d’abord une existence de fête et de liberté en compagnie des expressionnistes allemands de Berlin. Fasciné par les valeurs des Tziganes, il vivra ensuite avec eux en Croatie et en Bosnie, pour en réaliser des portraits à la ligne distordue et à la couleur vive. Il fut exposé par les nazis dans le cadre de L’Entartete Kunst (l’art dégénéré) munichois en 1937. J'en ai aimé sa Madone Tzigane, la pipe au bec...

Otto-Mueller-Madone-Tzigane-.jpg

Cette exposition est d’une grande richesse mais il me semble qu’elle présente un trop grand nombre de toiles et que sa perspective n’en est pas clairement définie. La seconde partie, la bohème artistique, pouvait faire l’objet d’une présentation à elle toute seule. On sort du Grand Palais, un peu abasourdi, avec le désir de mettre au clair tout ce qu’on a vu. Et on a surtout en tête le souvenir des "prunelles ardentes" de l'insaisissable peuple des nomades.

 

Sources :

Mes notes d’après les cartouches de l’exposition.

Télérama Hors-série, Les bohèmes, Quand l’art vagabonde, Exposition au Grand Palais.

Bohèmes, Le roman de la liberté, L’album de l’exposition.

Voir l'article : "Tzigane, la nation invisible"

 link

 

 

 

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Published by Catheau - dans Expositions
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commentaires

domsaum 30/04/2013 14:01

Encore une exposition que j'ai loupée... "trop dommage"!

Catheau 11/05/2013 13:11



Il va falloir que tu habites à Paris !



Nounedeb 30/04/2013 08:58

Quel article bien documenté!.Dommage qu'il y ait eu peu de visiteurs - privilège de pouvoir visiter l'expo en toute quiétude!
Bonne journée, Catheau.

Catheau 11/05/2013 13:05



Grâce à mon petit carnet de notes... En fait, il y avait peu de visiteurs quand je suis arrivée mais ensuite le Grand Palais s'est rempli...



flipperine 30/04/2013 00:00

il y a de beaux tableaux

Catheau 11/05/2013 13:03



Des tableaux célèbres et d'autres qui sont de superbes découvertes. Merci, Flipperine, de vos visites fidèles.



valdy 29/04/2013 22:02

Ah, comme vous me donnez du regret... le regret d'une exposition quasi allégée de visiteurs et le regret de cette exposition qui allie deux thèmes qui me sont chers : le romantisme et la liberté ou
l'art de la bohème ...
Terrible Catheau ;-)

Catheau 11/05/2013 13:02



Toutes les expositions que l'on n'a pas vues, tous les livres que l'on n'a pas lus, tous les êtres que l'on n'a pas rencontrés, c'est peut-être le rêve qui nous y mène.



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