Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 07:00

 

   EDOUAR~1

  Jeune femme cousant à la fenêtre, Edouard Vuillard 

 

Ô  Vous les délaissée, Ô Vous les dédaignées

Celles qu’au grand jamais on n’aura regardées

Silencieuses et douces à la nuque penchée

Qu’aucune main virile n’aura su caresser

 

Qui n’auront pas connu le frisson amoureux

Ni les ardents émois des serments des aveux

Ni l’incendie du cœur quand le corps est en feu

Et que l’on est au bord d’un monde prodigieux

 

Oh Vous à la fenêtre tout au long de vos jours

Dans votre robe grise et vos tristes atours

Piquant et repiquant  un ouvrage au tambour

Attendant sans espoir l’amant le troubadour

 

J’ai souhaité qu’un soir dans le soleil couchant

Quand tout sera fini qu’il ne sera plus temps

Un rayon lumineux illumine un instant

Le dé d’or à vos doigts mélancoliquement

 

 

Pour Les Croqueurs de Mots,

Défi n°53 : les dés sont jetés,

Thème proposé par M’annette

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

MARIE de Cabardouche- 22/04/2011 11:00


Poème très touchant, vraiment...
Merci d'être passée sur notre page. Belle journée!


Catheau 22/04/2011 22:49



Merci de l'avoir lu. A bientôt.



Tricôtine 20/04/2011 21:31


Somptueuse étoffe cousue d'or Catheau ! ces mots là me font mourir de plaisir, pourtant il n'est de bonne couturière sans dé, je ne m'y résous pas :0) Merci pour ta jolie manière d'aborder le défi
côté petites mains !!


Catheau 21/04/2011 22:14



Merci, Tricôtine, de ce commentaire très bellement imagé. Amitiés.



les-voyages-de-gridelle 19/04/2011 16:08


l'image est belle, tes mots aussi... merci


Catheau 19/04/2011 22:57



Merci, Gridelle, de votre venue ici. Amitiés.



askelia 19/04/2011 14:16


magnifique...


Catheau 19/04/2011 22:51



Merci, Askélia, de ce compliment. Amicalement.



Brunô 18/04/2011 22:01


Amour attendu, désiré, rai de lumiére sur un doigt d'or d'une flamme jamais allumée. Délicieux dé à coudre la poésie. merci


Catheau 19/04/2011 08:51



Merci, Brunô, pour ce délicat commentaire. Amicalement.



Monelle 18/04/2011 21:33


Très beau poème Catheau, plein de nostalgie et d'attente !!
Bonne soirée
Monelle


Catheau 19/04/2011 08:49



Merci, Monelle, d'y avoir été sensible.



ABC 18/04/2011 21:28


Or et mélancolie, tristement se marient,
les doigts de fée ne suffisent pas pour trouver un mari !


Catheau 19/04/2011 08:48



Il n'existe point de baguette magique pour se faire aimer. Amicalement.



ADAMANTE 18/04/2011 19:53


Poème d'une grande mélancolie, célébrant ces vies tenant tout entière dans un dés à coudre. Catherinettes assises à la fenêtre diffusant la lumière des rêves inassouvis.


Catheau 18/04/2011 21:32



Merci pour cette jolie formule d'une vie "tenant tout entière dans un dé à coudre". Amicalement.



m'annette 18/04/2011 18:26


c'est un très joli poème à la gloire des couseuses!
merci pour cette participation charmante!
bonne soirée


Catheau 18/04/2011 21:30



A la gloire des couseuses... et des femmes qui ne sont pas aimées. Amicalement, M'annette, et merci pour ce thème.



Gabian 18/04/2011 16:50


Et pourtant, le modèle en est l'attente inconcevable de Pénélope défaisant la nuit ce qu'elle avait oeuvré le jour...Dans l'attente fidèle d'un homme qui s'en était allé...Non, ce ne peut-être le
modèle...Trop de prétendants...! Mais comment imaginer qu'il existe sur terre une femme qu'aucun homme a jamais regardé, à moins qu'elle vive en recluse ou prisonnière...
C'est le privilège du poète de pouvoir l'exprimer et laisser découvrir la détresse et l'improbable mais néanmoins certaine solitude de l'être...


Catheau 18/04/2011 21:29



Elles existent, ces vestales ignorées, qu'on appelait vieilles filles autrefois. Merci, Gabian, de votre long commentaire.



Présentation

  • : Ex-libris
  • Ex-libris
  • : Un blog pour lire, pour écrire, pour découvrir et s'étonner. "La Vie a plus de talent que nous" disait Nabokov.
  • Contact

ex-libris

 ex-libris

 

Voie lactée ô soeur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d'ahan

Ton cours vers d'autres nébuleuses

 

La chanson du Mal-Aimé, Apollinaire

Recherche