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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 08:53

   curiosité protection

La fenêtre au-dessus du porche 

 

Sur le rebord de la fenêtre

A meneaux

 

La mésange charbonnière

Et curieuse

 

Petit cocon de plumes grises

Et bleues

 

Les frêles pattes titubantes

Et transies

 

Regarde de tous ses yeux  ronds

Et noirs

 Comme têtes d’épingle

 

Dans mon intimité

Sans ciel

 

 

 

 

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Published by Catheau - dans Poèmes
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commentaires

Suzâme 28/01/2011 20:17


J'aime votre regard pétillant que révèle votre poésie et suis la mesange qui me fait un instant rêver de ma fenêtre. Pourtant je m'arrête à son envol en relisant plusieurs fois vos derniers vers
"dans mon intimité/sans ciel"...A bientôt de vous lire. Suzâme


Catheau 28/01/2011 23:25



Bienvenue à vous, ici, Suzâme. Ayons toujours les yeux fixés sur l'envol des oiseaux.



christiane myatt 25/01/2011 11:13


Merçi Catherine pour ton beau poéme et surtout ta fenêtre :"superbe" cliché..


Catheau 26/01/2011 11:13



Ma fenêtre sur cour : du noir dans du blanc !



Les chemins d'Anne Le Sonneur 24/01/2011 22:45


Je m'excuse mais au fil de vos écrits je ressens...
Je vous offre ces oiseaux accueillis au creux de ma paume
je vous offre ces regards d'enfants heureux d'être là
je vous tends cette douceur d'une marche silencieuse
ces quelques pas tracés dans la neige qui ne cherchent aucun écho sinon l'homme
Si je le pouvais, au creux de mes mains réunies, j'aimerais accueillir et offrir le souffle de l'homme.


Catheau 25/01/2011 10:20



Merci, Anne, pour vos paroles et vos gestes d'orante.



Anne Le Sonneur 24/01/2011 20:04


Permettez-moi d'ajouter : "l'essentiel est inivisible pour les yeux". L'intimité a son ciel, fût-il couvert de nuages.


Catheau 25/01/2011 10:16



En écrivant la fin, je l'ai aussi pensé. Mais, parfois, "le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle".



Anne Le Sonneur 24/01/2011 20:01


La cravate de la charbonnière, la calotte de la petite bleue, la queue de pie de la longue queue. Petits êtres fragiles qui éclairent nos vies. Anne
PS. J'ai écouté la voix de votre ami, cet homme ordinaire, intimidé et lumineux. Je contemple avec lui la montagne. Ses mots résonnent à travers les monts, au creux de mon chemin.


Catheau 25/01/2011 10:12



C'est bien de cheminer avec celui qui sait être attentif à la calligraphie de la pie noire dans la neige blanche.



Nounedeb 24/01/2011 16:56


Je le reconnais, cet oiseau, qui penche la tête alternativement pour regarder de tous ses yeux.


Catheau 25/01/2011 10:08



Qui n' a pas, en effet, la visite de ce petit compagnon quotidien, hardi et indiscret ?



Brunô 24/01/2011 15:39


l'essentiel en peu de mots, fragilité et légéreté du souffle de la vie.
Merci de m'avoir encouragé à franchir une marche supplémentaire vers le futur en ce jour de renaissance.
Amicalement


Catheau 25/01/2011 10:01



Nous rêvons de voler. A quoi rêvent les oiseaux quand ils nous regardent ? Oserais-je dire, Brunô, que, sur l'escalier de la vie, écriture et peinture sont vos meilleurs "bâtons de
vieillesse" ?



Jean-Pierre 24/01/2011 14:35


J'aime ce que tu écris(décris) avec des mots simples ...tout simplement ...


Catheau 24/01/2011 14:48



Merci, Jean-Pierre, de la simplicité sans fard de votre commentaire.



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