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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 16:15
Journées Nationales du Livre et du Vin 2016

Journées Nationales du Livre et du Vin 2016

 

Les Journées Nationales du Livre et du Vin donnent aux  lecteurs l’occasion de rencontrer  auteurs, comédiens, journalistes et autres « people ». En ce dimanche 10 avril 2016, le choix était difficile parmi les 130 qui avaient répondu présents. Pour ma part, j’avais envie de faire dédicacer des livres déjà en ma possession : L’homme de ma vie par Yann Queffélec, et La Mauvaise rencontre de Philippe Grimbert.

Après la table ronde, L’Histoire dans le cinéma (voir mon article précédent), je me suis rendue dans la galerie nord du théâtre au stand du fils d’Henri Queffélec. Nous y avons parlé des maisons de nos grands-parents démolies lors de la guerre 40, lui à Brest, moi à Dunkerque, et des jolies filles d’Erdeven, dont il se souvient...

Ensuite, me frayant un passage dans la foule nombreuse qui se pressait devant les tables, je suis allée faire dédicacer le roman de Grimbert que j’avais emporté. Ses livres, de La petite robe de Paul à Un secret, s’ils sont inspirés et irrigués par son métier de psychanalyste, sont toujours empreints d’une grande émotion. Je lui ai dit qu’à l’occasion des récentes histoires de pédophilie, j’avais récemment entendu une relecture du mythe d’Œdipe, cher à Freud. Celle-ci soulignait le fait qu’à son propos, il est trop rarement fait mention de l’origine de la malédiction qui frappe le héros antique, ce qui en travestit le sens. La malédiction est due à l’enlèvement de Chrysippe par Laïos, père d’Œdipe, pour en faire son amant. Pélops, le père du jeune homme, appela sur Laïos la malédiction d’Apollon. A quoi, Philippe Grimbert m’a rétorqué en souriant : « Encore un ennemi de Freud ! » Il m’a dédicacé La Mauvaise rencontre, histoire d’une amitié passionnelle qui bascule dans le deuil et la culpabilité. Par ailleurs, je lui ai acheté Rudik, l’autre Noureev, roman dans lequel il imagine la relation complexe entre le célèbre danseur et un psychanalyste. J’ai bien aimé la dédicace qu’il m’a écrite : « Pour Catherine, de la part d’un auteur, psy et fou… de danse ! »

Sortant du théâtre, je me suis rendue place de la République pour saluer mon amie Joëlle Ernoul qui vient d’écrire un ouvrage intitulé Fontevraud insolite. Elle nous conduit dans ce village où l’Histoire est partout et nous en fait découvrir les aspects les plus ignorés. Elle nous parle des fuyes, des orchidées sauvages, de la nacre que découpaient les prisonniers quand l’abbaye était une prison, de la superbe piétà de la chapelle Notre-Dame de Pitié… L’ensemble est agrémenté de très belles photos et de nombreux documents d’archives.

J’aurais voulu voir le poète Zéno Bianu, « spécialiste de l’infinité mentale » selon Alain Jouffroy, mais il n’y avait personne à sa table. Heureusement, le poète Guy Goffette, que j’avais déjà rencontré aux Poétiques de Saumur, était présent. Je lui ai dit que j’avais aimé lire un de ses poèmes « Le pêcheur d’eau », lors d’une lecture pour le Printemps des Poètes 2016 à la MJC. Il n’y avait plus beaucoup de livres à vendre sur la table du poète. J’ai hésité entre Mariana, Portugaise, un commentaire poétique des Lettres portugaises (2014), et Un manteau de fortune (2011), que j’ai finalement choisi. Débutant avec un poème dédicacé à Paul de Roux, le recueil est composé de deux parties, l’ombre de Rimbaud planant sur la première. On y découvrira ses « Dilectures » ou poètes préférés, son admiration pour le peintre belge Félicien Rops, on l’accompagnera dans son « Labyrinthe » intime.

Après cette rencontre, il était presque 17 heures ; le temps de traverser la route et d’embarquer avec mon amie Alice sur le bateau Saumur-Loire. Une lecture par Mireille Calmel, « Aliénor, un dernier baiser avant le silence », y était prévue. Mais l’auteur du Lit d’Aliénor n’est jamais venue. Cela ne nous a pas empêchées de faire notre balade sur cette Loire que la reine de France et d’Angleterre emprunta si souvent. Une occasion de redécouvrir la beauté des monuments de Saumur vus du fleuve royal.

De retour à quai vers 18 heures, nous avons assisté à la remise des prix littéraires dans la cour de la Mairie, juste avant que l’orage n’éclate. En présence du fils et de la fille du cinéaste et de Dominique Besnehard, le prix Claude Chabrol a été décerné à Pascale Robert Diard pour La déposition. Il récompense « un roman noir adaptable au cinéma ». L’auteur y revisite la célèbre affaire criminelle Maurice Agnelet. Gonzague Saint-Bris a reçu un prix récompensant une œuvre courte. Accompagné de Valérie Fignon et de Patrice Martin, Nelson Monfort a remis à Vincent Duluc le prix Antoine Blondin pour Un printemps 76, « un écrit ou ouvrage original sur le sport ». En présence de Guy Goffette, de Daniel Leuwers et de Dominique Sampiero, Patrick Laupin a été le bénéficiaire du prix Omar Khayyam pour son recueil Le dernier avenir, « une œuvre exaltant l’ivresse poétique sous toutes ses formes ». Le prix François Morellet (du nom d'un artiste de l'abstraction géométrique) était destiné cette année à Catherine Millet, récompensée pour l’ensemble de ses travaux de critique d’art. A ses côtés se tenait Philippe Méaille, qui fera désormais du château de Montsoreau un centre d'art moderne. En présence de Jean-Pierre Marielle et de Gonzague Saint-Bris, Irène Frain, qui se passionne pour le combat des femmes, s’est vu remettre le premier prix de la Femme des Journées du Livre et du Vin. Elle a dit avec amusement qu'avec un tel prix, son mari ne pourrait plus désormais lui chercher de noises ! Pour Le Vin et le Sacré, Evelyne Malnic a reçu le prix Jean Carmet des Vignerons de Bourgueil des mains du fils de l'acteur. Le prix Patrick Poivre d’Arvor, pour le meilleur écrivain-journaliste de l’année, a été remis par l'ancien présentateur de TF1, à Bernard Morlino, chroniqueur littéraire et biographe de Philippe Soupault et d’Emmanuel Berl. Décerné à un premier roman, le prix Jean-Claude Brialy de la Ville de Saumur a été donné au dramaturge, scénariste et réalisateur Xavier Durringer, pour Sfumato. Enfin, le prix Hervé Bazin du Département de Maine-et-Loire a récompensé Cette année, les pommes sont rouges, de Laurent Gerra.

Avant que la pluie ne se déchaîne, cet après-midi s’est achevé sur les remerciements de l’humoriste à Jean-Maurice Belayche, l’homme-orchestre des Journées du Livre et du Vin, et à la Ville de Saumur pour son accueil convivial et ses nourritures terrestres.

 

Photos ex-libris.over-blog.com, dimanche 10 avril 2016

Yann Queffélec

Yann Queffélec

Philippe Grimbert

Philippe Grimbert

Guy Goffette

Guy Goffette

Notre-Dame de Ardilliers vue du Bateau Loire

Notre-Dame de Ardilliers vue du Bateau Loire

Le château de Saumur vu du Bateau Loire

Le château de Saumur vu du Bateau Loire

Le théâtre Le Dôme vu du Bateau Loire

Le théâtre Le Dôme vu du Bateau Loire

Jean-Maurice Belayche

Jean-Maurice Belayche

Jean-Maurice Belayche, Dominique Besnehard, Thomas Chabrol

Jean-Maurice Belayche, Dominique Besnehard, Thomas Chabrol

Gonzague Saint-Bris.

Gonzague Saint-Bris.

Nelson Monfort et Patrice Martin

Nelson Monfort et Patrice Martin

Nelson Monfort et Xavier Duluc

Nelson Monfort et Xavier Duluc

Guy Goffette et Daniel Leuwers

Guy Goffette et Daniel Leuwers

Daniel Leuwers et Patrick Laupin

Daniel Leuwers et Patrick Laupin

Catherine Millet et Philippe Méaille

Catherine Millet et Philippe Méaille

Jean-Pierre Marielle

Jean-Pierre Marielle

Gonzague Saint-Bris et Irène Frain

Gonzague Saint-Bris et Irène Frain

Evelyne Malnic

Evelyne Malnic

Patrick Poivre d'Arvor

Patrick Poivre d'Arvor

Xavier Durringer

Xavier Durringer

Laurent Gerra et Jean-Maurice Belayche

Laurent Gerra et Jean-Maurice Belayche

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commentaires

Alice 18/04/2016 17:29

De belles rencontres malgré le public très nombreux , les écrivains ont répondu à l'enthousiasme des lecteurs. On aimerait que cela dure plus longtemps !

Catheau 18/04/2016 18:09

On circulait Mieux !

Catheau 18/04/2016 18:06

Difficile, en effet, de voir tous les écrivains qu'on aime. On circulait lieux sous les chapiteaux.

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